Jour 504

spaghetticanard

Canard sans pattes. Ou Canard cent pattes, en exagérant un peu…

C’est à cause d’elle, ma toile ci-contre, que je n’ai pas écrit ces derniers jours. Je voulais la terminer avant de la mettre en ligne, et je voulais la mettre en ligne dans le prochain texte que j’allais écrire. Mais c’est trop long et je ne dois quand même pas m’arranger pour n’écrire qu’en février, et pour peindre –au pinceau mince à poils courts– dans un sentiment d’urgence. Donc, j’en publie la photo aujourd’hui le 9 janvier 2019, bien que ne l’ayant pas encore finie. Il me reste des masses à couvrir de jaune dans la partie du haut. Ça ne paraît pas sur la photo, mais ça paraît sur la toile en tant que telle. Il me reste aussi à couvrir toutes les lignes d’une dernière couche de leur couleur noire, marron, bleue.
Il n’y a pas de mots pour exprimer à quel point cette transformation –car il s’agit de ma feue toile Spaghettis— m’a exposée à de multiples difficultés. Pour résumer en quelques mots, même si je viens d’affirmer qu’aucun ne saurait être à la hauteur, je dirai simplement que dans un geste de sabotage inconscient, j’ai couvert de jaune toute la partie supérieure de la toile, faisant ainsi disparaître mes spaghettis ! Il a fallu que je retrace patiemment chacun d’eux. Retraçant ceux qui étaient noirs, j’ai dû essuyer en vitesse la couleur noire qui se répandait sous l’effet de l’humidité du pinceau, car j’ai eu la brillante idée d’ajouter de la gouache à l’acrylique. Je ne me doutais pas que la gouache allait s’étendre, d’autant que le problème ne s’est pas posé lors de l’application des premières couches. Je me doutais encore moins que j’allais échapper la toile dans la neige –car je l’ai apportée au chalet. À ce stade des dégâts, j’ai failli abandonner la toile au complet. Pour finir, j’ai aussi manqué de bleu, un bleu que j’avais obtenu en mélangeant probablement des restants de tubes. J’ai essayé de reproduire une couleur semblable, qui n’est pas si semblable au final, mais au moins je dirai que la nouvelle couleur bleue des spaghettis me plaît davantage que la première.
C’est plus intéressant de déceler un canard de couleur sarcelle derrière les lignes, que de n’être en face que de lignes qui se rencontrent sans rien révéler d’autre.
– On dirait, m’a dit mon mari lorsque je lui ai montré ma toile transformée, un canard derrière un grillage.
– C’est en plein ça !, me suis-je exclamée, enchantée qu’il soit possible de discerner la forme du volatile au premier regard.
– Devrais-je lui faire des pattes ?, ai-je voulu vérifier. Cela m’oblige à couvrir une partie des lignes du grillage.
– À ta place, je n’en ferais pas. C’est déjà bien assez chargé.
– Mais si j’en fais, ça couvre les lignes du grillage et ça devient moins chargé ?, ai-je répliqué.
Toujours est-il que je n’en ai pas fait.

macaroniBonbon

Mes macaronis vont rester tels quels.

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Grille d’égout et pavés.

Mes lecteurs se rappellent peut-être que j’ai aussi peint des macaronis. Ils vont rester tels quels, je les aime comme ils sont. J’ai pensé les retravailler pour représenter la forme de l’Hexagone, par solidarité pour les gilets jaunes, pour Emmanuel –qui porte le même prénom que ma fille– et pour les maintenant foulards rouges. Mon idée n’a pas tenu la route au-delà d’une journée. Si je devais faire une autre toile cependant en lien avec mes macaronis, dans l’esprit d’un diptyque, je pourrais me laisser tenter par une grille pour les égouts. L’idée, je le sais, peut sembler saugrenue, mais il n’empêche que lorsque je regarde mes macaronis, je pense à une telle sorte de grille. À suivre.
Plusieurs autres activités, bien entendu, m’ont éloignée de mon blogue, en ce début d’année.

 

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Jour 505

bélier

Je ne sais pas trop ce que réserve 2019 aux natifs du signe bélier. Je souhaite personnellement que la terre continue de tourner à peu près normalement…

J’entame l’année 2019 les mains dans la pâte : nous avons tellement de restes de dinde que j’essaie de l’écouler sous forme de pâtés. La pâte est au frigo en ce moment et doit y refroidir une petite heure avant d’être roulée.
Papa était friand des pâtés au poulet, à la viande, au saumon, des tartes au sucre, aux raisins, aux pommes. Il en achetait régulièrement à la boulangerie de Sainte-Marcelline.
– C’est la première fois de ma vie, ai-je dit tout à l’heure à ma belle-fille, que je fais de la pâte à tarte. Je pourrai dire que j’en aurai fait avant mes soixante ans, dans trois mois !
Pour être plus précise, c’est la première fois, il me semble, que je fais de la pâte à tarte de manière traditionnelle, avec de la farine blanche et du beurre froid, de l’eau glacée et du vinaigre. J’ai souvenir d’avoir travaillé des pâtes disons alternatives faites à base de farine de blé, ou d’amande, mélangée à de l’huile d’olive, pour obtenir des résultats pas tellement convaincants.
J’ai aussi entamé l’année en dormant comme un loir jusqu’à onze heures ce matin pour me remettre des excès des fêtes.
J’ai terminé l’année, donc hier, en patinant en après-midi sur le lac Pierre avec des membres de la famille de Denauzier. Nous avons tellement aimé l’expérience que nous voulons en faire une tradition annuelle, avant la réunion familiale à laquelle tout le monde participe, chez nous, aux alentours de 17 heures.
J’ai entamé l’année, en début d’après-midi, en allant marcher sur les pistes que trace Denauzier avec sa motoneige, dans la forêt derrière la maison. C’est exigeant pour le cœur car dès qu’on sort de la maison on s’attaque à une montée assez longue. J’adore me soumettre à cet exercice, et bien entendu je trouve que je ne m’y prête pas assez souvent, mais je ne désire pas commencer l’année en mentionnant ces choses qu’il me faudrait pratiquer davantage pour être plus en forme, etc.
Demain matin nous partirons au chalet à la Manawan. Autre manière de profiter de l’hiver et de l’air pur.
Dernière heure : j’ai obtenu de la pâte pour trois moules. J’ai déposé de la dinde en béchamel, des carottes cuites, des petits pois et du fromage entre les deux croûtes. J’ai fait cuire au four assez longuement car je n’ai pas réussi à amincir la pâte autant que je l’aurais voulu. Nous avons mangé une petite pointe chacun, ma belle-fille, Denauzier et moi.  C’était correct, sans plus. La pâte n’étant pas tout à fait assez cuite, j’ai remis les pâtés au four. Quand est venu le moment de ressortir les pâtés, il y en a un qui m’a glissé des mains et qui s’est écrasé sur le plancher en éclaboussant en masse les armoires et les tiroirs. Donc, j’ai aussi commencé l’année en échappant un pâté, mais ce n’est rien comparé à toutes ces autres choses qui m’échappent dans la vie sur une base quotidienne.

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Jour 506

liveSimplyJe suis allée magasiner avec Emmanuelle. Je me suis acheté un chandail à manches trois-quarts en tissu synthétique léger de couleur orange brûlé. À l’Aubainerie.
– Tu achètes ça maman ?, s’est étonnée Emmanuelle en me voyant tenir le vêtement à la main.
– Je l’adore ! Regarde, c’est écrit Live Simply, Be Grateful. C’est en plein moi ! En plus il est en solde. En plus il me change de mon style trop sérieux.
– C’est quétaine, acheter des vêtements sur lesquels sont imprimés des messages.
– Bof, quétaine, je ne peux pas dire que ça me dérange tellement.
Je porte ce chandail en ce moment. Ce n’est pas pratique les manches trois-quarts en hiver, quand on enfile une veste ou un veston sous le manteau pour avoir plus chaud : les manches trois-quarts plissent au-dessus du coude et restent bloquées là. J’arrive tout juste à les atteindre du bout des doigts pour les faire descendre, en passant difficilement la main dans les manches de mon veston.
Cela me fait penser à un de mes premiers dessins faits au fusain. Il représentait une nature morte, c’était un fanal déposé sur une table et une plante à côté. Trouvant que la plante ressemblait davantage à un chapeau de paille qu’à une plante, j’avais écrit sur le dessin, en belles lettres attachées : Comme un joli chapeau.
La prof avait eu de la difficulté à réprimer une moue.
– On n’écrit rien sur une toile ou un dessin, à moins d’avoir atteint un certain niveau de reconnaissance qui permet d’enfreindre les règles, avait-elle commenté.
Tant que je dessinais ma plante, le nez penché sur le papier, je ne me rendais pas compte qu’elle ressemblait à un chapeau. Je m’en étais rendu compte en m’en éloignant. J’avais voulu partager ma découverte en écrivant ces quelques mots, mais faisant cela, je soulignais une interprétation possible au détriment des autres.
C’est probablement quétaine, en fait, d’écrire des interprétations possibles sur les toiles. C’est ce que je trouve de plus mystérieux dans la vie, les règles qui régissent les œuvres picturales, parce que je n’en saisis pas la nécessité. Je respecte les règles du code de la route pour ne pas me blesser, ou blesser quelqu’un d’autre, ou devoir faire réparer ma voiture –et me battre avec la compagnie d’assurances. Mais le respect des règles quand on peint une toile, c’est une autre paire de manches (trois-quarts).

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Jour 507

demiVase

Vase sur guéridon.

Je suis seule aujourd’hui et le serai demain. Denauzier, son frère et son beau-frère sont partis en mini périple de motoneige. J’en profite pour travailler sur mon long vase. J’irai aussi nourrir papa tout à l’heure.
Ce matin, mon mari à peine parti, j’ai ajouté un cadre à gauche, et une table ronde sous le vase, couverte d’une nappe un peu transparente. Je voudrais maintenant dessiner un pied sous la table guéridon, que l’on verrait partiellement compte tenu du point de vue. Je pense aussi ajouter une chaîne de suspension au cadre, retenue par un clou qui serait à quatre ou cinq pouces de la bordure supérieure du cadre. Pour la chaîne, il ne devrait pas y avoir de problème. C’est facile. Pour le pied sous le guéridon, ça devrait ne pas trop m’embêter non plus car je n’ai pas à le déposer sur un plancher, je n’en trace que la partie du haut.
Le bouchon que j’ai ajouté aujourd’hui de forme demi-ampoule, tout en haut à droite, est peut-être un peu maigre.
En être capable, je placerais un fauteuil à côté du guéridon, un fauteuil rouge, dont on ne verrait qu’une partie du dossier et de l’accoudoir. Il serait introduit dans la composition en diagonale. C’est bien au-delà de mes capacités, alors je ne me lance pas là-dedans.
Hier soir nous étions invités à souper chez des amis. Ils ont dit de moi au cours du repas que j’étais une artiste. J’ai tenté de tempérer leurs propos :
– Si j’étais une artiste, ai-je rétorqué, si je possédais le minimum requis sur le plan de la technique pour être qualifiée d’artiste peintre, je saurais tracer un guéridon sous un vase sans avoir à y penser de midi à quatorze heures.
– Je saurais donner à la surface du guéridon la forme elliptique requise, en fonction de la taille du pied du vase. Or, je trace et retrace au crayon de plomb, à grand renfort de gomme à effacer, le contour de la surface elliptique sans jamais m’approcher d’un pseudo résultat réaliste. J’aboutis à un guéridon dont la surface inclinée est tout indiquée pour faire glisser le vase qui éclate en mille morceaux !

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Jour 508

Maximum 16

Maximum 16.

Nous ne pouvons pas être plus prêts à recevoir pour Noël. J’ai appliqué hier le vernis à ongles avec effet de scintillants, c’est très moyen comme résultat. J’ai frisé mes cheveux avec le fer plat, c’est aussi moyen comme résultat. Je porte du rouge à lèvres et cela fait en sorte que je tache de rouge la bordure de ma tasse en buvant mon café. J’ai horreur de ça. Mais cela n’arrive qu’une fois par année. Toutes mes plantes sont dans mon bureau, comme si nous allions recevoir un régiment d’enfants d’un an qui pourraient s’y blesser, s’y piquer, les faire tomber. Mon mari est sous la douche en ce moment, il va s’habiller tout en noir, comme moi. C’est une fantaisie. J’ai demandé à Emmanuelle si elle voulait se joindre à notre club, elle a décliné, ayant prévu porter du marine. J’ai demandé aux pattes et il est en mesure de se joindre au club pour une moitié seulement, celle des pantalons. Le haut sera blanc.
C’est souvent quand on est le plus à l’ordre, le mieux préparé, que les imprévus se mettent de la partie pour désorganiser ce que l’on a sur-organisé. Les imprévus ici sont la gastro et la grippe qui font passer notre clientèle de 19 à 12. Quand j’ai appris que trois joueurs allaient manquer à l’appel, j’ai ressenti un mini soulagement, en ce sens que notre table est conçue pour recevoir un maximum de 16 convives. Passer de 16 à 12 c’est moins l’fun, mais c’est la vie. Nous avons bien entendu de la nourriture pour 40.
Hier soir après la messe de minuit nous avons réveillonné chez ma belle-maman. Mini réveillonné, en fait, personne n’avait faim, sauf moi, d’autant que ma belle-maman est au nombre des victimes de la grippe. J’avais apporté le pâté de foie que j’ai confectionné il y a quelques semaines. J’ai pu constater qu’il est trop alcoolisé et que les saveurs ne se sont pas amalgamées. On reçoit en bouche le goût de l’alcool, puis celui du foie, puis c’est fini. Alors j’ai eu l’idée de servir ce soir les craquelins salés couverts et de pâté de foie, et de confiture aux petites baies. Je verrai ce soir la réaction du public !
C’est difficile à voir sur la photo ci-dessus, mais mon petit tableau de macaronis apparaît à l’arrière-plan. J’ai installé dans le corridor qui mène à la salle de bains celui sur lequel j’ai travaillé encore hier, le grand format rectangulaire aux serviettes de table et à la moitié d’amphore jaune. Il n’est pas fini.
Apparaît aussi au plein centre de la photo une jarre pleine de mes biscuits aux quatre épices. Ils sont délicieux, je trouve, secs, piquants et croustillants malgré leur ressemblance avec des galettes molles à la mélasse. Nos beignes reposent au frais, mais nous avons aussi sorti du congélateur un contenant bien plein, pour ceux qui les préfèrent à la température de la pièce. Ils sont très cuits, secs et foncés, je ne sais pas si on peut penser qu’ils auront du succès.
C’est un luxe que je puisse m’attarder à ces détails d’une futilité infinie quand on sait que des gens meurent de faim, particulièrement ceux victimes du tsunami en Indonésie. Nous en parlions récemment mon mari et moi. Nous nous demandions pendant encore combien d’années nous allons pouvoir payer nos renouvellements d’assurances qui n’arrêtent pas d’augmenter à cause, semble-t-il, des catastrophes naturelles.
À cet égard, et dans une perspective plus large que les seuls changements climatiques,  j’ai retenu hier après la messe ces paroles d’une dame avec laquelle j’ai échangé quelques mots :
– En ces temps incertains, disait-elle, un peu de spiritualité, ça ne peut que nous faire du bien.

 

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Jour 509

dernièreDeL'année

On a une meilleure idée du format du panneau de bois sur lequel j’ai peint avec cette photo d’ensemble.

Quand Denauzier n’y est pas c’est vrai que j’en profite pour abattre plein de travail, pour concrétiser des projets auxquels je pense depuis longtemps et auxquels je suis bien tannée de penser. Ainsi, j’ai encadré plusieurs photos ces deux derniers jours et j’ai installé les cadres sur les murs de l’escalier qui mène au sous-sol. Je suis tombée sur une photo où on voit papa souriant, c’est rarissime –sur les photos, je veux dire, pas dans la vie. C’était il y a trente ans. Bibi est toute jeune et semble n’avoir encore aucun cheveu gris. Ils sont tous les deux plantés droit, la photo est mal cadrée, mais heureusement elle n’est pas floue. Papa souriant porte un t-shirt sur lequel il est écrit « J’file sportif ». Ça m’a fait sourire, lui qui n’a jamais pratiqué de sport sauf le ski alpin quelques fois par saison. Mais il a toujours travaillé dehors, été comme hiver. J’ai demandé à mon mari à son retour de Sept-Îles s’il pouvait me dire quels cadres étaient nouveaux. Il m’a pointé deux ou trois cadres qui sont là depuis plus de deux ans ! Je l’adore ! Mais il a quand même su me montrer les nouveautés.
Mon mari est d’une efficacité redoutable. Au moment où j’écris ces lignes, la première dinde est en train de cuire. Il y en a deux de prévues, mais deux rôtissoires n’entrent pas dans le four en même temps. Il va donc falloir les cuire « back à back » comme dirait Denauzier. Nous en avons pour douze heures d’utilisation du four. La farce est préparée et tiédit tranquillement dans la grosse casserole. C’est moi qui me suis occupée de la farce. Je vais servir séparément dinde et farce cette année, et je ne me ferai pas avoir : la dinde sera déjà tranchée et désossée.
J’ai donc du temps pour me consacrer à mon dernier projet pictural de l’année 2018. Je dirais qu’avec ce projet je me suis effectivement trouvé un style et je vais essayer de l’exploiter le plus possible en 2019. C’est le style, je ne reviendrai que brièvement là-dessus : serviettes de table imprimées – séries – mosaïque – et j’ajoute effet non fini. Effet non fini, c’est lorsque je commence un carré dans la mosaïque jaune qui apparaît ci-dessus et qui représente une amphore mince et haute, et que je ne me donne pas la peine de bien couvrir ce carré.
– Je voudrais l’installer au mur avant le 25, ai-je dit à Denauzier, en voulant sous-entendre que je désire la terminer aujourd’hui ou demain.
– C’est parfait, comme ça on va cacher les trous dans le mur, a-t-il répondu en montrant une longue balafre qui marque le mur à l’horizontale.
– C’est que… à cause du pied de l’amphore, le panneau doit être installé à la verticale mon chéri !
Il me reste beaucoup de détails à couvrir de couleur avec mes crayons gel, alors j’y retourne.

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Jour 510

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Je ne me suis pas fait offrir un tel produit Lancôme, j’utilise cette photo pour faire plus glamour ! Mon vernis est dans les teintes de rose et son nom de couleur est Artique et sa fiole est beaucoup moins élégante.

Je ne suis pas rendue qu’à l’étape des petits détails qui m’énervent. Il y a la dinde, et la farce et la purée et les carottes qui viennent avec qui ne sont pas encore préparées. Je vais faire cela demain le 23. Ce matin je suis allée acheter les derniers ingrédients manquants, de même que je suis passée à la boucherie. Les dindes ont été achetées en début de semaine chez le producteur. En ce moment, les canneberges sont en train de cuire, et j’ai aussi fait mariner un peu de viande pour ce soir. Mon mari sera de retour de son périple et je retomberai pour ma part dans un horaire normal. Lorsque je suis seule, je me couche à des heures impossibles.
Il y a d’autres préparatifs encore dont j’aimerais m’occuper, qui sont en lien avec ma personne. Je voudrais me friser les cheveux et me mettre du vernis à ongles. Je m’en suis fait offrir en cadeau à la pharmacie qui contient des lamelles minuscules à effet de poussières scintillantes.
À propos des deux dindes que je vais faire cuire demain. Je suis allée les chercher la journée que Bibi était en ma compagnie, à la maison, pour m’aider à tout nettoyer.
– Est-ce que tu viens avec moi ?, lui ai-je demandé lorsque la dame m’a téléphoné pour me dire que je pouvais aller les chercher.
J’étais certaine qu’elle dirait non pour profiter d’un petit vingt minutes de repos. Mais non ! Elle a dit oui ! Alors nous y sommes allées ensemble. Mon mari m’avait expliqué à sa manière comment m’y rendre car je n’y étais jamais allée. Autrement dit, habituellement, c’est lui qui s’occupe des dindes ! La manière de mon mari a été la suivante : tu tournes au cimetière, tu vas prendre le premier croche, puis l’autre tout de suite après, tu roules un bout de temps et tu vas arriver à un long droit qui monte, tu montes jusqu’en haut de la côte, tu es rendue.
– À gauche ou à droite ?, ai-je demandé.
– À droite, à gauche il n’y a rien.
Donc je suis dans la voiture avec Bibi et je lui dis que je ne sais pas vraiment où nous devons aller. Mais finalement j’aboutis à la grosse côte et je vois qu’en haut se trouvent deux grands poulaillers.
– Ça doit être ici, dis-je à Bibi en sortant du véhicule.
– Pourquoi ne pas fonctionner avec une adresse, tu serais sûre de ton coup ?, me demande ma grande sœur.
– Parce que ce serait bien trop facile !, lui ai-je répondu avec un grand sourire.
Les canneberges sont cuites.
Je pense que je vais me permettre une petite heure de pinceau et d’acrylique avant d’attaquer un autre préparatif pour le 25. Ce seront les carrés de beurre.

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