
Voici ce que j’obtiens de mieux aujourd’hui après une petite demi-heure de tâtonnements : non pas une photo habillée de texte, comme je savais le faire autrefois, mais une photo de plus gros format qui accepte de se placer en début de page. C’est déjà mieux qu’hier ! Pourquoi est-ce que je n’arrive plus à faire ce qui auparavant allait de soi ? Parce que les logiciels sont constamment améliorés pendant que mon ordinateur Fujitsu, de plus en plus vieux, ne supporte peut-être plus les mises à jour.
L’installation des toiles qui apparaissent dans la photo ci-dessus a été faite cet après-midi, au prix de sept clous enfoncés dans le mur que nous avons fait repeindre il y a un an et demi. Autre manière d’exprimer la même idée : ça faisait un an et demi que nous vivions avec un mur blanc dans la salle à manger. Les amis qui venaient nous visiter trouvaient la pièce bien peu colorée.
J’aime la formule déstructurée de ma mise au mur : les toiles se tiennent ensemble sans qu’il ait été nécessaire de calculer la largeur de l’une par rapport à la longueur de l’autre. En une première étape, j’ai manipulé les toiles sur le plancher, j’ai pris leur agencement en photo, puis j’ai tenté de reproduire au mur ce que j’avais réussi au sol.
Je reviens à ma plus récente toile. J’écrivais hier que j’y perçois trois têtes d’animaux dirigées vers le ciel étoilé. Cette phrase génère aujourd’hui trois réactions : 1. Où sont les étoiles, puisque le fond noir est noir, et non éclairé de points lumineux ? 2. Alors que je suis la première à déplorer le réflexe, que nous avons tous, de voir du figuratif dans l’abstrait, le seul commentaire que j’ai pris la peine d’écrire porte sur les trois têtes –de l’ours, du loup et d’un oiseau de forte taille — qui émergent des entrelacements de lignes ! 3. En fait, ce que je voulais le plus écrire, en ce basculement d’année, m’a échappé, à savoir que si les têtes sont inclinées vers le haut, c’est porteur d’espoir et nettement préférable à des échines courbées vers le sol !