Voici ma quatrième Encerclée. Il ne me vient rien de bien intelligent en tête pour la commenter. Je l’ai peinte en écoutant en boucle La vertu des impondérables de Claude Lelouch. Depuis hier soir, le film a joué quatre fois. En ce moment, l’image est sur Pause, à l’écran de la télévision, et je compte aller le savourer à nouveau, en cinquième fois, lorsque j’aurai écrit ce texte.
Si j’écoute un film sans le suivre Ă l’écran, comme ça arrive quand je suis en train de peindre, je suis plus attentive Ă la trame sonore. Je ne suis pas happĂ©e par le jeu des acteurs. La musique, ici, est omniprĂ©sente –de mĂŞme que les aboiements du chien GĂ©rard ! L’histoire s’articule autour de la Dolce Vita Orchestra, un groupe de quelque vingt musiciens qui dĂ©bordent d’entrain, de joie de vivre, d’enthousiasme. Leur chef est Laurent Couson, qui joue ici son propre rĂ´le puisqu’il est compositeur, pianiste et chef d’orchestre de formation.
Heureusement que j’ai eu de la difficultĂ© Ă obtenir le rouge cramoisi que je dĂ©sirais utiliser. Plus j’ai de la difficultĂ©, plus je dois ajouter d’acrylique dans le mĂ©lange, un peu de bleu de cĂ©rulĂ©um, un peu de rouge de cadmium, un peu de mon restant de couleur prune qui m’a servi pour une toile antĂ©rieure, encore un peu de bleu, puis de l’eau car c’est rendu trop Ă©pais au contact de l’air… J’obtiens en bout de ligne un petit contenant pas mal rempli, que j’ai presque vidĂ© pour couvrir la surface qui entoure les cercles.
La toile laisse voir l’ancien sujet, à savoir une espèce de crâne humain présenté de profil, dont on perçoit un oeil dans la partie blanche. Il s’agit d’un crâne encore doté de ses éléments organiques ! J’ai réussi à obtenir un résultat pas trop désolant en ajoutant du jaune dans les cercles et dans les espaces longilignes du crâne.
Pas surprenant que Lelouch soit salvateur pour ma personne. Sa lĂ©gèretĂ© contrebalance mon univers compliquĂ©. Quand il Ă©tait jeune, cela Ă©tant, certains de ses films Ă©taient fort compliquĂ©s qui exploraient les vies de plusieurs gĂ©nĂ©rations, je pense aux Uns et les Autres …