Avis d’interruption

Je serai en vacances du 10 au 19 juillet, à la pêche au Témiscamingue. Il ne devrait pas y avoir trop de bibittes car il semble qu’elles disparaissent lors d’épisodes de chaleur, or il y a eu un épisode caniculaire assez important tout récemment.
Je vais de ce pas préparer mes bagages. Ma tenue sera la même chaque jour s’il ne pleut pas : des pantalons courts et une chemise légère à manches longues, attachée jusqu’au cou pour me protéger des rayons du soleil. Je porterai bien sûr mes lunettes de soleil polarisées qui font star d’Hollywood. Et une casquette.
J’ai acheté cet après-midi de la crème solaire minérale.
Pour les amis que nous allons rejoindre, j’ai préparé –il est en train de cuire– un cake au thé matcha, que j’ai fait cuire dans trois moules cette fois.
Merci à mes amis lecteurs d’être présents quand ils le peuvent. Sans eux, mon blogue n’existerait pas.

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Jour 616

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Vaisselle anglaise.

Ce n’est pas tout le monde qui aime les coïncidences vestimentaires. Cela m’est arrivé une fois, lors du baptême de mon neveu il y a plus de vingt ans. Je portais un haut Jacob à manches longues en coton, avec boutons à l’avant de haut en bas, dont l’imprimé était un peu semblable à celui de la vaisselle anglaise bleu et blanc. La personne qui portait exactement le même vêtement –ce n’était pas affaire que de tissu identique– n’a pas semblé contrariée par le phénomène. Avoir été plus fofolle comme je peux l’être aujourd’hui, j’aurais demandé à quelqu’un de nous prendre en photo lors de la soirée. Plus tard, il m’est arrivé à un party de bureau d’être habillée à l’inverse d’un collègue. Je portais une jupe en lin de couleur fushia et une chemise noire à encolure paysanne, et le collègue portait une chemise fushia sur un pantalon noir. Je m’étais empressée de demander à une tierce personne de nous prendre en photo. Le résultat fut très intéressant puisque les fushia étaient identiques. Entre l’aventure Jacob et celle du fushia au bureau, il a failli se produire un incident diplomatique lors du mariage d’une personne connue du milieu montréalais. J’étais enceinte et m’étais rendue au magasin de robes paysannes fleuries dont le nom m’échappe, sur l’avenue Laurier. Cette boutique n’existe plus. J’y avais essayé la seule robe qui me plaisait, mais je ne rentrais pas dedans. Je m’étais rabattue sur la seule qui était capable d’accueillir mes soixante livres de grossesse, que j’aimais moyennement. Arrive le soir de la noce. Je me rends compte que la mère de la mariée portait la robe que j’aurais voulu acheter ! Quelles belles photos on aurait pu prendre, avoir été moins grosse pour la porter aussi. Mais je ne suis pas certaine que la mère, et de même la fille de la mère, auraient été amusées par cette forme de duplicata.

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Jour 617

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Je ne trouve pas d’imprimé sur Internet qui ressemble à celui de notre coïncidence vestimentaire, alors je mets ce pull à la place, en photo vedette, de couleur gris chiné et noir.

Heureusement que je n’ai pas soumis le texte d’hier à un concours du récit ou de la nouvelle. La concordance des temps de verbe laisse à désirer et le dernier paragraphe, dont on attend qu’il crée l’effet de surprise, se lit difficilement. Ça boite, ça claudique en masse, c’est comme marcher et mettre le pied sur une roche qui roule sous la semelle. Une roche ça peut aller, on peut la considérer comme une coquetterie, une liberté de la part de l’auteure. Mais plusieurs roches rendent le parcours laborieux, c’est moins gagnant, ça peut même devenir énervant, voire lassant.
Le dernier paragraphe du texte d’hier se résume ainsi : n’ayant pas vu de loin, quand elle est arrivée, que Gina portait un vêtement fabriqué dans le même tissu que la camisole que je portais, je n’ai pas enlevé ma camisole pour éviter la rencontre du même tissu sur deux corps différents. J’ai enlevé ma camisole parce qu’elle était trop peu couvrante aux emmanchures. Avoir su, justement, que nous portions deux vêtements confectionnés dans le même tissu, assurément en Chine ou au Bangladesh, je ne me serais pas changée. J’aurais peut-être mis une petite épaisseur en-dessous de ma cami, ou alors je me serais arrangée pour ne pas bouger les bras. J’aurais choisi de ne pas bouger les bras, en fait, compte tenu de la chaleur torride qui régnait ce jour-là.
Au moment du départ du couple, je suis allée chercher la camisole, dans ma chambre, pour montrer à Gina que nous avions des goûts similaires, ayant acheté elle et moi, sans bien entendu le savoir, un vêtement fabriqué dans le même matériel. Je comprends Gina d’avoir pensé que je portais, avant qu’elle arrive, un vêtement identique au sien, car je lui ai montré la camisole comme on tient un chiffon. Taponnée dans une main. Il aurait été préférable que je lui montre la camisole comme il faut, en la tenant des deux mains par le haut des bretelles.
Le moment déchirant de mon aventure survient au moment où Gina embarque dans la chaloupe. Elle m’informe alors qu’elle comprend l’histoire –insignifiante à souhait– des deux vêtements. Or, ce qu’elle en comprend s’avère être l’exact contraire de ce que j’ai tenté de créer avec elle, à savoir une coïncidence vestimentaire. Et c’est après m’avoir dit cette phrase que Gina s’est éloignée dans la chaloupe conduite par son mari.
En d’autres mots, j’aurais aimé exprimer à ma nouvelle amie que nous étions faites pour nous entendre. Ce ne sera pas ce qu’elle aura retenu. Le pire dans tout ça, c’est que lorsque je la reverrai, elle ne se rappellera pas cette histoire de tissu et de vêtement, et il sera très peu pertinent, et même trop compliqué, de nous replonger là-dedans.

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Jour 618

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Je portais une camisole en rayonne gris et noir. Donc, ce n’était pas celle-ci, toute grise. Mais le modèle ressemble un peu.

C’était pendant la canicule. Notre chalet étant très peu en mesure de nous protéger de la chaleur intense –on se croirait dans une grange–, je peignais le Chat du lac Miroir en tenue très légère, à savoir, pour le haut, une camisole en rayonne gris et noir. Au loin, sur le lac, il me semble voir une embarcation se diriger droit vers nous à vive allure.
– On dirait que des gens s’en viennent nous voir, ai-je dit à mon mari.
– J’imagine que ce sont tes amies, a-t-il répondu sans trop regarder parce qu’il était en train de réparer quelque chose.
– Ça ressemble plutôt à un couple, homme et femme. Cheveux poivre et sel pour l’homme…, ai-je ajouté.
Je me suis dépêchée d’aller m’habiller un tantinet davantage, en prenant le premier pantalon court qui m’est tombé sous la main, dans notre chambre. Dans notre chambre il faut le dire vite, l’espace peut à peine accueillir un lit double. J’en ai profité pour replacer les couvertures du lit et, à la dernière minute, j’ai changé de haut, trouvant la camisole trop échancrée sous les épaules. Je suis ressortie de la chambre au moment où le couple s’apprêtait à entrer, mon mari ouvrant grande la porte patio. Il s’agit d’un couple qui habite à l’autre bout du lac, et le lac fait dix-sept kilomètres. Une petite trotte. C’est courant de faire ça, et nous le faisons nous-mêmes, à savoir se promener en bateau pour aller saluer untel, sans s’annoncer puisqu’il n’y a pas de réseau de communication dans le bois. On prend une chance.
Le couple entre, on s’assoie, j’offre à boire, on parle. Je remarque assez vite que la dame porte une tunique, avec manches, du même tissu que ma camisole sans manche, celle que j’ai retirée à la dernière minute.
– J’ai raté une belle occasion de vivre une agréable coïncidence, me suis-je dit.
La dame est plus âgée que moi, plus forte de taille mais pas tant. Parle parle jase jase et arrive le moment de se quitter.
– Sais-tu ce qui est arrivé avant que tu n’entres ?, ai-je dit à la dame qui s’appelle Gina.
Elle ne pouvait pas le savoir, alors j’ai enchaîné.
– J’ai enlevé le vêtement que je portais alors que je n’aurais pas dû l’enlever, lui ai-je expliqué en me rendant en vitesse chercher le vêtement dans ma chambre pour le lui montrer.
Je reviens avec ma camisole à la main, triomphante, et je l’appuie sur la tunique de Gina pour qu’elle remarque que le tissu est le même. Elle se met à rire, mais plutôt pour la forme. Je n’ai pas fait attention au manque de conviction de son rire parce que je suis habituée à ce que les gens ne tombent pas en extase pour les mini détails coïncidentiels qui me passionnent.
On accompagne le couple jusqu’au bord du lac. Gina s’apprêtait à monter dans la chaloupe lorsqu’elle me dit, le sourire cette fois plus convaincu :
– Ah ! je comprends, tu as changé de vêtement pour qu’on ne porte pas le même !, s’est-elle exclamée.
Je n’ai pas eu le temps de lui expliquer que ce n’était pas le même vêtement, mais seulement le même tissu. Ni le temps de lui dire que je ne pouvais pas voir, de loin lorsqu’ils sont arrivés, que c’était le même tissu. J’ai eu encore moins le temps de lui expliquer que j’aurais aimé, au contraire, ne pas avoir enlevé ma cami pour qu’on ait le plaisir de porter le même imprimé. Le mari avait déjà démarré le moteur et la chaloupe s’éloignait.

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Jour 619

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Recette de mon beau-frère dont on voit d’ailleurs le pouce, ci-dessus.

Ce n’est pas vrai que je n’ai pas cuisiné pendant la canicule. Il m’arrive de tordre un peu la réalité parce que la phrase ou le rythme du texte m’y incitent. Je n’écris pas des mémoires, de toute façon, ni des chroniques, ni des carnets, en fait je ne sais pas trop dans quelle catégorie formelle se rangent mes textes, mais je peux affirmer qu’il s’agit avant tout d’un exercice d’écriture et que mon souci n’est pas forcément de rendre compte de mes aventures vécues. Je navigue entre la fiction et des moments de ma vie, transformés ou pas. Mardi dernier, au lendemain de notre retour du chalet, j’ai allumé le four, bel et bien, en plein après-midi pour faire un cake au matcha. Il faisait déjà tellement chaud dans la maison que la chaleur supplémentaire du four n’a pas eu vraiment d’incidence, il me semble. Je voulais apporter du gâteau à ma fille, que je voyais le lendemain à Montréal, et je voulais en offrir aux amis que nous avons reçus hier soir jeudi. J’ai fait ça, offrir du gâteau à ma fille et aux amis, mais sous une forme émiettée.
Quand j’ai goûté la pâte non cuite en léchant la spatule et les batteurs de mon appareil électrique, j’ai eu des frissons de plaisir tellement c’était bon.
– Goûte ça, ai-je proposé à mon mari qui s’est léché les babines.
Au terme de la cuisson, quand le four a sonné pour que j’aille en ressortir les deux moules, la pâte, bien cuite aux pourtours extérieurs du gâteau, était tout affaissée au milieu.
– Mince !, me suis-je dit en sortant les moules et en en enlevant tout de suite la partie cuite.
J’ai accumulé ainsi plusieurs plaques de croûte délicieuse, car bien entendu j’ai goûté auxdites plaques en les retirant. J’ai remis l’intérieur « bouetteux » au four, dans les mêmes moules, j’ai ajusté le temps de cuisson à 22 minutes, et je suis retournée dehors où j’étais en train de m’occuper des plantes qui ont toutes des bibittes que je n’arrive pas à déloger car elles prolifèrent entre les feuilles le long de la tige mère. Après 22 minutes j’ai entendu sonner. Je suis allée sortir le cake qui n’était pas encore cuit, j’y suis allée pour un 12 minutes supplémentaires. Je suis retournée dehors, et je suis revenue sortir les moules à la deuxième sonnerie. J’ai démoulé la pâte cuite qui avait un aspect d’après tsunami, et j’ai laissé traîner sur le comptoir ce projet de pâtisserie.
– Hum !, chérie, ce n’est peut-être pas beau, mais c’est très bon !, m’a dit plus tard Denauzier qui se mettait à la bouche des morceaux de ce projet de pâtisserie.
– Ah oui ?, ai-je répondu en me dirigeant vers les miettes pour y goûter.
Et en ayant de la difficulté à m’arrêter tellement je suis gourmande, tellement c’était bon. Nous avons donc mangé du gâteau émietté chez Emmanuelle, et le lendemain avec les invités. Je vais réessayer la recette en utilisant trois moules, la prochaine fois.

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Jour 620

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Robe Yves Saint-Laurent. Je préfère ne pas en connaître le prix.

J’aime la canicule. Surtout lorsqu’elle est terminée. Elle est un bon prétexte pour ne manger que des biscuits Célébration arrosés de vin rouge en guise de souper à neuf heures le soir. Elle m’incite à ne pas jouer dans les casseroles, à prendre congé des activités culinaires. On vit au son des ventilateurs et des airs climatisés. Comme lorsque, au cours d’une longue panne d’électricité, on vit au son des génératrices en hiver. On boit beaucoup d’eau. On arrose les plantes en masse. On laisse les rideaux fermés aux fenêtres où plombe le soleil. Lorsqu’elle est terminée, la canicule me manque. Je me mets à espérer que l’été en comptera deux, sinon trois. Elle me manque d’autant plus que nous sommes de retour au chalet où il fait 14°C seulement. Pour me tenir chaud, je porte une jupe de coton épais que m’a donnée une amie hier soir, et un chandail à manches longues, d’une belle couleur qui hésite entre le bleu et le gris. Avoir porté hier un vêtement à manches longues, j’aurais sué à grosses gouttes, mais aujourd’hui dans le bois c’est presque nécessaire.
– J’ai eu un coup de cœur pour cette jupe, m’a dit l’amie en me l’offrant, mais maintenant je ne rentre plus dedans.
Pourtant l’amie est plus menue que moi.

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Modèle 6877. 

J’ai ressenti un pincement d’envie, en entendant les mots « coup de cœur « , car ça ne m’arrive jamais d’en avoir pour des vêtements. À tel point que pour le mariage de ma belle-fille, en septembre, lasse de ne rien trouver dans les magasins, j’envisage de m’adresser à une couturière. Je lui proposerais le modèle de robe ci-contre que j’ai trouvé en feuilletant le catalogue des patrons Butterick au magasin de tissus de St-Jean-de-Matha. Le pli en oblique à l’avant me rappelle une jupe, grise, qui m’avait fait des clins d’œil dans une vitrine, à Paris. Mais j’étais trop pauvre à l’époque, et le serais encore, pour me la payer. Je suggérerais à la couturière un tissu plus fluide qui ferait moins tunique scolaire. J’agrémenterais peut-être ma tenue d’un sautoir. Je m’achèterais des chaussures assorties. Le problème, après, –compte tenu de la somme investie– serait de trouver une occasion de reporter l’ensemble…

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Jour 621

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Le chat du lac Miroir, version finale.

J’admire la détermination et le courage de Josée Blanchette. Pour souper, samedi dernier, par temps de record caniculaire, elle a eu la force de préparer une soupe froide à l’avocat et au concombre. Je le sais parce qu’elle a publié une photo de la soupe sur Facebook. Très belle photo et alléchante soupe, le large bol posé sur une nappe au motif cachemire, et l’ensemble enjolivé par un bouquet de pivoines blanches sur la nappe, à proximité du bol. J’étais fort éloignée de cette élégance, le même soir, dans notre chalet du lac Miroir.
– Qu’est-ce qu’on mange ce soir ?, m’a demandé mon mari, il était déjà presque neuf heures.
– Bof ! Je pense que tu devrais t’occuper de nous préparer quelque chose. La nourriture ne me dit absolument rien par un temps pareil.
– Est-ce que nous avons des pâtes ?, a demandé Denauzier en ouvrant le frigo et en en sortant une sauce bolognaise encore à moitié congelée.
– Oui, regarde le sachet qui est déposé sur le comptoir.
– Ça ?, s’est étonné mon mari en pointant ledit sachet.
– Oui, ce sont des spaghettis au soya.
Mon mari n’a pas commenté, parce que la canicule affaiblit considérablement l’envie de commenter. Il a mis à réchauffer la sauce dans une casserole, et à faire bouillir de l’eau dans une autre. Il est ensuite allé s’asseoir pour lire un peu. J’étais pour ma part penchée sur mon chat du lac Miroir, à la table de la cuisine.
De retour devant les casseroles, mon mari a constaté quelque chose.
– Chérie, ce n’est pas de la sauce à spaghetti qu’il y avait dans le pot de plastique, au congélateur…
– Ah bon ? Qu’est-ce que c’est ?
– Viens voir.
Je me suis séparée de mon chat, un crayon à la main, pour aller voir. C’étaient des fèves au lard !
– Wouach ! On n’aura jamais envie de manger ça par une chaleur pareille, me suis-je exclamée.
– On se contentera des pâtes, a décidé mon mari, de toute façon c’est bien juste pour dire qu’on ne dort pas sur un ventre vide.
– Tu as raison, les pâtes, un peu d’huile et du parmesan, ça fera l’affaire.
Les pâtes avaient une texture de caoutchouc dans la bouche. On aurait dit du tofu ferme sous forme de longs fils spaghettis. L’huile n’y adhérait que superficiellement et le parmesan était peut-être un peu vieux.
– Juste pour dire qu’on ne dort pas…, comment tu as dit ça ?
– …sur un ventre vide, a complété mon mari.
Au mi-temps de notre assiette, nous avons cessé notre effort pour nous tourner vers une boîte de biscuits Célébration, les bâtonnets enrobés de chocolat noir. J’avais mis la boîte au frigo, à cause de la chaleur. Je me suis levée pour aller la chercher, je suis revenue à la table, j’ai ouvert la boîte pour découvrir que le contenant de plastique à l’intérieur était divisé en quatre sections, chaque section regroupant une vingtaine de biscuits. Nous avons mangé chacun une section, en diluant la pâte de biscuit et le chocolat, dans notre bouche, avec du vin rouge.
– Délicieux !, avons-nous conclu.

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