Jour 619

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Recette de mon beau-frère dont on voit d’ailleurs le pouce, ci-dessus.

Ce n’est pas vrai que je n’ai pas cuisiné pendant la canicule. Il m’arrive de tordre un peu la réalité parce que la phrase ou le rythme du texte m’y incitent. Je n’écris pas des mémoires, de toute façon, ni des chroniques, ni des carnets, en fait je ne sais pas trop dans quelle catégorie formelle se rangent mes textes, mais je peux affirmer qu’il s’agit avant tout d’un exercice d’écriture et que mon souci n’est pas forcément de rendre compte de mes aventures vécues. Je navigue entre la fiction et des moments de ma vie, transformés ou pas. Mardi dernier, au lendemain de notre retour du chalet, j’ai allumé le four, bel et bien, en plein après-midi pour faire un cake au matcha. Il faisait déjà tellement chaud dans la maison que la chaleur supplémentaire du four n’a pas eu vraiment d’incidence, il me semble. Je voulais apporter du gâteau à ma fille, que je voyais le lendemain à Montréal, et je voulais en offrir aux amis que nous avons reçus hier soir jeudi. J’ai fait ça, offrir du gâteau à ma fille et aux amis, mais sous une forme émiettée.
Quand j’ai goûté la pâte non cuite en léchant la spatule et les batteurs de mon appareil électrique, j’ai eu des frissons de plaisir tellement c’était bon.
– Goûte ça, ai-je proposé à mon mari qui s’est léché les babines.
Au terme de la cuisson, quand le four a sonné pour que j’aille en ressortir les deux moules, la pâte, bien cuite aux pourtours extérieurs du gâteau, était tout affaissée au milieu.
– Mince !, me suis-je dit en sortant les moules et en en enlevant tout de suite la partie cuite.
J’ai accumulé ainsi plusieurs plaques de croûte délicieuse, car bien entendu j’ai goûté auxdites plaques en les retirant. J’ai remis l’intérieur « bouetteux » au four, dans les mêmes moules, j’ai ajusté le temps de cuisson à 22 minutes, et je suis retournée dehors où j’étais en train de m’occuper des plantes qui ont toutes des bibittes que je n’arrive pas à déloger car elles prolifèrent entre les feuilles le long de la tige mère. Après 22 minutes j’ai entendu sonner. Je suis allée sortir le cake qui n’était pas encore cuit, j’y suis allée pour un 12 minutes supplémentaires. Je suis retournée dehors, et je suis revenue sortir les moules à la deuxième sonnerie. J’ai démoulé la pâte cuite qui avait un aspect d’après tsunami, et j’ai laissé traîner sur le comptoir ce projet de pâtisserie.
– Hum !, chérie, ce n’est peut-être pas beau, mais c’est très bon !, m’a dit plus tard Denauzier qui se mettait à la bouche des morceaux de ce projet de pâtisserie.
– Ah oui ?, ai-je répondu en me dirigeant vers les miettes pour y goûter.
Et en ayant de la difficulté à m’arrêter tellement je suis gourmande, tellement c’était bon. Nous avons donc mangé du gâteau émietté chez Emmanuelle, et le lendemain avec les invités. Je vais réessayer la recette en utilisant trois moules, la prochaine fois.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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