Jour 620

kristen-stewart

Robe Yves Saint-Laurent. Je préfère ne pas en connaître le prix.

J’aime la canicule. Surtout lorsqu’elle est terminée. Elle est un bon prétexte pour ne manger que des biscuits Célébration arrosés de vin rouge en guise de souper à neuf heures le soir. Elle m’incite à ne pas jouer dans les casseroles, à prendre congé des activités culinaires. On vit au son des ventilateurs et des airs climatisés. Comme lorsque, au cours d’une longue panne d’électricité, on vit au son des génératrices en hiver. On boit beaucoup d’eau. On arrose les plantes en masse. On laisse les rideaux fermés aux fenêtres où plombe le soleil. Lorsqu’elle est terminée, la canicule me manque. Je me mets à espérer que l’été en comptera deux, sinon trois. Elle me manque d’autant plus que nous sommes de retour au chalet où il fait 14°C seulement. Pour me tenir chaud, je porte une jupe de coton épais que m’a donnée une amie hier soir, et un chandail à manches longues, d’une belle couleur qui hésite entre le bleu et le gris. Avoir porté hier un vêtement à manches longues, j’aurais sué à grosses gouttes, mais aujourd’hui dans le bois c’est presque nécessaire.
– J’ai eu un coup de cœur pour cette jupe, m’a dit l’amie en me l’offrant, mais maintenant je ne rentre plus dedans.
Pourtant l’amie est plus menue que moi.

robepatron

Modèle 6877. 

J’ai ressenti un pincement d’envie, en entendant les mots « coup de cœur « , car ça ne m’arrive jamais d’en avoir pour des vêtements. À tel point que pour le mariage de ma belle-fille, en septembre, lasse de ne rien trouver dans les magasins, j’envisage de m’adresser à une couturière. Je lui proposerais le modèle de robe ci-contre que j’ai trouvé en feuilletant le catalogue des patrons Butterick au magasin de tissus de St-Jean-de-Matha. Le pli en oblique à l’avant me rappelle une jupe, grise, qui m’avait fait des clins d’œil dans une vitrine, à Paris. Mais j’étais trop pauvre à l’époque, et le serais encore, pour me la payer. Je suggérerais à la couturière un tissu plus fluide qui ferait moins tunique scolaire. J’agrémenterais peut-être ma tenue d’un sautoir. Je m’achèterais des chaussures assorties. Le problème, après, –compte tenu de la somme investie– serait de trouver une occasion de reporter l’ensemble…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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