Jour 350

Coussin1

Côté face du coussin collectif. Je suis passée à un fil de le défaire.

J’écris ce texte et je m’interromps ensuite pour une dizaine de jours. Nous serons au chalet, nombreux, et je ne serai pas suffisamment libre pour écrire. Avant de nous rendre là-bas, plusieurs préparatifs m’attendent. D’abord, avons-nous toute la nourriture requise ? Pour le savoir, je vais aller fouiller dans le congélateur, en ce sens que mon mari et moi nous souvenons à peine de ce que nous avons acheté la semaine dernière. Nous nous souvenons cependant du prix, 350$. Comme il va manquer toutes sortes de choses, je vais aller les acheter au Métro du village, en espérant n’y rencontrer personne car alors la période allouée aux courses s’étire à n’en plus finir. On prévoit de la température fraîche à la Manawan, cela signifie que je dois apporter des vêtements chauds. Actuellement au chalet il n’y a que des vêtements d’été. Toutes ces tâches préparatoires m’ennuient et je ne peux les classer parmi les points forts de mon tempérament, mais je ne peux néanmoins les contourner.
À la veille donc d’une petite interruption d’écriture, voici où j’en suis dans ma vie.

Coussin2

Côté pile du coussin collectif, quand même un peu tranquille, comme l’aurait dit François.

Cousine et moi avons terminé le tricotage des huit housses de coussins. C’est parfait pour mes lecteurs qui n’auront plus à se farcir le décompte de ceux qui sont faits et pas faits. Les coussins sont tous autour de moi en ce moment, puisque j’écris ce texte dans la véranda. Ils enjolivent nos chaises capitaines. Le gros coussin collectif que nous offrirons à notre ami pour ses 70 ans est entre les mains de cousine. Elle a trouvé une jolie manière de fabriquer des bordures au crochet. Elle va me le remettre à mon retour de la Manawan.
Voilà pour les coussins.
Tantine a été négligée cet été. Nous avons partagé quelques bons moments dans des restaurants de Joliette, St-Alphonse et Rawdon, avons aussi fait couper ses cheveux deux fois, avons en outre pris des photos lorsqu’elle portait les boucles d’oreilles –achetées 1$ dans une friperie. Mais plus souvent qu’autrement, nous nous sommes rencontrées elle et moi en groupe avec cousine et son mari, avec aussi parfois mon mari, et dans de telles occasions tantine n’entend pas assez bien pour participer à la conversation. Mais au moins elle aura passé du temps avec ses nièces. Pas tellement longtemps après mon retour du bois, je vais partir en France, encore là elle sera négligée. Et après la France, je serai en attente d’une visite sur la table du chirurgien, et là ce sera une plus longue période de disette pour elle.
Mon mari me plaît toujours autant, sinon davantage. Nous savons nous créer une vie riche. Nous partageons plusieurs projets communs. Il me fait rire et rend ma vie légère.
Chouchounette sera ma principale compagne pendant deux semaines à Strasbourg et à Bruxelles, c’est un cadeau du ciel.
Papa envisage peut-être de se rendre au ciel, justement, d’où il pourra observer nos agitations terriennes. En même temps, connaissant papa, il n’est pas dit que parce qu’il parle de la fin, il soit sur le point de l’atteindre. Je ne connais pas d’être aussi pondéré, tenace et déterminé. Aussi pondéré dans sa tenace détermination à vivre.
Léo, enfin, devra attendre, j’en ai bien peur, la période de ma convalescence quelque part cet automne…

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Laisser un commentaire

Jour 351

robeMcKinley

Ma robe. En solde au magasin Atmosphère à Joliette.

Dans mon rêve, des mots vulgaires sortaient de la bouche de mon père. Il me disait que ma robe m’allait bien et qu’elle me faisait ressembler à « une chatte qui coule ». C’est du jamais entendu, des mots vulgaires dans la bouche de mon père.
Il y a au CHSLD un patient rigolo qui semble beaucoup aimer les femmes. Il se tient aux premières loges, c’est-à-dire qu’il est toujours le premier de la rangée de patients, assis le long du mur du corridor dans leur fauteuil roulant, probablement parce qu’il est celui qui demande le plus de surveillance. Il remarque toutes les femmes et il commente ce qu’il remarque.
– Toi, a-t-il dit à une bénévole récemment, tu t’habilles mieux que ta sœur –qui est également bénévole–, les deux femmes se présentant régulièrement sur l’étage pour aider les préposés à nourrir les patients.
– J’aime ta couleur de rouge à lèvres, a-t-il dit à une autre.
– Ce n’est pas rouge, pourtant, mais rose, avait répondu la femme pour le taquiner.
– J’aime ton rouge rose, mon cœur, avait-il répondu du tac au tac.
On entend ce qu’il dit parce qu’il parle fort. Je dirais que de tous les patients du cinquième, il est celui qui a le plus de vitalité.
– Toi, m’a-t-il dit hier, tu portes une robe sexy.
– Vous trouvez ?, ai-je répondu, tout en sachant que ma robe est un peu sexy à la poitrine, ou du moins plus ajustée que la majorité de mes tenues.
– Et je suis certain que tu l’étrennes !, a-t-il ajouté.
– C’est exact !, ai-je répliqué, quand même un peu surprise qu’il vise si juste.
J’ai acheté la robe la semaine dernière. Je suis sortie du magasin la robe dans mon sac, en me demandant pourquoi je l’avais achetée puisqu’elle ne me semblait pas intéressante. Bien entendu elle était en solde. Or, une fois rendue à la maison, je l’ai essayée et beaucoup aimée. C’est une McKinley. Je vais la porter ce midi pour recevoir nos invités, et peut-être aussi ce soir car nous aurons encore ce soir d’autres invités.
Toujours est-il que dans ma robe sexy, qui fut au centre de mon rêve de la nuit dernière, j’ai nourri papa. Il a tout mangé, avec appétit. Il était plus présent que d’habitude, et m’a dit ceci entre deux bouchées :
– Je pense que je suis peut-être à la fin.
– Trouves-tu les journées longues ?, ai-je voulu vérifier.
– Pas du tout.
– As-tu des douleurs quelque part ?
– Non.
– Pourquoi penses-tu à la fin ?
– Parce que tu es obligée de venir me nourrir, que je ne suis pas capable d’aller à la toilette seul, autant de petits détails qui s’ajoutent les uns aux autres. Au bout d’un moment, ça fait beaucoup de mini raisons de penser que ce pourrait être la fin.
Wow ! Je ne sais plus à quel moment remonte la fois qu’il a énoncé une phrase complète qui se tient sémantiquement…
Je l’ai pris en photo, son regard soutenant mon regard, alors que, là aussi, ça fait des mois qu’il regarde fixement devant lui. Il a bu lui-même son lait, en tenant son verre de ses deux mains. De ça aussi j’ai une photo.
Je suis désolée pour Bibi, c’est elle normalement qui nourrit papa le mardi. Or nous avons changé de journée elle et moi, et je suis la chanceuse qui ai eu droit à ces beaux cadeaux de mon papa bien-aimé.

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Laisser un commentaire

Jour 352

Ma tante, pas la tantine habituelle présente dans plusieurs de mes récits, une autre tante, s’en va sur ses 87 ans.
– On vit vieux, de nos jours, s’amuse-t-elle à répéter.
J’aimerais avoir l’occasion de lui demander comment on se sent quand on se situe si près de la barrière de la fin. Est-ce que ça se peut qu’on ne pense même pas qu’il y a une barrière ? Ou est-ce qu’on se concentre sur chaque millimètre qui nous en sépare ? Est-ce qu’on savoure ce millimètre pour ce qu’il est, sans qu’y soit associée une quelconque forme de plaisir ? Est-ce que le millimètre en tant que tel, autrement dit, ne devient pas lui-même le plaisir ? La preuve tangible qu’on est encore en vie ? Si tel est le cas, c’est l’fun de vieillir, surtout si on est pauvre, car on économise en titi ! On n’a besoin de rien d’autre, fondamentalement, que de la capacité d’apprécier ce millimètre.
En regardant les photos que je prends avec mon téléphone, je suis tombée sur une photo de cette tante. J’ai montré la photo à notre petite-fille qui me tournait autour avec son ballon.
– Regarde comme cette dame est belle, lui ai-je dit.
La petite s’est arrêtée de bouger, son ballon entre les mains, pour fixer la photo. Ses yeux n’ont pas vu la beauté de ma tante, mais plutôt les marques de son âge, à savoir les rides nombreuses qui plissent sa peau autour de la bouche.
– Pourquoi elle a la bouche toute brisée ?, fut sa réponse.

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Un commentaire

Jour 353

Au retour de mes deux amis, le médecin confirme que j’ai besoin de deux seringues de 90 mg et d’une seringue de 45 mg.
– Quand je prends du Lovenox, ai-je précisé, et initiant ici le travail d’équipe, on me prescrit une quantité de 80 mg.
– Ah bon ?, a répondu le médecin, en navigant sur l’ordinateur pour trouver les formats disponibles des seringues en question.
– Je constate en effet qu’il ne se vend pas de format de 90 mg, alors allons-y pour du 80.
– Donc, je dois prendre du 40 mg et non du 45, j’imagine, selon la même logique ?
– Vous avez raison, a-t-il répondu, en demandant à la résidente de corriger les chiffres sur l’ordonnance.
Ensuite, il m’a auscultée en prenant son temps.
– Est-ce que vous entendez deux souffles ?, ai-je demandé lorsqu’il a eu terminé, voulant en cela confirmer les propos de la résidente qui m’avait auscultée aussi et dit qu’elle entendait deux souffles.
– J’entends un souffle à la mitrale, et très légèrement un souffle à l’aorte, a-t-il répondu.
Puis, il nous a quittées en me souhaitant bonne chance et en me disant que tout allait bien se passer.
C’est ce que je crois aussi, honnêtement, que tout va bien se passer. Je critique et je fais ressortir les erreurs de parcours, mais ces erreurs surviennent parce que nous sommes tous des humains, et non parce que les gens ne font pas bien leur travail.
– Je dois vous faire rencontrer l’infirmière, maintenant, m’a dit la fine brindille en me tendant l’ordonnance qu’elle venait de rédiger pour l’achat du Lovenox. Cela va clore votre visite d’aujourd’hui, a-t-elle ajouté.
Une fois devant l’infirmière, dans son bureau, nous constatons qu’il manque la mention à la seringue de 40 mg, sur l’ordonnance. Voilà l’infirmière qui part à courir pour attraper le médecin ou la résidente, peut-être déjà partis dîner. Elle revient avec l’ordonnance ajustée.
– Pour le reste, m’a-t-elle dit en se rasseyant, vos prélèvements sont parfaits, le sang ne manque pas de fer et nous avons bien entendu vérifié quel est votre groupe sanguin.
– A- !, ai-je répondu. Est-ce que ça vous dérangerait de me dire ce qui est inscrit à mon dossier ? Tant qu’à y être ? Au cas où… On ne sait jamais…
L’infirmière a ouvert mon dossier informatisé sur son ordinateur et m’a confirmé que selon les tests j’étais de groupe sanguin A-.
J’ai eu une autre question pour elle, qui l’a obligée à repartir en courant chercher la réponse dans un bureau voisin. Il s’agissait d’un numéro de téléphone.
– Je suis désolée, m’a-t-elle dit, je ne le connais pas par cœur, il faut que je reparte mais je reviens tout de suite. Je sais que vous avez beaucoup attendu et je vous demande d’attendre encore…, s’est-elle excusée.
– Il n’y a pas de problème, ai-je répondu, je ne suis pas pressée, prenez votre temps.
Je ne me moquais pas d’elle, ni de la situation. J’avais tout mon temps, d’autant qu’en tricotant il s’écoule agréablement.
C’est de ne pas savoir pourquoi je n’ai pas été appelée pendant deux heures et demie qui m’a amenée à deux cheveux de n’en plus pouvoir. Pour le reste, les erreurs, les approximations, les oublis, je considère qu’ils font partie de la vie –et qu’en travaillant en équipe, en surveillant « son affaire », on finit par y arriver !

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Laisser un commentaire

Jour 354

CHUMaoût

Le CHUM au mois d’août

Je revenais de Montréal où je suis allée effectuer un travail d’équipe au CHUM, en matinée. J’y suis arrivée à 8:10, un café Starbuck à la main acheté avenue Monkland. Mon rendez-vous avait été fixé à 8:30. J’ai été appelée à 11:05. Constatant que j’étais sur le point de n’en plus pouvoir, une préposée empathique est venue me dire, vers 10:30, que ce serait bientôt mon tour, qu’il ne fallait pas que je me décourage, qu’elle avait vu mon dossier être « ramassé » par le médecin.
Quand j’ai été enfin appelée, j’ai pu m’expliquer la lenteur du processus.
Une jeune résidente d’origine asiatique, à lunettes très épaisses, brindille de peut-être six pieds de taille pour un maximum de 112 livres de poids, est venue me chercher. Elle m’a amenée dans une salle de consultation, m’a posé une dizaine de questions en cochant dans des petites cases la situation qui correspondait à la mienne, à savoir si je souffrais de ceci, cela, cela encore… La réponse était tout le temps Non.
J’avais rendez-vous en médecine interne pour déterminer de quelle manière et selon quel calendrier je dois me sevrer de Coumadin et prendre à la place du Lovenox en prévision de ma chirurgie. Je dirais sans exagérer que le pharmacien du village aurait pu me soumettre ce calendrier en quinze minutes –d’autant qu’il a reçu la même opération que la mienne il y a deux ans. Je serais en prime ressortie de sa pharmacie avec les seringues de Lovenox.
– Vous allez avoir besoin de deux seringues de 90 mg, et d’une seringue de 45 mg, a conclu la jeune femme, mais je dois d’abord aller consulter le médecin de garde pour qu’il valide mon ordonnance.
– C’est pour ça que c’est si long !, ai-je découvert.
Pour chaque patient, le résident fait valider son diagnostic par le médecin de garde. Le médecin de garde étant pour sa part déjà en consultation avec un autre patient, le résident attend dans le corridor que le médecin de garde ait fini. Médecin et résident se rendent ensuite jusqu’au patient, dans ce cas-ci c’était moi, et là, rebelote les questions et les coches dans les cases. Le processus au complet est double !

 

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Laisser un commentaire

Jour 355

CabrelVoici, d’une importance capitale, une anecdote survenue hier dans le déroulement de ma vie.
J’étais sur la route de retour de Montréal et j’écoutais la radio. J’écoutais plus ou moins, en fait, la musique ne me plaisait pas tant, jusqu’à ce que ce soit le tour de Cabrel et de sa chanson Le reste du temps. J’ai augmenté le volume et savouré l’air et les paroles et la voix de Cabrel pendant je dirais un petit trois minutes.
– C’est plus facile à comprendre que la poésie de Ferré, me suis-je dit, en trouvant confortable de n’avoir pas à essayer de décoder le sens des mots. Je me suis, comme d’habitude, tout simplement laissée porter.
Je devais m’arrêter au centre commercial de Joliette pour une course à la librairie. Je me suis dit que je pourrais en profiter pour vérifier si les librairies vendent encore des CD. Advenant que la réponse fut positive, je pourrais peut-être tomber sur un ou deux disques de Cabrel.
Cette librairie vend encore des CD, mais très peu, et de ce très peu j’ai trouvé un disque des chansons de Cabrel interprétées par des chanteuses québécoises. Ça me tentait moins que du Cabrel authentique, mais je me suis dit que c’était mieux que rien, alors j’ai acheté le CD.
Voici le point culminant de mon anecdote : en sortant de la librairie, j’ai réalisé que la musique en fond sonore dans le hall du centre commercial était
Le reste du temps, interprétée par son auteur.
– Wow !, me suis-je exclamée, toute seule, le CD à la main.
J’adore ces phénomènes synchroniques.

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Laisser un commentaire

Jour 356

Grand-pèreEtPataugeuse

Grand-père et pataugeuse.

On dirait que je m’y prends d’une drôle de manière. Je suis habitée par l’idée que je vais me faire opérer trois fois. Cela rend la deuxième fois moins pénible que la troisième à venir, pour laquelle je serai alors plus vieille et moins résistante. Cela transforme la deuxième fois en étape intermédiaire moins déterminante, il s’agit d’une étape parmi d’autres, au cas même où une quatrième fois ne s’imposerait.
En fin de compte, c’est comme ça que je fonctionne, en étant fondamentalement habitée. Quand les anomalies cardiaques ont été révélées par les examens du printemps dernier, je me suis dit intérieurement, sans douter une seconde :
– Ça y est, je retourne sur la table d’opération.
– Nous n’en sommes pas là, m’a dit la cardiologue à laquelle j’ai fait l’erreur de dire ce que je pensais.
– En effet, ai-je répondu, par pure politesse.
Quand je suis tombée enceinte, idem, je savais que je portais une fille, j’en étais certaine à cent pour cent.
– Je ne fais que des garçons, me disait pourtant Jacques-Yvan, père effectivement de deux garçons.
– Ce sera pourtant une fille, lui disais-je sans sourciller du moindre poil.
Pour les événements importants de ma vie , je sais ce qu’il en est, et ça s’arrête là, point final. Je m’adapte à eux sans chercher à les infléchir d’un côté ou de l’autre.
La question qui se pose aujourd’hui est la suivante : en me pratiquant à me parler, à me conditionner, à me programmer, est-ce que je peux –ou je veux– transformer ces événements fondamentaux, ou est-ce que je ne préfère pas les accepter tels qu’ils sont.
Qu’est-ce qui requiert le plus d’effort, en somme, sachant que je suis paresseuse : me programmer pour changer le cours des choses, ou m’adapter en ne le changeant pas ? J’y suis toujours allée pour la deuxième option.
À soixante ans, est-il souhaitable que je change ma manière d’appréhender la vie –ou que j’essaie de changer cette manière– pour l’épanouissement que cela pourrait m’apporter, dans la mesure où ne jamais changer de manière rétrécit la vie ?
Bof.
Je voulais aujourd’hui aborder le thème de la terre, parmi les quatre éléments de l’univers. Ce sera pour une autre fois.
Un mot cependant encore sur l’eau : grand-papa et petite-fille sont allés remplir la pataugeuse un peu avant midi. Grand-papa a dû être ensuite happé par quelque chose. Il a laissé la pataugeuse presque déborder. Petite-fille, qui s’en est rendu compte, a crié à grand-papa que l’eau débordait. Grand-papa n’a pas entendu. Petite-fille, débrouillarde comme dix du haut de ses trois ans, a trouvé la manière d’arrêter l’eau et est allée ensuite informer son grand-père qu’elle était prête pour la baignade.

Publié dans 2 200 textes en 10 ans | Un commentaire