Jour 650

11BraceletJYvan

Bracelet discret, qui me l’a offert ?

Nous voici à nouveau auprès de Jacques-Yvan. Cette fois-là, la fois du bracelet ci-contre et non la fois des boucles d’oreilles Made in Taiwan, nous étions dans le métro, sur la ligne orange. Jacques-Yvan portait son nouveau manteau de cuir noir, long, coupé sur le modèle d’un trench. Nous étions debout et je l’embrassais discrètement. Au hasard de mes mouvements, mes mains s’étaient dirigées vers les poches de son trench et je pense même que j’en avais glissé une à l’intérieur. On apprend à connaître un individu en fouillant dans les poches de ses vêtements, c’est bien connu. Jacques-Yvan m’avait laissé glisser une main, mais pas l’autre, et pour empêcher l’autre main baladeuse d’aller visiter la deuxième poche, il m’avait repoussé le bras presque violemment. Il y avait anguille sous roche ! L’anguille était ce bracelet, déposé sur un petit lit d’ouate dans une boîte jaune ocre que j’ai encore et qui contient mes bijoux précieux. D’où il appert que mes bijoux précieux sont peu nombreux et petits puisqu’il suffit d’une boîte de rien du tout pour contenir ce bracelet si fin.
Je dois dire que je ne l’ai pas beaucoup porté pour avoir, deux fois de suite, fait des mailles à mes bas de nylon en raison des torsades qui alternent avec les breloques de forme oblongue. Les torsades sont piquantes aux extrémités. Et, oui, à cette époque de ma vie je portais des bas de nylon, de couleur ambre ou noire.
À propos des bracelets et de mon absence de cœur, quand j’étais adolescente. Absence de cœur, ça veut dire ne pas avoir de cœur pantoute. Faire souffrir. Traiter durement, et tous ces mots encore qui s’allongent à un cheveu des regrets et des remords. J’ai reçu un bracelet en or tout aussi fin, quand j’avais quinze ou seize ans, un bracelet personnalisé sur lequel était gravé mon prénom et sous la plaque en or où était gravé mon prénom étaient gravées les initiales de celui qui m’offrait le bracelet. Cruelle, je ne l’ai pas porté, ou presque pas. Voyez comme la vie est elle aussi cruelle : plusieurs années plus tard, constatant que je portais le bracelet, celui qui me l’avait offert s’était éclaté de rire. Trop peu, trop tard, c’est le moins qu’on puisse dire.
Même chose auprès de Jacques-Yvan. Il était un soir arrivé tard parce qu’il était allé magasiner mon cadeau de Noël. Lorsqu’il était arrivé encore une fois si tard, et alors que je n’en pouvais plus qu’il arrive irréductiblement tard, je l’avais reçu avec une brique et un fanal. Quand il m’avait dit qu’il était arrivé si tard parce qu’il était allé magasiner mon cadeau de Noël, je n’avais même pas été touchée, je ne m’étais pas excusée, aucune brèche fût-elle minuscule n’avait ramolli mon cœur.

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Jour 651

10BoucleSanFran

Il est imprimé Made in Taiwan à l’intérieur.

J’ai une belle histoire à raconter autour de ce bijou, une boucle d’oreille en imitation d’or blanc et jaune. Nous sommes en 1992. Jacques-Yvan et moi avons été séparés cinq semaines par des obligations de part et d’autre et voilà arrivé le jour de nos retrouvailles. Je porte mon éternelle robe noire de l’époque, très simple, aucune fioriture, décolletée aux épaules, avant arrière. Je la garnissais, été comme hiver, d’une ceinture large en suède noir, agrémentée de deux sangles cousues une à côté de l’autre, une kaki et une bourgogne, qui retenaient l’extrémité de la ceinture. J’aimais la robe, la ceinture, et les deux avaient du style.
Nous étions je pense chez mon oncle qui m’avait hébergée une partie de l’été, rue De Lorimier. Je dormais sur un petit lit de camp, dans la partie de la pièce double de ces anciens appartements faits en long, partie de la pièce double qui n’était pas fenestrée. Comme il faisait très chaud, nous laissions les portes grandes ouvertes et je me faisais réveiller la nuit par les camions. Mon cousin était avec nous dans l’appartement, y vivant avec son père, et mon autre cousin vivait à l’étage. Bref, je me retrouvais en famille.

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Marc Chagall, 150 x 136,5 cm, huile sur toile de lin, 1938-1939

Nous sommes assis à la table de la cuisine, Jacques-Yvan et moi, nous nous regardons, nous parlons, nous nous tenons la main. Je sors une enveloppe de mon sac qui ne devait pas être loin car j’ai eu l’idée de lui offrir une carte pour lui exprimer mon amour. Sur la carte, une reproduction des Mariés de la Tour Eiffel, de Chagall. Jacques-Yvan ouvre l’enveloppe, lit mes mots, et comme il est très facilement ému, peut-être que ses yeux se brouillent un peu. Venant je ne sais d’où, probablement de la poche intérieure de sa veste, il me tend à son tour une enveloppe. Il a eu la même idée que moi, m’offrir une carte. Je l’ouvre, je sors la carte, c’est la même, les Mariés de la Tour Eiffel. Je prends quelques secondes avant de l’ouvrir car je ne comprends pas ce qui m’arrive. Comment la carte que je viens de lui offrir peut-elle se retrouver entre mes mains, offrant à lire ses mots et non les miens ? Et qu’est-ce qu’il y a dans la carte ? Je remarque une bosse, deux bosses, en fait.
– Ouvre-la !, m’encourage Jacques-Yvan de son filet de voix –parce qu’il n’a toujours eu qu’un filet de voix.
Je l’ouvre et les boucles d’oreilles tombent sur mes cuisses, sur ma robe.
Jacques-Yvan ne me connaissait pas assez « dans le détail » pour savoir que j’ai les oreilles percées depuis l’âge de cinq ans, alors il m’a acheté des boucles pour oreilles non percées. Je ne les ai pas portées autant que je l’aurais voulu parce que, même avec un coussin de caoutchouc conçu pour procurer un peu plus de confort, elles m’écrasaient les lobes d’oreilles.

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Jour 652

09BouclesDenauzier

Cadeau de Denauzier.

Voici les boucles d’oreilles aux trois ors, cadeau de mon mari au début de notre relation. Ça peut donner à penser que je n’ai reçu des cadeaux de mon mari qu’en début de relation, mais il n’y a rien de plus faux.
Comme il faisait hier beau et chaud, je me suis installée sur la terrasse, faisant dos au soleil, pour lire La bouilloire qui siffle dans l’oreille d’un homme. C’est une histoire, vécue par Michel Tremblay mais transposée dans le corps d’un cinéaste, qui raconte l’arrivée d’un acouphène et l’ablation très délicate de la tumeur, appuyée sur le conduit auditif, qui l’a causé. Il y a donc une bonne partie du récit qui se déroule auprès du corps médical, en examens préparatoires et à l’hôpital. J’ai pu comparer l’expérience du cinéaste avec la mienne lors de ma chirurgie cardiaque. Le jour et la nuit. Les enjeux n’étaient pas les mêmes, cela dit. Au terme de sa chirurgie, le cinéaste aurait pu se réveiller avec une paralysie faciale, et la perte de l’ouïe. Au terme de ma chirurgie, il aurait pu s’avérer que ma valve mécanique « coule », auquel cas le sang de l’oreillette gauche n’aurait pas été entièrement acheminé vers le ventricule gauche, et quand cela arrive il semblerait que le sang non acheminé gicle sur les poumons. Quelle est la conséquence d’avoir du sang qui gicle sur les poumons ? J’avoue ne pas trop le savoir.
Quand il apprend qu’il doit se faire opérer, le cinéaste est dans tous ses états, il s’énerve, s’exprime, on l’imagine qui gesticule. Michel Tremblay, après tout, est un homme de théâtre ! Quand j’ai appris que je devais me faire opérer, assise et immobile, je n’ai pas aimé la manière du cardiologue de me l’annoncer. Il a dit :
– La valve est finie. Elle coule à flots. On ne va pas attendre dix ans.
– Allez-vous attendre disons trois ans en me maintenant stable par des médicaments ?, avais-je demandé stoïquement.
Je raconte ça de mémoire, ça fait quand même cinq ans maintenant.
– Des médicaments, vous allez en prendre à vie après la chirurgie, avait répondu le médecin.
– Je pose la question parce que ça ne me tente pas d’attendre trois ans, avais-je répliqué.
– Ce sera moins que ça.
– Trois mois alors ?
– Disons qu’à la fin de l’été vous devriez avoir été opérée.
J’avais hâte que ça se fasse, autrement dit, et il ne me semble pas, comme ce fut le cas du cinéaste, avoir traversé une période de déni.
Là où je veux en venir, c’est que j’aurais pu, comme Michel Tremblay, utiliser cette expérience pour écrire un roman de quelque cent cinquante pages. Pour y arriver, j’aurais pu prendre des notes au fur et à mesure des rencontres et des examens. En fait, ces notes existent car certains de mes textes relatent lesdits examens, je pense ici à l’échocardiographie transœsophagienne.
Hier soir, et c’est rare que ça m’arrive, j’ai oublié de prendre ma dose de Coumadin. Il faut dire que je n’avais pas toute ma tête, je ne me sentais pas en forme. Je ne savais pas encore, mais je l’ai découvert ce matin, que je couvais un virus qui s’exprime à travers des éternuements, un mal de gorge, un mal d’oreilles.

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Jour 653

08BagueMalik

Petite pierre bleue, peut-être un saphir ?

Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? C’est le titre d’un essai –est-ce un essai ?– de Pierre Bayard aux Éditions de Minuit. Le livre traîne dans ma bibliothèque depuis quelques années. Il appartenait à François. Il est annoté, des passages y sont soulignés, mais comme je lis difficilement l’écriture de François –il était gaucher–, je ne m’enrichis guère de ses annotations, je les décode tout au plus. Comment parler de ce bijou que je n’ai guère porté ? Ce pourrait être le titre d’un roman à venir. Il m’a été offert au prix de maigres économies d’un compagnon qui n’avait pas d’argent, pas de travail, pas d’avenir, pas d’attache. L’anneau n’est pas rempli d’or, dans la partie qui ceint la pierre. Cela signifie que la bordure de la bague est presque coupante, elle pénètre dans la peau quand mes doigts gonflent s’il se met à faire chaud. Comme elle m’a été offerte du temps que j’habitais à Aix-en-Provence, où les étés sont torrides, j’attendais des temps moins suffocants pour la porter. J’habitais alors aux Gazelles, c’est le nom des résidences universitaires qui comptaient quatre ou cinq bâtiments. Je n’avais pas grand-chose à faire, les cours étant interrompus par les vacances scolaires et ne reprenant qu’en octobre. Je distribuais à gauche et à droite des petites annonces tapées sur des bouts de papier pour offrir mes services de dactylographe –et me faire un peu d’argent. Je m’étais acheté à Aix, à mon arrivée, une machine à écrire flambant neuve qui fonctionnait au moyen d’une marguerite, en remplacement de la grosse boule IBM, pour ceux qui ont connu la grosse boule IBM. Mais l’été, bien entendu, je n’avais pas grand-chose à taper, les étudiants étant partis pour la plupart. Je ne lisais guère, il me semble, j’avais peut-être trop chaud dans ma chambre au quatrième étage. Je ne me promenais pas avant la fin de l’après-midi, pour ne pas mourir de chaleur sur les trottoirs. Je ne cuisinais pas car je n’étais pas équipée pour le faire. Je mangeais au restaurant universitaire et la nourriture y était fort acceptable. J’avais apporté ma bicyclette, mais je n’osais pas l’utiliser car j’avais peur des véhicules qui roulaient vite sur des routes étroites. Et, bien entendu, il faisait trop chaud sur les routes. Un été je suis allée voir une amie à Genève. L’air y était plus respirable, peut-être à cause des Alpes et du Lac Léman, mais mon séjour n’a duré qu’une dizaine de jours. Je me rappelle que je passais de très bons moments dans la chambrette de Brigitte, mon amie béninoise. Et qu’elle cuisinait à merveille. Elle n’aimait pas la nourriture des Blancs, qu’elle trouvait fade. Alors avec des gamelles et des plaques chauffantes qu’elle avait apportées dans ses bagages, elle préparait du poulet au citron à même le sol car la chambrette ne comportait pas de coin cuisine. Quand même, je ne passais pas tout mon temps chez Brigitte. Et je ne lisais pas. Et je restais cloîtrée jusqu’à ce que le soleil baisse. Je me demande de quelle manière j’occupais mon temps. Mais je sais que je ne portais pas ma bague coupante.

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Jour 654

07LettreE

Lettre sur pomme.

Place à la lettre E pour Emmanuelle, un peu difficile à lire, ce E, car il est stylisé. Je suis en compagnie de E justement, à Montréal. Il y a plus d’une heure, je lui ai annoncé que je m’en allais lire au lit. J’ai commencé L’homme qui entendait siffler une bouilloire, de Michel Tremblay. Tantinette, qui a lu tout Michel Tremblay, m’a prêté le livre vendredi dernier, après que nous ayons passé la soirée chez elle à jouer au Chromino, avec Bibi. Pour une fois j’ai gagné, en fait je n’ai pas gagné juste une fois mais presque toutes les parties. Bibi voulait rentrer, à un moment donné, lassée de perdre, mais je l’ai convaincue de rester pour jouer un peu plus longtemps. Cela faisait plaisir à tantine, et cela étirait le plaisir de la victoire, en ce qui me concerne.
Comme pour la bague d’enfant, du temps de la garderie, Emmanuelle a très peu porté cette breloque E qui venait avec une chaîne pour être portée au cou, lorsque je la lui ai offerte pour son anniversaire, elle avait alors huit ou neuf ans. À dix ans, cependant, je me suis surpassée. Jacques-Yvan et moi lui avons offert un voyage à Paris, pour célébrer son premier anniversaire « à deux chiffres ».
– Il va falloir en profiter au maximum, lui avais-je dit, parce que l’anniversaire suivant, à trois chiffres, n’arrive que dans quatre-vingt-dix ans !
Hier dimanche pour le concert de la chorale auquel participait Emmanuelle, portant ses chaussures bottines noires qui ressemblent à celles de ma grand-tante Laurette, j’ai porté au cou une breloque qui m’a été offerte par mon beau-fils il y a longtemps.
– Reconnais-tu ce bijou ?, lui ai-je demandé car il fait partie de la chorale lui aussi.
– Hum… ça me dit quelque chose, a-t-il répondu.
– Tu me l’avais offert de retour d’un voyage, peut-être le voyage en Corée ?
– Hum… peut-être…
Ça me fait un bien fou de ressasser les souvenirs de mon passé autour de ces bijoux. Mine de rien je répare mes erreurs, je profite après coup, je me pardonne, je partage. Au moment où la breloque que je portais hier m’a été donnée par le plus âgé de mes beaux-fils, j’étais tellement mal dans ma peau que je ne profitais de rien. Aujourd’hui, je profite de tout en double, en triple, il n’y a pas de limite.

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Jour 655

06BouclesFeuilles

Triples feuilles.

Nous voici encore dans l’univers de Jacques-Yvan. Je mentionne tout de suite que ces boucles d’oreilles manquent d’amour et que je vais les apporter chez le bijoutier à mon prochain périple à Joliette pour les faire nettoyer. Jacques-Yvan m’avait offert ces boucles d’oreilles en présence de sa maman. Nous n’étions que tous les trois dans le grand appartement que nous avions loué quelques mois auparavant, rue Grosvenor. Sa maman se prénommait Laurette. Elle est décédée depuis plusieurs années. J’ai eu une tante Laurette, elle aussi décédée. Le chemin sur lequel j’habite change de nom à un moment donné et devient le chemin Laurette. Ma tante Laurette, qui était en fait ma grand-tante, est née le même jour que le demi-frère d’Emma, mais quatre-vingts ans plus tôt. Toujours du temps de la rue Grosvenor, j’avais souligné ce double anniversaire. J’avais préparé une Charlotte russe pour ma grand-tante, et ma grand-tante était arrivée avec une tarte au citron Shirriff pour le demi-frère d’Emma. Tout le monde avait vanté la réussite de la tarte au citron, étant donné que ce ne sont pas toutes les personnes qui sont encore capables de cuisiner à quatre-vingt-dix ans. La mère de Jacques-Yvan était également présente. Elle avait joué du piano et ma grand-tante s’était assise à côté d’elle, sur le banc du piano, pour observer au plus près. Les deux femmes portaient toutes les deux, évidemment par hasard, une robe bleue à manches courtes et à ceinture faite du même tissu que celui de la robe. Ma grand-tante a toujours porté des chaussures qui ressemblaient à des bottines, noires et lacées, qui lui allaient fort bien. Je pense que les bottines avaient été taillées sur mesure car elle souffrait d’une déformation aux pieds. Je ne me rappelle pas des chaussures que portait ma belle-maman. Ma grand-tante portait, été comme hiver, des collants de couleur peau d’un tissu épais, on aurait dit du coton. Ils lui donnaient un air campagnard. Ma belle-maman portait des bas de nylon de couleur peau eux aussi. Je portais ce jour-là, je m’en rappelle car nous avons des photos de l’événement, une robe noire fuseau assez longue faite d’un tissu extensible. Il n’aurait pas fallu que le tissu ne soit pas extensible. J’étais enceinte de six mois et je savais déjà que je portais une fille qui allait s’appeler Emmanuelle.

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Jour 656

05BraceletNéron

Bracelet Caroline Néron

Cadeau des collègues au travail pour souligner mon départ à la retraite. J’ai aussi reçu une chaîne qui se porte au cou avec breloque, de Caroline Néron itou. Je ne voulais pas que mon départ soit souligné, par un cinq à sept au travail dans la grande salle de réunion, par un souper au restaurant où chacun paie sa part, ou par un petit déjeuner car c’est arrivé que deux collègues qui prenaient leur retraite en même temps soient célébrées les deux ensemble, autour de viennoiseries matinales.
– Si c’est ce que tu désires, avait répondu ma supérieure, il n’y a pas de mal à partir en douce. On peut simplement faire circuler une carte auprès des collègues et je te la remettrai en privé.
– C’est une bonne idée, la carte, avais-je acquiescé.
C’était deux mois avant mon départ. Comme beaucoup d’eau a amplement le temps de couler sous les ponts, dans un intervalle de deux mois, il y a eu un souper, finalement, dans un restaurant.
J’aime le bracelet, mais je ne le porte jamais. Je m’en tiens au bracelet Fitbit, au poignet  gauche, et à mon bracelet médical, au poignet droit.

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