Jour 581

12Pulsar

Alternance de lignes gris pâle et gris foncé.

Quelques détails d’une insignifiance déconcertante. Une résidente du CHSLD porte une Pulsar très semblable à la mienne. Une résidente qui doit avoir 105 ans. Sa Pulsar est de même taille et de même forme, mais le cadran derrière les aiguilles est tout noir, alors que le mien est une alternance de lignes gris pâle et gris foncé. J’essaierai de prendre la montre de la résidente en photo, pour comparer.
J’étais hier en compagnie de papa, je lui annonçais que dans moins d’un mois il aura 88 ans bien sonnés.
– Le 28 septembre 2018, papa, tu auras 88 ans. Ça fait beaucoup de 8.
– Pour ta gouverne, m’a-t-il répondu, je n’ai encore que 87 ans.
– Exact, ai-je répondu, amusée par l’utilisation, encore et toujours, d’une des nombreuses expressions qu’il a dans son sac.
Surprise, en outre, qu’il soit capable de me dire son âge.
Ligulaires. Elles poussent au soleil, à la mi-ombre, à l’ombre. Je suis retournée voir le pépiniériste.
– Encore moi, lui ai-je dit en arrivant.
– Que puis-je faire aujourd’hui ?
– Je ne viens pas acheter, je viens m’informer.
– J’écoute.
– Tu m’as vendu des ligulaires pour ma zone d’ombre le long du garage, ai-je commencé, mais j’ai remarqué en sortant d’ici qu’il y a une grosse masse de ligulaires en plein soleil, alors je m’inquiète pour celles que j’ai plantées à l’ombre avec mon mari.
– Tu t’inquiètes pour rien, m’a-t-il répondu, la ligulaire est heureuse partout. Regarde.
Il a feuilleté un catalogue, a trouvé la page des ligulaires, et j’ai pu vérifier qu’effectivement, et de même certains hostas, elle est heureuse partout.
– Tu t’es fait couper les cheveux ?, a-t-il enchaîné sans transition, de sorte que j’ai tardé avant de répondre. Ça te va bien, a-t-il précisé.
– Ça fait un peu Fifi Brindacier, j’avoue.
– Ça te donne un style, a-t-il rétorqué. Ce ne serait peut-être pas idéal pour aller à un bal, mais j’imagine que tu ne t’en vas pas à un bal !, s’est-il exclamé, fier de sa tirade.
– Un bal, non, mais justement, dimanche, nous assistons à un mariage…
– Oh !, a-t-il exprimé.
Pour ne pas connaître la signification de ce Oh !, j’ai enchaîné à l’effet qu’on annonçait du beau temps dimanche.

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Jour 582

orchidee

Bibi réussit merveilleusement avec les orchidées.

La situation évolue : j’ai jeté hier mon orchidée. Le pot avec, un pot de grès conçu pour les orchidées, percé de trous. Je regrette déjà de l’avoir jeté, mais pas au point d’aller le récupérer dans le bac à ordures ! L’orchidée habitait la salle de bain à l’étage. Pendant sa durée de vie de deux ans entre mes mains, elle n’a toujours eu que trois feuilles qui poussaient de peine et de misère. Aucune fleur. Dès qu’une nouvelle feuille arrivait, l’autre en-dessous flétrissait, jaunissait, tombait. C’est normal que les feuilles tombent, mais la mienne manquait de vitalité, et ne manquait pas de bibittes !
Il pleut en ce moment, c’est parfait pour notre nouvelle rangée de ligulaires. Je pensais qu’on allait la voir, et l’admirer, de la fenêtre de notre chambre, mais ce n’est pas le cas, on aperçoit à peine le premier plant de la rangée.
– J’ai une mauvaise nouvelle, ai-je dit à mon mari ce matin.
– Qu’est-ce qui se passe ?, m’a-t-il demandé.
Au début de notre relation, je pense qu’il s’inquiétait réellement lorsque je lui annonçais que j’avais une mauvaise nouvelle à lui dire. Mais maintenant il a l’habitude de mes niaiseries.
– On ne voit pas notre rangée de ligulaires depuis la fenêtre de notre chambre à coucher.
– Ah, a-t-il répondu laconiquement.
– J’espérais l’admirer à chaque matin en ouvrant les rideaux, ai-je ajouté.
– On pourrait la déplacer de deux pieds !, a-t-il proposé.
Sur un autre registre, le bracelet de ma Pulsar a sérieusement souffert de son été à mon poignet. Il est déjà sec, sur le point de craquer, et j’avoue qu’il ne dégage pas une bonne odeur. Il a été souvent couvert de terre, de sable, et d’énormément de sueur.
Retour aux plantes. J’en ai jeté une autre. Une succulente qui croissait assez bien, mais dont les perles de forme oblongue, les perles étant ici les feuilles, tombaient facilement, au point de n’offrir par endroits qu’une tige dégarnie. Poubelle.
Je suis donc rendue à quarante-cinq plantes.

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Jour 583

12D-Ligularia-DesmondaLes ligulaires sont au menu d’aujourd’hui, pour poursuivre avec les plantes, mon nouveau terreau thématique. Malgré la chaleur suffocante, je suis allée en acheter dix pots cet après-midi à la pépinière du village. Je profite des soldes de fin de saison. Notre pépiniériste a toutefois la réputation de vendre cher, alors lorsqu’il dit qu’il me fait un prix d’ami, j’imagine que je paie le même prix qu’ailleurs. Mais je continue d’y aller parce qu’il m’enseigne plein de choses, parce que j’aime acheter local, et parce qu’il est situé à cinq minutes en voiture en roulant lentement.
– Je viens pour les ligulaires, lui ai-je dit.
Il m’a regardée sans rien dire.
– Je suis venue hier pour vérifier s’il t’en restait, et comme il t’en restait, je viens aujourd’hui en acheter dix.
En campagne, au Québec, on se dit « tu ».
Il n’a pas semblé se rappeler de ma visite de la veille, mais ce n’est pas grave, nous sommes allés ensemble chercher dix pots de ligulaires et j’ai ramassé vite fait deux pots d’héliotropes.
– J’ai peur que tu aies trop chaud, ai-je dit à mon mari, à mon retour, car le projet des ligulaires s’est vécu à deux : je place les pots où je pense qu’ils doivent être placés, et mon mari creuse le trou. Je rebouche le trou avec de la terre et je l’enfonce autour de la plante. Je passe à la plante suivante sans tarder car mon mari travaille plus vite que moi. Les dix trous étaient déjà creusés que je n’en étais qu’à ma deuxième ligulaire de plantée. Elles forment une belle rangée le long du mur du garage. Il paraît que ça lui prend du temps à se sentir bien installée, alors les premières années elle ne pousse pas tant que ça. Comme le pépiniériste m’a dit de les installer à trois pieds l’une de l’autre, et que je l’ai écouté, ça va prendre du temps avant que les plantes se rencontrent pour former une haie.
Lorsque je me suis présentée chez lui la veille, je lui ai demandé des orpins, c’est ma plante préférée à l’automne car elle devient rose.
– C’est pour mettre où ?, m’a demandé l’homme.
– À l’ombre, le long d’un mur de garage. Plus ombre que mi-ombre, ai-je précisé.
– Ce n’est pas un bon choix, m’a-t-il répondu, je te conseille plutôt la ligulaire.
– C’est une plante d’ombre ?, me suis-je étonnée.
– Plus ombre que mi-ombre, même, a-t-il répondu en empruntant ma formule.
J’adore la ligulaire, elle me fait penser à mon frère Swiff qui en a chez lui autour de sa maison, et à tonton qui, avant de décéder, m’en a donné une qui était chétive mais qui a vite repris des forces rendue chez moi.
J’ai donc acheté la ligulaire, les dix pots, et je me suis dirigée vers la maison.
Quelle ne fut pas ma surprise de constater, en sortant en auto de la cour de son commerce, qu’il y a sur son terrain le long de la route, en plein soleil, on ne peut pas avoir plus de soleil que ça à cet endroit-là, toute la journée, des plants touffus de ligulaires pleins de fleurs jaunes !
Il va falloir que je retourne le voir pour éclaircir ça : ombre, ou mi-ombre, ou plein soleil ?

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Jour 584

Pothos

Lierre d’intérieur, c’est en plein cette plante qui enjolivait la chambre à coucher de papa.

Quand il habitait St-Paul dans un petit quartier domiciliaire, papa n’avait pas l’expérience des plantes comme il a pu la développer plus tard au lac Noir, grâce à mon frère Swiff qui lui apportait à l’occasion des arbustes et des vivaces pour enjoliver son terrain. Du temps de St-Paul, je dirais que les connaissances en botanique de papa se limitaient à son rapport avec la seule plante qu’il y avait dans sa maison, à savoir un lierre qui décorait sa chambre à coucher. Tout était gris dans cette maison, les murs et les meubles de cuir du salon, la table et les chaises de la salle à manger, et je me demande si la nappe n’était pas elle aussi grise. On peut comprendre qu’une plante verte, dans ce contexte, apportait un peu de vie. Elle logeait dans une jardinière fixée au mur, non loin de l’encadrement de la porte. Je me rappelle très bien avoir vu papa s’arrêter devant la jardinière, constater, à l’aide de son doigt qui grattait la terre, que celle-ci disparaissait comme par magie. Où allait-elle ? Pourquoi le niveau n’en était-il pas identique d’un arrosage à l’autre ? Mystère et boule de gomme. Je me rappelle en particulier la manière qu’avait papa de gratter la terre avec son doigt, une manière délicate, en homme minutieux qu’il a toujours été. Il avait fini par acheter un sac de terre de petit format et en avait ajouté à sa jardinière à l’aide d’une cuiller à soupe. J’étais au début de la trentaine, à cette époque, et je ne pensais pas au fait que papa allait vieillir un jour. Y avoir pensé, je me serais fait un devoir, qui aurait été synonyme de plaisir, de le regarder remplir sa jardinière, une cuiller à la fois, en secouant délicatement la cuiller au-dessus du sac pour en faire tomber le surplus afin de ne pas tacher sa moquette, grise. C’est bizarre. À chaque fois que je pense à papa, et le même phénomène se produit avec Emmanuelle, je me sens instantanément nourrie de l’amour que je ressens pour ces deux êtres si chers à mon cœur.
Emmanuelle n’aurait pas la même manière minutieuse d’ajouter la terre à la cuiller. Il y en aurait un peu qui tomberait sur la moquette.
Papa était moins fou que moi, il ne se cassait pas la tête avec quarante-sept plantes.

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Jour 585

Parfois, et je dirais de plus en plus souvent en vieillissant, je me fais penser à papa. Patiente comme ça se peut pas. Trop minutieuse. Idéalistement persévérante. Ainsi, avant que je ne décide de tondre mon schefflora, j’ai passé une bonne heure à en nettoyer les feuilles, à l’endroit, à l’envers, à la naissance de la tige le long de la branche, envisageant de le nettoyer ainsi au grand complet jusqu’à ce qu’il soit débarrassé à 100% de ses bibittes. Cela aurait nécessité des heures de frottage, et sitôt une feuille nettoyée, l’autre à côté se serait infectée.
– Je ne suis quand même pas pour me lancer dans ce projet colossal ?, me suis-je demandé, tout en ne cessant pas de gratter délicatement à l’endroit des larves collantes.
– Ça ne peut pas être plus colossal que mon blogue, me suis-je répondu.
– Et je suis à la retraite, j’ai le temps, ai-je ajouté.
– C’est parce que je me confronte à des projets plus grands que nature que je n’ai pas une seconde à moi, ai-je renchéri.
– L’important, c’est de savoir si j’ai envie de décoller ces larves une à une, ai-je doctement formulé.
– C’est un peu comme lorsque j’avais débarrassé le cuir chevelu d’Emma de la colonie de poux qui s’y était développée. J’avoue que j’avais aimé ça, m’occuper d’elle pendant quatre heures de file, dans la cuisine du chalet de la Pointe-aux-Anglais, pendant qu’elle avait lu un roman d’un coup…
– Mais ici ce n’est pas pareil, me suis-je ravisée, ce n’est pas de ma fille dont il s’agit, mais d’une plante.
– Une sur quarante-sept, ai-je d’ailleurs précisé.
– Elle m’a quand même été donnée par ma cousine…, me suis-je dit en faisant ressortir mon côté sentimental.
– C’est vrai, mais plusieurs de mes plantes m’ont été données par des amis, des tantes, des collègues…, s’il fallait que je les bichonne toutes autant, je deviendrais folle !
– Qui a parlé de les bichonner toutes ?, me suis-je offusquée.
À cette étape d’une réflexion qui commençait à me donner mal à la tête, une feuille s’est détachée de la branche, une feuille que je venais de nettoyer avec la plus grande délicatesse.
Silence, dans ma tête.
Je me suis levée –parce que j’étais assise sur un banc– pour observer de plus près le travail qui m’attendait. J’ai soulevé une branche pour y découvrir un voile de larves. J’ai soulevé d’autres branches qui ne donnaient aucun signe de maladie. J’ai gratté vite fait une larve sur une feuille du dessus, j’ai testé s’il était aussi facile de gratter sur une feuille du dessous, près de la terre. J’ai constaté que ça ne l’était pas parce qu’il fallait que je me contorsionne et que j’ajuste mon regard en faisant converger mes yeux vers le même point minuscule…
– J’ai pas fini, ai-je avoué.
– On coupe ?, ai-je proposé.
– On coupe, bâtard !, ai-je acquiescé en allant chercher une petite cisaille.

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Jour 586

Dracaena-marginata

Quelle propreté immaculée sur cette photo !

Mes ennuis ont commencé avec le dracaena. C’est ma belle-fille qui me l’a donné. Elle était en train de le perdre, l’ayant arrosé pendant quelques mois à raison d’une fois par semaine, sans trop vérifier si la plante avait besoin d’être arrosée. Je faisais pareil à son âge. Emma a fait le contraire, elle en a fait brûler une dehors au gros soleil.
J’ai laissé la plante dans notre entrée dont la température est régulièrement basse. Je ne l’ai pas arrosée pendant six mois ! J’enfonçais un hygromètre dans la terre et le résultat était toujours le même : humide. Un jour, j’ai remarqué qu’une pousse nouvelle semblait vouloir prendre forme. J’ai alors commencé à surveiller la plante de plus près et finalement je l’ai sauvée. L’été est arrivé, le problème de la luminosité absente dans la maison s’est présenté, j’ai alors eu l’idée de sortir toutes mes plantes dehors, sur la galerie avant. Je les ai alignées sur le bord des fenêtres comme je le fais l’hiver au même endroit, mais à l’intérieur, évidemment. Jusque-là, tout va bien. L’été s’est terminé, j’ai rentré mes plantes, et puisque le dracaena avait bien survécu à l’entrée froide, je l’y ai remis. Les cochenilles farineuses s’y sont développées. J’allais voir la plante des fois de temps en temps et je voyais bien que des petites taches blanches s’y multipliaient, mais puisque la plante continuait de croître, je ne me posais pas de question. Mais en même temps je m’en posais, puisque je m’en pose toujours. J’ai commencé à me demander si je ne devrais pas installer le dracaena dans mon bureau, déjà chargé de plantes, pour qu’il profite du beau soleil l’hiver et augmente ainsi encore plus sa croissance. Pourquoi désirer que la plante augmente encore plus sa croissance ? Je n’en ai aucune idée ! Mais mue par cette idée loufoque, j’ai bel et bien amené ma plante dans mon bureau déjà plein de plantes, et au bout de seulement quelques jours j’ai allumé : elles étaient toutes en train d’être infestées ! C’est depuis ce temps-là, donc l’hiver dernier, que j’ai de la misère.

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Jour 587

plante-interieure-jardin-potJ’ai refait le calcul ce matin en me levant et en parcourant toutes les pièces. Il y a quarante-sept plantes dans la maison. Elles ne sont pas aseptisées, harmonieusement placées et bien nettoyées comme sur la photo ci-dessus. Elles résident au contraire dans toutes sortes de pots tachés, dont plusieurs portent encore leur étiquette de prix et de code barres car ces maudites étiquettes ne sont pas faciles à décoller.
Actuellement, une grande partie se trouve dehors. C’est là qu’elles attrapent des bibittes qui se multiplient à l’infini dans la maison à l’automne quand je rentre mes pots. Le pire c’est que je le sais, mais je le fais pareil. Les pots sont dehors parce qu’il fait trop sombre dans la maison en été, avec les feuillages qui viennent pratiquement caresser les fenêtres. J’ai remarqué aussi que lorsque les plantes sont dehors, je n’ai presque pas besoin de les arroser, elles s’imprègnent de l’humidité matinale et nocturne. Bien entendu, elles résident à l’ombre, pour ne pas brûler sous le soleil. Cela dit, cet été ayant été celui que nous avons connu, j’ai eu besoin de les arroser régulièrement. L’hiver est une meilleure saison pour mes plantes, les rayons du soleil passent à travers les nombreuses fenêtres, décuplés de leur force par la blancheur de la neige. Mais l’hiver, les plantes sont en dormance. Il ne faut pas trop les arroser, les engraisser, les déranger. C’est la raison pour laquelle mon poinsettia a passé l’hiver dans un garde-robe, à la noirceur, arrosé seulement quand la terre était rendue sèche, or elle ne l’a presque pas été. Le poinsettia a hiberné et lorsqu’il s’est retrouvé en contact avec la vie, la chaleur, la lumière, les couleurs, il a explosé de beauté. Un qui va moins bien en ce moment, c’est le cactus. Je l’adore, il provient d’une bouture que m’a donnée Ludwika. Il fait peut-être cinq pieds de hauteur. Il étouffait dans un pot de grès trois fois trop petit, qui ne pouvait plus contenir le poids de la plante, de telle sorte qu’elle tenait par la peur, appuyée sur le côté d’une armoire de pin pour ne pas s’écraser de tout son long. Les plantes étant masochistes, ce cactus a attendu de n’en plus pouvoir d’étouffement dans son pot pour pousser d’un bon trois pouces, tout d’un coup, il y a un mois. Lassée de toujours reporter l’empotage, j’ai fini par acheter un gros pot pour l’y installer, avec l’aide de mon mari qui ne portait pas de gants, bien que je lui aie proposé trois fois d’en porter.
– Ouille, dépêche-toi, s’est-il contenté de répondre à chacune de mes propositions.
Le cactus est lui aussi sur la galerie depuis son rempotage, protégé des rayons intenses par une grosse vigne pendouillante, retenu dans son nouveau pot par un gros tuteur, ficelé au tuteur à deux endroits. Le traumatisme a fait se flétrir la nouvelle pousse de trois pouces, je me demande si elle va se remettre du choc que je lui ai fait subir. Idem avec mon aloès. Denauzier ayant accroché le pot dans lequel il résidait jusqu’à tout récemment, je l’ai installé dans un pot identique à celui du cactus, qui offre à la plante une surface de terre suffisamment grande pour qu’elle ne pende pas en-dehors du pot. Depuis cette transformation, ses tiges se racotillent, jaunissent, brunissent… je ne sais pas si je vais réussir à lui sauver la vie, d’autant que l’aloès déteste semble-t-il toute forme de changement.
– Donne-les m’a dit ma sœur, tu pourrais en donner une bonne vingtaine…
– En veux-tu quelques-unes ?, lui ai-je demandé.
– Non, a-t-elle répondu sans hésiter, elles sont pleines de bibittes !

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