Jour 583

12D-Ligularia-DesmondaLes ligulaires sont au menu d’aujourd’hui, pour poursuivre avec les plantes, mon nouveau terreau thématique. Malgré la chaleur suffocante, je suis allée en acheter dix pots cet après-midi à la pépinière du village. Je profite des soldes de fin de saison. Notre pépiniériste a toutefois la réputation de vendre cher, alors lorsqu’il dit qu’il me fait un prix d’ami, j’imagine que je paie le même prix qu’ailleurs. Mais je continue d’y aller parce qu’il m’enseigne plein de choses, parce que j’aime acheter local, et parce qu’il est situé à cinq minutes en voiture en roulant lentement.
– Je viens pour les ligulaires, lui ai-je dit.
Il m’a regardée sans rien dire.
– Je suis venue hier pour vérifier s’il t’en restait, et comme il t’en restait, je viens aujourd’hui en acheter dix.
En campagne, au Québec, on se dit « tu ».
Il n’a pas semblé se rappeler de ma visite de la veille, mais ce n’est pas grave, nous sommes allés ensemble chercher dix pots de ligulaires et j’ai ramassé vite fait deux pots d’héliotropes.
– J’ai peur que tu aies trop chaud, ai-je dit à mon mari, à mon retour, car le projet des ligulaires s’est vécu à deux : je place les pots où je pense qu’ils doivent être placés, et mon mari creuse le trou. Je rebouche le trou avec de la terre et je l’enfonce autour de la plante. Je passe à la plante suivante sans tarder car mon mari travaille plus vite que moi. Les dix trous étaient déjà creusés que je n’en étais qu’à ma deuxième ligulaire de plantée. Elles forment une belle rangée le long du mur du garage. Il paraît que ça lui prend du temps à se sentir bien installée, alors les premières années elle ne pousse pas tant que ça. Comme le pépiniériste m’a dit de les installer à trois pieds l’une de l’autre, et que je l’ai écouté, ça va prendre du temps avant que les plantes se rencontrent pour former une haie.
Lorsque je me suis présentée chez lui la veille, je lui ai demandé des orpins, c’est ma plante préférée à l’automne car elle devient rose.
– C’est pour mettre où ?, m’a demandé l’homme.
– À l’ombre, le long d’un mur de garage. Plus ombre que mi-ombre, ai-je précisé.
– Ce n’est pas un bon choix, m’a-t-il répondu, je te conseille plutôt la ligulaire.
– C’est une plante d’ombre ?, me suis-je étonnée.
– Plus ombre que mi-ombre, même, a-t-il répondu en empruntant ma formule.
J’adore la ligulaire, elle me fait penser à mon frère Swiff qui en a chez lui autour de sa maison, et à tonton qui, avant de décéder, m’en a donné une qui était chétive mais qui a vite repris des forces rendue chez moi.
J’ai donc acheté la ligulaire, les dix pots, et je me suis dirigée vers la maison.
Quelle ne fut pas ma surprise de constater, en sortant en auto de la cour de son commerce, qu’il y a sur son terrain le long de la route, en plein soleil, on ne peut pas avoir plus de soleil que ça à cet endroit-là, toute la journée, des plants touffus de ligulaires pleins de fleurs jaunes !
Il va falloir que je retourne le voir pour éclaircir ça : ombre, ou mi-ombre, ou plein soleil ?

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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