Badouzienne 68

Acrylique, pigments secs et vernis à ongles, 18"X24"

Voici ci-contre la toile sur laquelle j’ai travaillé hier après avoir épluché les patates, et avant que Denauzier entame la cuisson des steaks. Elle est de forme ovale dans son ensemble, comme ma Fée clochettes précédente. On y voit facilement un extraterrestre, en tout cas moi j’en vois un, qui me demande ce qui va lui arriver.

L’extraterrestre est constitué de masses sans reflet, sans miroitement, sans iridescence. Je n’ai fait qu’appliquer de l’acrylique à fini mat, tout simplement, sans aucun dégradé. Pour cette raison, Bibi n’aimera pas ma toile. Devrais-je couvrir le blanc qui entoure E.T. ? Mon ami André me dirait qu’il y a déjà bien assez de mélanges et qu’il n’est pas nécessaire d’en ajouter.

Il me reste encore quelques couleurs de celles que j’ai utilisées, assez pour envisager de lui faire un petit frère qui se déclinera, lui, dans les formes carrées. Donc, quand l’extraterrestre me demande ce qui va lui arriver, je lui réponds qu’il sera bientôt accompagné d’un ami dans les mêmes teintes. Cela semble le rassurer car, comme je l’ai écrit hier, c’est toujours mieux à deux.

Deux couleurs cependant manquent à l’appel, celle qui a pour nom Gris taupe –qui couvre la masse la plus inférieure au centre– et une autre, le vert, que j’ai obtenue moi-même en mélangeant je ne sais plus quels restants de tubes, donc je ne serai pas capable de la reproduire. Le rouge vin, en passant, requiert quatre ou cinq couches pour obtenir une belle couvrance, cela constitue un irritant, une épreuve pour le système nerveux, au bout d’un moment. J’ai essayé de créer tout à l’heure mon propre Gris taupe et je suis, sans surprise, arrivée à autre chose, à savoir un mauve violacé.

L’important, m’a dit mon mari tout à l’heure, découvrant ma toile pour la première fois, est que toi, chérie, tu aimes le résultat. Ça veut dire qu’il ne l’aime pas tellement, car quand il aime il s’exclame qu’il aime. Il n’empêche que j’ai hâte d’entamer le pendant aux formes carrées. Je pense que je vais m’y mettre à l’instant, mais ce faisant je ne serai pas allée dehors aujourd’hui.

Si je réussissais à écrire un texte 69 demain le 30 avril 2022, et aussi un 70, j’aurais une base de 70 Badouziennes par année, dans une perspective d’écriture hors défi. Je bascule en effet dans une nouvelle année au 1er mai, soit après-demain. Autrement dit, demain le 30 avril, cela fera un an que mon défi d’un texte par jour, du lundi au vendredi, est terminé. Par conséquent, le 1er mai, j’entrerai dans ma deuxième année d’écriture-juste-pour-le-plaisir. Mais toutes ces histoires de dates sont bien difficiles à suivre. Je devrais écrire davantage, pour ne pas « perdre la main », comme on dit, mais le temps manque.

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Badouzienne 67

Il ne semble pas exister une saveur « petits fruits ».

De guerre lasse et contre toute attente, j’ai proposé à Denauzier de manger du steak pour souper. Accompagné de patates pilées. Avoir eu des haricots verts en boîte dans le garde-manger, j’en aurais réchauffé pour apporter une touche de couleur dans l’assiette. N’en ayant pas, nous avons mangé non coloré.
– Ce sont de gros morceaux !, me suis-je exclamée quand mari a sorti le paquet de steaks du sac d’épicerie.
– Pas tant que ça, a-t-il répondu, ils ne sont pas épais.
– Je vais me contenter d’une moitié, ai-je décrété.
Il était 16 heures et je n’avais pas faim lors de mon décret. Quand est arrivé le souper j’ai tout mangé, et assez rapidement d’ailleurs.

Pour dîner, je nous avais préparé le tofu magique de Loounie, accompagné d’une salade d’endives nappées d’une vinaigrette au tahini dont j’ai le secret depuis des décennies, compte tenu que j’en ai découvert la recette quand j’étais jeune et que maintenant je suis vieille. J’avais aussi déposé dans l’assiette une louche de fromage cottage et des tranches d’avocat. Les endives étaient en outre agrémentées de tomates cerises rouges. Donc, c’était coloré, santé, un tantinet recherché.

– Qu’allons-nous manger pour souper ?, a voulu vérifier Denauzier, à peine avions-nous avalé la dernière bouchée d’un Jell-O qui venait clore notre gastronomie végétarienne.
La question ne s’adressait pas tant à moi qu’à nous deux.
– Question à 1000$, ai-je répondu, dans l’absence habituelle d’idée quant à ce qui garnira l’assiette du prochain repas.

Le Jell-O a été acheté en prévision de la visite des petits-enfants, début mars. Or, la gélatine à saveur de fruits ne semble plus avoir la cote. Les pattes d’ours et les boissons Iogo Nano se sont gagné la faveur des invités. Pour éviter que les paquets de poudre granulée traînent pendant des années, je les ai préparés en mélangeant trois saveurs : raisin, cerise, fraise. Lorsque mon mari m’a demandé si la gélatine était aux framboises, j’ai simplement répondu qu’elle était aux « petits fruits ».

Toujours est-il que je ne me rappelle pas, avant tout récemment, avoir fait du Jell-O, de la même manière que je ne me rappelle pas avoir servi du steak aux membres de ma famille recomposée il y a longtemps, ou encore à Emmanuelle du temps de notre vie à deux. La même chose pour la purée. Comme quoi on change. Pas forcément pour le mieux, car nous savons tous que nous devrions cesser de manger de la viande rouge pour des raisons de santé et d’environnement.

– Tu t’occupes des patates et moi du steak ?, a demandé Denauzier aux environs de 18 heures.
– Parfait, ai-je répondu en me dépêchant de les peler et de les faire bouillir pour aller peindre tranquille.

Nous étions couchés lorsque mon mari s’est rappelé qu’il n’avait pas mis la purée au frigo.
– Je m’en suis occupé, ai-je répondu.
Travail d’équipe.
C’est la seule manière, quant à moi, de surmonter l’infinie difficulté de nous nourrir deux fois par jour, tous les jours, et de gérer tout ce qui vient avec.

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Badouzienne 66

La Fée Clochette.
J’ai mis cette photo en ligne sur un site regroupant des peintres. J’ai reçu huit commentaires positifs, du jamais vu dans ma carrière !

Notre petite-fille a pris la brique des Oeuvres complètes de Poulin qui traînait sur ma table de chevet, dans ma chambre. J’étais en train de placer les couvertures sur le lit et de ranger des vêtements. Elle fouillait dans mes affaires et dans celles de son papi, comme elle aime le faire, en n’arrêtant pas de placoter.
– Je vais l’apporter en bas pour le lire, m’a-t-elle dit à propos du Poulin. J’ai le même à la maison.
– Ah oui ?, me suis-je faussement étonnée. Tu ne trouves pas qu’il est encombrant, quand tu le lis chez toi ?
– Qu’est-ce que ça veut dire, « encrombant » ?
– Ça veut dire qu’il te dérange, qu’il prend de la place, qu’il n’est pas confortable parce qu’il est lourd, que tes mains sont petites, que les pages sont appuyées sur ton ventre et qu’elles ne veulent pas se laisser tourner… tout ça à la fois.
Je sais que j’en dis beaucoup trop et que la petite ne comprend pas le tiers de ce que je lui raconte, mais elle est un peu habituée, notre relation a maintenant six ans, puisqu’elle-même, de sa personne, a six ans.
– Mes mains ne sont pas petites !, s’exclame-t-elle.
– Bien, elles le sont plus que les miennes, ai-je rétorqué. Viens, on va comparer.
Habituellement, quand je m’adresse à elle en utilisant un ton directif, elle fait admirablement fi de ce que je lui dis. Mais, surprise, mon impératif à peine énoncé, elle se dirige vers moi. Nous comparons la taille de nos mains, convenons que les miennes sont géantes par rapport aux siennes. Sur ce, nous nous dirigeons vers l’escalier pour nous rendre au rez-de-chaussée. Je tiens dans mes mains un exemplaire de Mort sur le Nil en format poche. Plus léger et plus souple que la brique.
– Tu ne m’as pas dit si tu trouvais que le gros livre est encombrant lorsque tu le lis.
– Non, a-t-elle simplement répondu, n’explicitant pas ce « non » pour ne pas avoir à répéter « encombrant ».
– En tout cas, si tu désires un livre plus léger, j’ai aussi celui-ci, lui ai-je proposé alors que nous avions atteint la dernière marche.
– Elle a regardé le livre d’Agatha en me tendant aussitôt la brique en échange.
– Lui aussi, a-t-elle dit, je l’ai à la maison.
– As-tu commencé à le lire ?
– Oui.
– Et c’est l’histoire de quoi ?, ai-je voulu vérifier.
– Bien ! C’est l’histoire d’un bateau !, a-t-elle exprimé comme si j’étais idiote, dans la mesure où il y a un bateau sur la couverture du livre.
– Mais sur le bateau, il doit bien y avoir des gens ? Qu’est-ce qu’ils font ? Qu’est-ce qu’ils se disent ? Est-ce qu’ils mangent ? Et s’il n’y a pas de gens, est-ce que c’est parce que le bateau est percé ? T’en rappelles-tu ?
La petite alors a ouvert le livre au hasard.
– Tu vois, mamie, les points d’interrogation ?, m’a-t-elle montré ici et là, le doigt tendu. Ça veut dire que les gens se posent des questions, c’est ça qu’ils font sur le bateau !

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Badouzienne 65

Tête pansée ce 30 mars 2022

Je me demande cette fois-ci, dans la mesure où mon texte commençait de la même manière hier, à propos du maintien, ou non, du fond marron, je me demande ce que mon mari va penser de ma toile pansée sur laquelle j’ai travaillé aujourd’hui comme on peut le constater ci-contre. Je vais le savoir tout à l’heure, quand il sera de retour.

Difficile de savoir ce que j’en pense moi-même. J’aime la présence du pied, ça c’est sûr, dont les orteils ont reçu une fine couche de vernis à ongle de couleur violette. Ça ne paraît peut-être pas sur la photo. Malheureusement, la cheville n’est pas aussi fine que je l’aurais souhaité. Le maintien coûte que coûte de la largeur de ma trace de pinceau provenant du fameux fond marron, largeur circonscrite ici par des traits noirs, maintien de haut en bas, ne m’a pas permis d’affiner cette jolie partie du corps –j’en suis toujours à la cheville.

Encore une fois, décidément, je sens que je ne suis pas facile à suivre. Je vais changer de sujet, ce sera peut-être plus fluide.

Ce matin, je suis allée choisir un tissu pour faire recouvrir des bancs et des chaises. C’est la propriétaire qui m’a servie. J’aime cette dame et il ne fait nul doute qu’elle a beaucoup d’expérience dans son domaine. Je n’arrivais pas à en choisir un parmi les mille et un échantillons réunis dans des catalogues d’un pied d’épais.
– Celui-ci, madame, pensez-vous qu’il pourrait faire l’affaire ?
– Bien, vous m’avez dit que vous cherchez quelque chose de joyeux… on peut trouver plus joyeux !
– Et celui-ci, l’aimez-vous ?
– Ce n’est pas moi qui dois l’aimer, c’est vous qui devez avoir un coup de coeur !
Sachant que je n’aurais jamais un coup de coeur pour un échantillon de tissu, j’ai décidé sur le champ de choisir celui qui apparaissait sous mes yeux, dans les teintes de Pâques, ça adonne bien car nous y serons dans deux semaines, à savoir jaune et violet, avec du rose et du pourpre ici et là. Le motif est floral. Mais il y avait un autre tissu que j’aurais peut-être dû choisir à la place, moins conventionnel, plus moderne… qui a attiré mon regard en premier, or il est bien connu que la première idée est toujours la meilleure.

J’imagine que mon profil pansé ressemble maintenant à une patente exploratoire pour m’être trop intéressée aux traces de pinceau dans les tons de marron qui couvraient la toile. J’aime aussi, pour en revenir à ce que j’aime, l’effet de nuage sur le ciel vert, en haut à gauche, et la trouvaille qui m’a permis de tracer une narine sans aucune difficulté en créant tout simplement une boucle –tronquée de sa moitié.

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Badouzienne 64

Tête pansée, un titre qui ne me plaît pas, même si on peut interpréter qu’il s’agit d’une Tête pensée. Je vais tenter de trouver mieux. 24 po X 24 po, acrylique et encre noire

Je me demande si je dois retirer le fond marron à droite, et la sorte de beige indéfini à gauche, maintenant que j’ai tracé, avec un stylo à encre noire, les marques de pinceau qui étaient visibles sur la surface de la toile, dans l’espace que j’ai restreint à celui d’un individu vu de profil.

Je sens que je ne suis pas facile à suivre. L’important, c’est de savoir qu’il y a sur cette toile un profil qui est traversé de bandes larges et moins larges tracées à l’encre noire. Ce n’est pas important de savoir comment m’est venue l’idée –aujourd’hui même– de créer ce profil. La question qui est au centre de mon débat intérieur est plutôt de décider si je maintiens le marron, côté bouche, et par ricochet la sorte de beige, derrière la nuque.

J’aime l’effet apocalyptique du marron parce qu’il s’en dégage du mouvement et donc de la vie, mais je ne suis pas certaine d’avoir envie de vivre, dans la maison, avec une toile qui évoque l’apocalypse lorsque mon regard se pose sur elle. Mon mari, lui, adore le brun tel qu’il est et ne comprend pas que je sois allée vers l’ajout de ce qu’il a dit être « une momie ».

J’ai de la difficulté à me décider parce que j’aime beaucoup le brun. Je dirais qu’il est ma couleur préférée, mais il ne me va pas s’il s’agit de me vêtir de cette couleur. De toute façon, je sais fort bien que je ne peux pas décider comment faire progresser une toile avec ma tête. C’est en y travaillant de mes mains. Une ligne, une couleur, une masse vont me donner la voie à suivre.

Je ne devrais pas me lancer dans la peinture, comme je le fais depuis trois quatre jours, alors que le tome 2 attend que je m’occupe de lui. Mais il n’empêche que je publie ce texte pour ensuite faire une petite tentative de quelque chose avec ma belle couleur taupe sur le cou du personnage…

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Badouzienne 63

Sans titre, 30"X40"

Je porte un rouge à lèvres de couleur dite On Cloud Wine, qui se vend sous forme de crayon et non de tube. Sa particularité est d’être indélogeable. Le mot est imprimé sur le produit. Ce n’est pas vrai qu’il est indélogeable parce que je bois de l’eau en ce moment et mes lèvres impriment une grosse marque non élégante sur la bordure du verre.

Nous avons acheté ce rouge foncé à Toronto, Emma et moi, quand nous nous sommes rendu compte que nous étions parties à l’aventure, le premier matin de notre brève escapade, sans avoir d’abord coloré nos lèvres, alors qu’il est entré dans nos moeurs, les siennes et les miennes, de les colorer quand nous voyageons. Comme ce crayon donnait droit à des points bonis si nous en achetions un deuxième, au Shoppers Drug Mart, Emma en a choisi un autre de couleur plus rouge et ne tirant pas autant sur le vin. Bien entendu, ces deux nouveaux crayons s’ajoutent à une collection déjà trop généreuse pour le peu de fois que je colore mes lèvres.

Je n’avais pas toute ma tête, lorsque nous sommes allées à Toronto, parce que j’y suis arrivée malade d’une gastroentérite qui s’est déclarée dans le train. C’est peut-être pour cette raison que j’ai oublié de glisser des rouges à lèvres dans mon sac à main, et c’est probablement pour cette même raison que j’ai égaré ma carte de crédit, peu de temps après l’achat du On Cloud Wine. Cela nous a valu, à ma fille et moi, une expérience téléphonique avec le service à la clientèle de Mastercard, au cours de laquelle nous ne savions plus trop si nous parlions à des êtres humains ou à des robots.

Le thème du texte d’aujourd’hui est celui du maquillage, d’une part parce que j’ai les lèvres maquillées en plein après-midi en plein lundi en pleine campagne, cela ne m’arrive jamais, et d’autre part parce que la toile qui apparaît ci-dessus est faite à partir de vernis à ongles que j’ai versé sur la toile. Les bouteilles de vernis proviennent d’Emma, qui n’achète pas que du rouge à lèvres au Pharmaprix –l’équivalent québécois du Shoppers Drug Mart ontarien. Fidèle à mon obsession pour les masses, j’ai coloré les espaces formés par les coulisses de vernis avec mes tubes d’acrylique. J’allais oublier que j’ai aussi utilisé un restant de gouache liquide de couleur dite Bleu foncé. J’envisagerai peut-être, plus tard, de coller sur certaines masses du papier imprimé provenant de serviettes de tables.

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Badouzienne 62

J’ai 62 ans, bientôt 63.

Si je désire en venir à bout de mes textes pour produire les neuf autres tomes de ma série titanesque, il est préférable que j’investisse mon temps non pas en écrivant du nouveau, mais en révisant de l’ancien. Donc, je suis très peu active sur mon blogue ces derniers temps, d’autant que j’ai été très active en déplacements, d’abord en Ontario, puis à Montréal, sans oublier que nous avons hébergé les petits pendant la semaine de relâche.

En Ontario, nous avons flâné une bonne demi-heure dans un magasin, en grande partie pour nous réchauffer, Emma et moi, la température étant exécrable ce jour-là. Dans ledit magasin se trouvaient des casse-tête et bien entendu Emmanuelle les a vus. Nous en avons acheté deux, dont celui ci-contre, par solidarité pour le peuple Ukrainien. Au départ, bien sûr, le casse-tête n’a rien à voir avec le conflit qui sévit actuellement.

À notre retour à la maison, à Montréal, un soir, j’ai écouté trois épisodes en rafale de la série Big Little Lies, cela représente trois heures, pendant lesquelles ma fille est venue à bout du casse-tête.

J’ai corrigé de façon satisfaisante, à ce jour, le premier quart de ma deuxième année d’écriture. Je pense savoir déjà quel sera le texte en quatrième de couverture et quel sera le titre du tome. À suivre !

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