Badouzienne 63

Sans titre, 30"X40"

Je porte un rouge à lèvres de couleur dite On Cloud Wine, qui se vend sous forme de crayon et non de tube. Sa particularité est d’être indélogeable. Le mot est imprimé sur le produit. Ce n’est pas vrai qu’il est indélogeable parce que je bois de l’eau en ce moment et mes lèvres impriment une grosse marque non élégante sur la bordure du verre.

Nous avons acheté ce rouge foncé à Toronto, Emma et moi, quand nous nous sommes rendu compte que nous étions parties à l’aventure, le premier matin de notre brève escapade, sans avoir d’abord coloré nos lèvres, alors qu’il est entré dans nos moeurs, les siennes et les miennes, de les colorer quand nous voyageons. Comme ce crayon donnait droit à des points bonis si nous en achetions un deuxième, au Shoppers Drug Mart, Emma en a choisi un autre de couleur plus rouge et ne tirant pas autant sur le vin. Bien entendu, ces deux nouveaux crayons s’ajoutent à une collection déjà trop généreuse pour le peu de fois que je colore mes lèvres.

Je n’avais pas toute ma tête, lorsque nous sommes allées à Toronto, parce que j’y suis arrivée malade d’une gastroentérite qui s’est déclarée dans le train. C’est peut-être pour cette raison que j’ai oublié de glisser des rouges à lèvres dans mon sac à main, et c’est probablement pour cette même raison que j’ai égaré ma carte de crédit, peu de temps après l’achat du On Cloud Wine. Cela nous a valu, à ma fille et moi, une expérience téléphonique avec le service à la clientèle de Mastercard, au cours de laquelle nous ne savions plus trop si nous parlions à des êtres humains ou à des robots.

Le thème du texte d’aujourd’hui est celui du maquillage, d’une part parce que j’ai les lèvres maquillées en plein après-midi en plein lundi en pleine campagne, cela ne m’arrive jamais, et d’autre part parce que la toile qui apparaît ci-dessus est faite à partir de vernis à ongles que j’ai versé sur la toile. Les bouteilles de vernis proviennent d’Emma, qui n’achète pas que du rouge à lèvres au Pharmaprix –l’équivalent québécois du Shoppers Drug Mart ontarien. Fidèle à mon obsession pour les masses, j’ai coloré les espaces formés par les coulisses de vernis avec mes tubes d’acrylique. J’allais oublier que j’ai aussi utilisé un restant de gouache liquide de couleur dite Bleu foncé. J’envisagerai peut-être, plus tard, de coller sur certaines masses du papier imprimé provenant de serviettes de tables.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans Badouziennes. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s