Jour 861

Une dame de notre cours de danse en ligne est arrivée à quelques reprises avec des notes écrites sur un bout de papier. À la pause, qui dure cinq minutes après la première heure, la dame sort ses papiers sur lesquels elle a écrit les histoires qu’elle va nous raconter. Les histoires, ce sont des blagues cochonnes. Elle parle très fort car dans cette grande salle communautaire le son ne voyage pas. Notre professeur, d’ailleurs, doit utiliser un micro sans fil pour nous enseigner. La dame s’assoit et nous sommes assis (il y a deux hommes dans nos cours, pour quatorze femmes) autour d’elle.
– C’est l’histoire d’une femme qui doit aller chez le gynécologue. Ah la la ! Aller chez le gynécologue, elle n’a jamais fait ça. Elle entre dans le bureau du médecin et il lui dit qu’elle doit se déshabiller. Ah ! mais docteur, je ne pourrai jamais faire ça. Me déshabiller ! Au complet ? Au complet, lui répond le docteur. Bien écoutez, lui dit la dame au bout d’un moment de réflexion, je pense que je vais être capable de me déshabiller si vous éteignez les lumières. Dans le noir, je vais être capable. Alors le médecin se dirige vers l’interrupteur et éteint les lumières et la pièce devient noire. J’y pense, docteur, dit la femme, où vais-je mettre mes vêtements ? Donnez-les moi, répond l’homme, je vais les mettre par-dessus les miens.
Et tout le monde de rire.
Puis une autre blague qui n’a pas été racontée jusqu’à la fin. Il est question d’un homme qui a 100$ et qui en dépense 90$ pour un casque de moto. Il sort du magasin et croise sur sa route une prostituée.
– Aimerais-tu recevoir mes services ?, lui demande la prostituée.
– Bien, qu’est-ce que je peux obtenir avec 10$ ?, lui répond-il.
Et, ici, la dame de notre cours s’est mise à rire et à devenir toute rouge et à s’éventer le visage avec ses papiers. Et elle n’a pas été capable de dire que l’homme pouvait obtenir une pipe !
Une dame de mon cours m’a dit mercredi dernier que j’avais fait beaucoup de progrès et que j’étais rendue vraiment bonne ! C’est vrai que mercredi dernier je me suis mieux débrouillée qu’aux cours précédents. Or, c’était notre dernier cours et je ne pense pas y retourner, je veux plutôt aller faire des exercices d’étirement et de cardio le mardi matin à partir de la mi-septembre, dans la même grande salle, nous y serons semble-t-il plus d’une trentaine.

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Jour 862

Nous répondions Oui, oui ! d’une seule voix comme si de rien n’était. Plus ça allait, plus l’heure de notre prestation approchait. À la dernière minute, j’allais voir Ludwika pour lui annoncer qu’elle devrait jouer seule. Je ne ressentais aucune panique, je n’étais que flegme, il n’avait jamais été question à mon esprit que je me soumette à pareille épreuve qui dépassait largement mes maigres capacités.
– Je le savais, me disait-elle, que tu n’étais pas capable de m’accompagner.
– Tu ne sembles pas m’en vouloir ?, m’étonnais-je.
– Cela n’altérera pas notre relation, j’espère ?, me répondait-elle, en me faisant comprendre que nous étions amantes et qu’elle tenait à moi.
– Bien sûr que non, était ma réponse, alors que je ne savais pas, la seconde précédente, que nous avions une liaison.
Je me demandais en outre, en sachant encore une fois que je n’en serais pas capable, si j’allais devoir l’embrasser sur la bouche comme le font les amants.
Dans un brouhaha d’actions, de sons, de mouvements, de paroles, je me retrouvais ensuite dans une boutique en désordre et surencombrée. J’y étais entourée de gens qui me vendaient des couvertures faites à la main, peut-être d’inspiration sud-américaine.
– Tu n’auras qu’à te déguiser avec ces couvertures, me disait une collègue, et à te maquiller. Tu pourrais d’ailleurs porter un chapeau à large bord. Au lieu de jouer de la guitare sur scène avec Ludwika, tu lanceras de grands cris de joie à l’arrivée du refrain, en t’assurant de crier au bon moment, sur le bon temps du rythme. Cela va créer beaucoup d’effet, les gens vont applaudir.
– Pourquoi pas ?, répondais-je, en me disant encore une fois que même ça, crier sur le bon temps du rythme sans avoir à jouer d’un instrument, je ne saurais le faire.
Décidément, je n’ai pas un rôle ni une personnalité intéressants dans ce rêve. Je n’exprime pas le fond de ma pensée à moins d’y être obligée par une patronne qui insiste. Première des choses. En ce sens, je suis poltronne et malhonnête. Quand j’exprime le fond de ma pensée, je n’y vais pas de main morte et mes commentaires négatifs sont excessifs. Tout ou rien. C’est l’histoire de ma vie.
Avec Ludwika, je fais semblant, je suis hypocrite sur toute la ligne. Semblant de vouloir jouer de la guitare et semblant de l’aimer.
En ce qui a trait à mes capacités, c’est toujours pareil, je me retrouve en rêve confrontée à des défis que je ne suis jamais capable de surmonter. Comment ça se fait ?
Quand j’entr’ouvre le rideau sur scène et que j’y vois tant de monde, je me dis que ce doit être merveilleux de déployer ses talents sur scène et de se laisser porter par l’énergie de la foule. Mais ce n’est pas pour moi…

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Jour 863

Dans mon rêve de la nuit dernière, mon ancienne patronne me demandait si j’avais des problèmes d’ordre gynécologique. Je trouvais sa question étrange mais je me contentais de répondre par la négative sans me casser la tête. Elle me demandait alors si je souffrais d’une petite dépression.
– Où veux-tu en venir ?, lui répliquais-je, déçue de n’être pas déjà débarrassée d’elle.
– Tu sembles tristounette, pas en forme, pas énergique, est-ce qu’il y a quelque chose qui ne va pas ?
Je formulais alors une réponse très à mon goût, affirmée sans être arrogante, pour l’informer qu’elle s’inquiétait pour rien, que tout allait bien. Malheureusement, elle poursuivait avec une remarque supplémentaire et je décidais de lui dire une fois pour toutes ses quatre vérités.
– Il ne faudrait quand même pas que tu oublies, Annie, ce que tu m’as fait aux Ressources humaines il y a quelques mois. Rappelle-toi à quel point tes remarques ont été virulentes à mon égard. Comment voudrais-tu que je manifeste du plaisir à te voir, alors qu’intérieurement je ne suis pas loin de te mépriser ? Je ne t’en veux pas de m’avoir bardassée aux Ressources humaines. Disons que depuis cet épisode, je trouve dommage de devoir être encadrée par une personne aussi incompétente que toi.
Je me félicitais intérieurement, car je venais d’exprimer l’exact fond de ma pensée.
Je prononçais ces paroles, qui soulageaient mon cœur, en m’approchant d’elle au point que nos visages se retrouvaient nez à nez. Je ressentais la sécrétion de l’adrénaline qui se dégageait dans mon corps et qui commençait à me griser, mais j’espérais ne pas aller trop loin, comprendre ne pas l’agresser physiquement.
Puis, changement de décor, nous devions, tous les employés de mon service, participer à un gala qui allait attirer beaucoup de monde dans une salle immense. En écartant légèrement les lourds rideaux de velours rouge de la scène où nous évoluions avec frénésie, on voyait déjà que la salle était bondée. On m’avait attribué un rôle auprès de Ludwika qui allait jouer du violon et j’allais l’accompagner à la guitare. Je savais que je n’allais jamais être capable d’y arriver, et Ludwika aussi le savait, mais nous faisions semblant d’être prêtes à jouer sur scène sans avoir pratiqué ne serait-ce qu’une fois. Les patrons nous demandaient :
– Vous, les deux musiciennes, expérimentées comme vous l’êtes, ça va aller ?

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Jour 864

J’étais ce matin dès 7h30 au CLSC pour des prélèvements sanguins. J’avais apporté une pile de Elle Québec afin que mes revues soient consultées par d’autres personnes que moi, dans la mesure où Denauzier ne les feuillette pas à la maison. J’ai déposé la pile sur une petite table de la salle d’attente, ni vu ni connu. Assez rapidement, j’ai pu constater avec satisfaction qu’une dame tenait entre ses mains le Elle Québec ayant Emma Watson en couverture, une autre dame Karine Vanasse, une plus vieille dame Caroline Néron. J’y étais pour quelque chose dans l’amélioration des conditions de notre heure d’attente avant de nous faire piquer.
J’avais plusieurs choses à faire après les prélèvements et je ne suis rentrée à la maison qu’en fin d’après-midi. J’ai répondu à des courriels et j’ai téléphoné à quelques personnes, avant de me lancer dans les masses et les enrobages de masses de rosaces.
De 841 spécimens numérotés, je suis maintenant rendue à 1064. La coïncidence d’obtenir un nombre final de 2200 masses ne tient plus la route, je pense me rendre à presque 3000.
Pendant que j’étais penchée sur ma toile, j’écoutais distraitement un reportage qui faisait état de l’avance de Marine Le Pen dans les sondages, à quelques jours du 2e tour des élections présidentielles. Je n’ai pas suivi ce dossier de près et je ne sais rien d’Emmanuel Macron sinon qu’il est jeune et qu’il privilégie le centre, n’étant ni à gauche, ni à droite. Je ne le connais pas, mais entendant que Marine le rattrapait dans les intentions de vote, j’ai eu peur pour lui.
Je perçois Marine comme un être menaçant et dangereux, et Emmanuel, au contraire, comme un être pur et bon. S’il est élu, il se retrouvera rapidement au plus bas dans les sondages et Marine aura le champ libre pour se faire valoir. La sensibilité de Macron, loin d’être un adjuvant, s’avèrera source de tiraillements, de questionnements.
Si Marine est élue, elle procédera avec arrogance en toute chose et personne ne sera capable de la freiner ou de la faire bifurquer le moindrement du chemin qu’elle s’est tracé. Elle ne souffrira en aucune manière et en aucun moment, son assurance innée faisant d’elle un être blindé contre les petites et les grandes défaillances. Si Marine est élue, Macron ne lui arrivera pas à la cheville dans son rôle de chef de l’opposition (à supposer qu’un tel rôle existe dans la législature française). Si Macron est élu, à l’inverse, il aura une Marine pitbull lui tournant sans arrêt autour des chevilles, une Marine infatigable qui le minera lentement peut-être, mais sûrement.
Là où je veux en venir, c’est que l’être bon, dans ma mythologie personnelle, représenté ici par Emmanuel, est constamment menacé par l’être méchant, représenté ici par Marine, dont le pouvoir est plus grand. L’être bon, sensible, équilibré, voire aimant, est menacé par l’être méchant qui n’est, lui, menacé par rien.
Dans la même veine, je regardais hier, sans le son, le film Diana à la télévision pendant que je m’entraînais sur mon tapis roulant. S’immisçant dans la vie d’un médecin chirurgien, Diana m’est apparue comme l’être frivole qui vient semer le trouble et je me suis entendu me dire dans ma tête :
– Ce n’est pas vrai ! Elle ne viendra pas nuire au travail de cet homme ! Seigneur, donnez-lui la force de repousser la princesse !

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Jour 865

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Une image  vaut mille maux en ce sens que je  me casse la tête pour décrire de manière facile à comprendre, or ce n’est jamais facile à comprendre.

Sur le plan de l’intention cependant, de la recherche, de l’expérimentation, c’est certainement intéressant puisque j’y vais d’un excès, je repousse les limites comme disait notre professeure à l’UQÀM. En prime, je fais preuve de désintéressement, je ne mets pas l’esthétique au premier plan mais plutôt la démarche. Je me mets, artiste, au service de l’art plutôt que d’utiliser l’art à mon service afin d’enjoliver les murs de la maison !
J’ai commencé ma numérotation et le coloriage au crayon gel alors que Denauzier était à la maison, en ce sens qu’il est depuis hier en voyage en Alberta.
– Tu peux léviter en masse, chérie, j’ai du travail à faire dehors, je reviens dans une heure ou deux.
Il voulait dire que je pouvais me consacrer à mon projet sans craindre qu’il ait besoin de moi et, ce faisant, me laisser porter par ma musique transcendantale. J’aime écouter Snatam Kaur quand je peins, mais je l’ai tellement écoutée que je ne l’écoute plus ! Alors aujourd’hui lundi, seule à la maison, j’ai colorié ce matin sans musique, au son de mon monologue intérieur.
La première chose dont m’informe mon monologue intérieur, c’est que je ne dois pas mettre la charrue avant les bœufs, tendue vers le jour où, à 62 ans, j’aurai fini mon défi d’une décennie et, à plus court terme, tendue vers le jour où j’aurai fini de numéroter mes masses, et, encore à plus court terme, tendue vers le moment du jour où j’aurai marché mes 10 000 pas. Il faut au contraire que je me concentre sur chacune d’elles, je reviens aux masses, que j’aie envie de les entourer d’un trait vivifiant car coloré, que je sois bien présente à mon acte de création plutôt que de divaguer en mode anticipation. J’y arrive par moments, tout en entendant, je dois l’avouer, une voix lointaine provenant de l’arrière de mon cortex se demander comment ça se fait que je me lance si volontiers dans des projets qui n’en finissent plus. Si, au moins, je vivais bien avec les projets qui n’en finissent plus. Mais ce n’est pas le cas, je voudrais avoir fini les rosaces avant le retour de Denauzier dans une semaine.
Je suis tellement maniaque et soucieuse du temps qui passe que je me suis chronométrée avec mon engin Fitbit qui est doté d’une fonction chronomètre. Je prends en moyenne un peu plus d’une minute par masse, ayant obtenu par exemple un résultat de sept minutes pour le coloriage de six masses.
Une autre idée qui se profile à mon esprit par les biais des mots de mon monologue intérieur, c’est de me lancer dans une Rosace Deux qui serait moins brouillonne. J’y arriverais si j’utilisais de la pâte acrylique homogène directement sortie du tube, mélangée à rien de solide, et si j’utilisais des feuilles de letraset (ou chiffraset !) pour simplement transférer les chiffres sur les masses en appuyant légèrement sur les chiffres afin de les décoller de la feuille à l’aide de l’extrémité d’un bâton de popsicle, ou de l’extrémité d’une aiguille à tricoter pas trop longue ni trop pointue, ou de la bordure d’un dix sous, ou de la partie arrondie du chas d’une grosse aiguille, ou de la pointe du capuchon d’un crayon Bic, ou… ou… ou…

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Jour 866

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Détail de ma toile couverte de masses numérotées.

Pour me moquer de moi-même, qui compte tout, tout le temps, je suis allée vers la numérotation de chaque petite masse sur ma toile initialement couverte de rosaces jaunes. En superposition aux rosaces, j’ai tracé avec des taches brunes la forme d’une feuille végétale géante dont on aperçoit la pointe ci-contre. J’ai ensuite entouré chaque masse des rosaces de couleur au crayon gel avant de les numéroter au crayon noir.
À ce jour et heure, j’ai couvert un peu plus du tiers de la toile et je suis rendue au nombre 841. Dans certains cas, les nombres sont écrits avec des chiffres et dans d’autres cas avec des lettres. Il y a ici et là des jeux de mots, le nombre 109, par exemple, est écrit sang neuf. Le nombre 600 est écrit si sans. Jamais personne ne va s’en rendre compte à moins d’observer de très près.
Compte tenu de la surface à couvrir, je vais atteindre c’est sûr le nombre 2 000 quand j’aurai fini. Du coup, je me mets à penser que ce serait très conceptuel, et toute une coïncidence, si j’obtenais exactement 2 200 masses, en clin d’œil à mes 2 200 textes de blogue. À ce moment-là, il faudrait que je trouve une manière de faire un lien entre les masses et les textes.
La première idée qui me vient serait de photographier la toile numérotée, de faire imprimer la photo obtenue sur un canevas de même format que celui qui a reçu la peinture à numéro, de couvrir ensuite chaque masse avec de la couleur pour qu’on ne voie plus les chiffres, et d’écrire des mots à la place, mais je ne sais pas encore lesquels ! (Je me relis et c’est dur à comprendre.) Les très petites masses pourraient ne recevoir que des signes de ponctuation. Les deux toiles, dans leur version finie, cohabiteraient en diptyque une à côté de l’autre sur le grand mur qui longe l’escalier menant à notre chambre à coucher.
Pour la toile numérotée que je suis en train de compléter, je pense au titre : La force du nombre, mais je trouve que c’est un titre sans surprise.
Esthétiquement, ce n’est pas intéressant. Ça pourrait l’être si chaque chiffre était bien tracé, mais, j’ai beau m’appliquer, j’y vais de mon écriture à main levée et le résultat est inégal. En plus, j’ai mélangé mes couleurs jaunes avec des pigments secs qui forment des aspérités sur la toile en séchant, car les pigments ne se diluent pas, ils demeurent à l’état solide en suspension dans la pâte humide. Cela rend difficile, incertain et approximatif le traçage des nombres.
Dans son ensemble, pour résumer, l’effet est non seulement surchargé mais brouillon.
En outre, en ce qui a trait à la couleur qui encercle chaque masse, parfois l’application se fait en quelques secondes sans ennui, mais le plus souvent il faut que je repasse et la couleur reste alors marquée des traits qui sont produits par la bille du crayon, même si je n’appuie presque pas sur la toile. Cela ajoute à l’effet trash, au style négligé qui donne une impression de vite fait. À part quelques rares cas lisses et pleins, la plupart des contours colorés semblent couverts de cheveux morts accumulés en plein là où ils ne le devraient pas. Pour ne rien arranger, enfin, le gel prend du temps à sécher, alors c’est facile de déposer ma main sur une partie encore humide et de saboter en un quart de seconde le travail qui m’a pris plusieurs minutes.

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Jour 867

Nous sommes dimanche le 30 avril, 22h30. Dans 1h30, mes vacances de blogue seront terminées et j’entamerai le décompte de ma quatrième année d’écriture à raison d’un texte par jour ouvrable. Je voudrais bien entendu les écrire à la chaîne pour me permettre d’autres vacances en attendant d’atteindre la troisième année d’écriture, et ainsi de suite jusqu’à ce que j’aie atteint 62 ans, puisque j’ai maintenant 58 ans.
J’ai fait de l’exercice physique pendant ces vacances, marchant et même courant sur mon tapis roulant.
Je n’ai pas lu Les mystères de Pittsburg, pour ceux qui s’en souviennent, ni mon beau livre illustré intitulé Enghien et ses environs. C’est à peine si j’ai pris le temps de feuilleter ma revue Elle Québec à laquelle je suis abonnée. J’aimerais plutôt m’abonner à des revues d’architecture ou encore à la revue Connaissance des arts, mais encore ici le temps me manque pour m’en occuper.
Depuis que je cours, en short, sur mon tapis roulant, je ne me pèse plus. Mes vêtements sont rendus trop serrés particulièrement aux cuisses et je ne veux pas connaître l’étendue des dommages en montant sur le pèse-personne. On dirait même que mon bracelet médical sur lequel il est gravé que je porte une valve mitrale mécanique est rendu lui aussi trop petit. Donc, j’aurais grossi des poignets ? J’entends dire que l’entraînement fait augmenter le poids car les muscles prennent de l’expansion. Je pense que ça peut être vrai, mais pas après seulement un mois de coursinette même pas tous les jours…
Ma tantine, elle, n’arrête pas de perdre du poids depuis que son mari est décédé. Ses pantalons sont tous trop grands. Je vais peut-être lui apporter les miens qui sont rendus trop petits.
bottes-pieds-chaussettes-femme-jean-pantalon-how-to-tuck-jeans-into-bootJ’ai profité de ce congé d’écriture pour corriger les textes de ma première année, écrits en 2011-2012. À plusieurs reprises, à travers les éternelles questions qui me turlupinent ou encore en suivant le dossier DSK lorsqu’est survenue l’affaire du Sofitel à New York, je reviens sur le thème, absolument sans intérêt, des jambes de pantalons qu’on enroule autour des mollets avant de les couvrir des chaussettes comme on le voit ci-contre. C’est Emma qui a introduit ce thème dans mes textes, sans le savoir et le vouloir bien sûr, parce qu’une fois elle est arrivée à la maison en portant des pantalons trop grands. Pour empêcher les jambes de tomber sur ses chaussures, elle avait eu recours à la technique dite de la chaussette. Je me répète, c’est absolument sans intérêt.
J’ai aussi fait une enquête sur la largeur de mon bassin, dans ce premier tome de 220 textes. Et je suis revenue à maintes reprises sur mes cours de tricot.
Je suis en train de regrouper le textes de ma deuxième année d’écriture. Pour l’instant, les sujets abordés, que je vois passer vite fait entre mes copier/coller, semblent plus dignes d’intérêt. Mais je ne suis qu’au début du deuxième tome…

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