Jour 326

PetitsPots

Sept petits pots dans le réfrigérateur (sur fond de Sambal oelek !)

Le point quant à mes gelées. Lecteurs, je vous assure qu’après je n’aborde plus le sujet.
Le jus est légèrement solidifié ce matin, après une nuit de réfrigération. J’ai obtenu une gelée molle, qu’il sera préférable de sortir du pot à la cuiller qu’au couteau. J’ai obtenu une gelée inégale, plutôt solidifiée dans certains pots, plutôt molle dans d’autres. Ça veut dire que je n’ai pas assez remué le mélange avant de mettre en pots. Ça veut dire, aussi, que de la gélatine, il faut en mettre en titi, ou alors que les granules, conservées longtemps dans un petit sac, dans mon garde-manger, auraient perdu de leur fraîcheur, ou de leur pouvoir gélifiant. Ça m’étonnerait. Ou que j’aurais trop fait chauffer la gélatine au micro-ondes, ça m’étonnerait aussi, ou que j’aurais fait bouillir la gélatine une fois mélangée au jus et ça aussi, enfin, ça m’étonnerait.
Mystère et boule de gomme.
J’ai écrit hier, en tournant les coins ronds, que j’avais « suivi » la recette d’utilisation de la gélatine. J’en ai respecté les étapes –faire gonfler et chauffer légèrement avant de verser dans le jus–, mais je n’ai pas mesuré les quantités ! Je ne me suis pas demandé combien je pouvais avoir de tasses de jus dans la casserole, et combien il faut de gélatine par tasse. La raison de cette omission est fort simple, c’est que ma recette ne le dit pas. D’où il ressort qu’il y a des manques importants dans ma recette. Et que j’aurais pu essayer de trouver l’information ailleurs sur Internet…
Autrement dit, et que j’arrange ça n’importe comment, j’ai trouvé le moyen de faire les choses à peu près, et je ne dois pas m’étonner d’obtenir un résultat à peu près.
Ce matin cependant, parallèlement à l’écriture de ce texte, écriture interrompue par l’arrosage des plantes, et par la courte visite de notre ami fournisseur d’huîtres, je m’y suis prise comme il faut. J’ai bien délayé la gélatine dans une grande tasse pouvant contenir suffisamment d’eau. Je l’ai fait réchauffer au micro-ondes seulement 33 secondes, puis je l’ai versée dans le jus en remuant pendant un bon moment. Je me suis rappelé que maman, quand j’étais petite, ne remuait pas tout le temps suffisamment le Jell-O aux fraises qu’elle préparait pour nous, les enfants, et qu’il n’était pas nécessaire de reproduire la même erreur.
Analepse : avant de me lancer dans la mise en pots de mes gelées format cadeau, hier, je suis allée acheter, comme on le voit sur la photo ci-dessus, sept petits pots –fabriqués en Italie, ça rend leur utilisation plus inspirante que fabriqués en Chine. J’en aurais acheté davantage, parce que je suis excessive et qu’il reste, comme on peut le lire au paragraphe précédent, toute une casserole de jus à mettre en pots, mais il n’y en avait pas plus dans le magasin.
Prolepse : je vais finir ce texte, ne pas tenir compte que tout est collant dans la cuisine, le comptoir, les casseroles, l’évier, la plaque de vitrocéramique, etc. Et aller dehors ramasser des feuilles, planter des vivaces que m’a (encore) données ma cousine. Et laisser gélifier bien comme il faut mes quatre pots supplémentaires de jus, de format moyen.
Fin de l’expérience, qui s’est mine de rien répartie sur plusieurs jours.
P.S. : demain, il me faudra trouver un autre filon thématique à explorer…

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Jour 327

Je pensais en avoir fini des raisins, du nectar, du jus, de la gelée. Je considérais, au sens propre comme au sens figuré, que j’avais tiré tout le jus que je pouvais tirer de ce filon. Eh bien non !
Je dois dire d’entrée de jeu que Denauzier est parti très tôt ce matin avec deux pots de gelée, un pour ses amis chasseurs, un pour son fils.
Me sachant seule, les amis de droite ont proposé de s’amener souper en compagnie d’une boîte d’huîtres Malpèque. Ça ne se refuse pas. Sachant qu’ils arriveraient autour de 17:00, je me suis empressée de faire du ménage en après-midi, même si le beau soleil me donnait envie d’aller jouer dehors. À travers le ménage, j’ai fait réduire encore d’autres raisins. Quand est arrivée l’étape de l’ajout de la gélatine, je suis allée chercher la feuille fraîchement imprimée sur laquelle sont décrites les étapes d’utilisation : comme je l’ai écrit hier, il s’agit de mélanger la gélatine avec de l’eau froide, puis de réchauffer le mélange obtenu au micro-ondes puis de l’ajouter au mélange chaud de jus dans la casserole. J’ai fait tout ça, sans une once d’inquiétude, forte de mettre en pratique une recette moult fois éprouvée. Nenni. Le jus est demeuré jus. Ça fait plus de quatre heures que mes pots sont au frigo et leur contenu n’est pas passé de l’état liquide à l’état solide. Je vais en être quitte pour boire ces jus bourrés de gélatine –car il me semble en avoir versé beaucoup. Je n’oserai pas les offrir en cadeaux, c’est certain.
Les amis qui ont apporté des huîtres sont pour leur part repartis avec un pot de nectar et un pot de jus.
Cette expérience qui se solde par un échec ne me surprend pas tellement. Je fonctionne mieux, il me semble, quand je tâtonne dans le noir, sans lignes directrices, quand je me casse la tête, quand je m’inquiète, quand je ne suis pas sûre de moi, quand je tente le tout pour le tout et advienne que pourra. Quand je prends des risques, en fin de compte. Quand je n’en prends pas, quand je ne fais qu’appliquer une méthode en en respectant les étapes, j’obtiens des résultats décevants.
Certaines de mes amies ne serviront jamais une recette à des invités si elles ne l’essaient pas d’abord. En ce qui me concerne, c’est le contraire : si je veux m’assurer de ne pas rater une nouvelle recette, le meilleur moyen consiste à ne pas l’essayer au préalable. Je la fais et je la sers aux invités. De toute façon, je ne suis pas capable de faire deux fois la même recette de manière identique. Je change tout le temps quelque chose, j’y vais de tel ajout, de telle substitution. Cela me fait penser à mon mari. Quand on reçoit ses enfants, il choisit souvent de préparer des cuisses de poulet BBQ, d’après une recette de sa mère. Or, les cuisses s’avèrent soit très piquantes, soit trop sucrées, soit presque surettes quand il force sur la lime, en remplacement du citron…

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Jour 328

gélatineLynda

Ingrédients : araignées, insectes, petits vers, limaces, chenilles, fientes d’oiseaux, poils de mulots car nous en voyons courir sur la vigne à l’occasion, le soir quand nous écoutons la télévision. J’oubliais presque : raisins rincés à l’eau.

Même en saupoudrant n’importe comment la gélatine, sans calculer la quantité, sans d’abord la faire gonfler, sans aucune expérience en la matière, j’ai réussi une gelée superbement délicieuse ! Le problème, maintenant, est celui de la grosseur des pots Masson. Il aurait fallu que j’utilise des petits pots, c’est plus joli, plus fantaisie, pour offrir en cadeaux. Je n’ai que quatre pots en ce moment, en incluant celui ci-contre entamé.
Je vais offrir de la gelée à notre voisin de droite, à celui de gauche, à mon beau-frère évidemment qui m’a orientée vers l’idée de la gelée. Cela fait déjà trois personnes.
Comme mon beau-frère n’a pas la dent sucrée, c’est Bibi qui va toute la manger, quoique cette gelée ne soit pas sucrée mais très surette. Je vais en donner aussi à mon mari qui part à la chasse demain et sera absent pendant une semaine. Ils seront trois chasseurs à se la partager le matin, sur du pain grillé couvert de beurre fondu. Je vais en offrir à ma cousine, celle qui me donne tant de plants de vivaces en été. Et un peu à tantine. Et à mes frères. Je ne peux pas en offrir à chouchou qui est trop loin. J’aimerais en offrir à mes deux copines que j’irai visiter pendant le long week-end de l’Action-de-Grâces. Etc.

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Jour 329

gélatine

J’ai utilisé de la gélatine vendue dans un petit sachet transparent au magasin d’alimentation naturelle de Joliette.

Encore les raisins.
Je me suis mise dans la peau de mon mari. Je me suis demandé s’il prendrait, comme moi, le temps de retirer toutes les tiges vertes et d’enlever les raisins un à un de leur grappe. Jamais de la vie. Il prendrait le tas de grappes, à peine rincées, et il les mettrait à cuire. Il ferait ça, en outre, dans un certain brouhaha, parce que quand il passe quelque part, ça y va par là.
– Ça mijote pendant des heures, chérie, me dirait-il. Pas besoin de rincer, la purée est forcément stérilisée par la cuisson. Qu’il y ait des araignées ou d’autres insectes dans les fruits, ou même des petites crottes d’oiseaux, ça ne paraîtra pas. La purée est passée au tamis, de toute façon, et on ne conserve que le jus.
Alors, je me suis dit, ce matin, que j’allais faire pareil. J’ai même emprunté, dans ma tête, le vocabulaire de mon mari :
– Je pitche les raisins dans la casserole, et puis voilà.
Néanmoins je les ai rincés, mais moins longtemps que si je m’y étais prise à la manière Lynda.
J’ai fait mijoter quelques heures, pendant que je mettais du linge sur la corde, que je faisais du ménage, que j’enlevais le linge de la corde, que j’allais et venais dans la maison.
Plus tard en journée je suis allée nourrir papa, et je suis allée ensuite saluer Bibi, dont le mari s’intéresse énormément à la cuisine.
– Prends ta quantité de jus, m’a-t-il suggéré, et quand ça bout, mets de la gélatine, fais des tests, tu pourrais obtenir une gelée de raisins.
– Qu’est-ce que tu penses de l’idée de faire de la gelée avec le jus de raisins ?, ai-je demandé à mon mari de retour à la maison, pendant notre souper.
– Ce serait excellent sur du pain, ou même sur du yaourt nature, ou encore à la cuiller.
Alors tout à l’heure, sans réfléchir, sans m’informer alors que je n’ai jamais utilisé de gélatine, j’en ai versé dans mon jus de raisins bouillonnant. Celui qui a mijoté une partie de la journée et qui attendait mon retour. Je n’ai pas obtenu grand résultat, sinon un très léger épaississement de ma mixture. Par curiosité, même si le mal était déjà fait, je suis allée lire sur Internet comment il convient d’utiliser la gélatine. Il faut d’abord la laisser gonfler dans du liquide froid, après on la fait fondre au micro-ondes ou sur la cuisinière, et après on la verse dans le liquide chaud.
– Bof.
Le liquide est en pots depuis quelques minutes, il est brunâtre.
J’ai imprimé la page qui explique comment préparer la gélatine en vue de l’incorporer dans une recette. Demain, j’aurai peut-être envie de m’y prendre un peu plus convenablement, quoique demain est ma journée tantine. Sinon vendredi…

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Jour 330

Raisins5

Et rebelote les raisins !

Je m’occupe mieux de mes raisins aujourd’hui que je ne l’ai fait hier. Hier, mon mari était à la maison, il recevait beaucoup d’appels pour son travail, nous sommes allés voir sa mère en après-midi, j’ai interrompu la cuisson de ma bouillabaisse, puis reprise à notre retour, etc. Aujourd’hui, je suis seule, c’est différent. Heureusement que mon mari ne me lit pas parce qu’il penserait que je préfère être seule qu’en sa compagnie, et pensant ça il se tromperait grandement.
C’est sûr que me réveillant à 10:30, quand ce n’est pas 11:19 à Verdun, mes matinées sont pas mal courtes, voire inexistantes. Et quand je commence en outre par écrire mes textes plutôt que par la préparation des raisins pour la cuisson, il arrive très vite qu’on soit rendu à 15:30 sur l’horloge, maudit bâtard, et que seule une petite quantité ait été cuite jusqu’à présent.
Je m’y suis prise de la façon suivante : j’ai sorti un petit banc de bois, sur lequel je me suis assise, côté galerie attenante à la véranda. Je n’aurais pu faire ça hier car il pleuvait. J’avais devant moi le cul-de-poule plein de raisins, et derrière le soleil qui me réchauffait le dos. À ma droite, la casserole qui recevait les raisins détachés un à un de leur grappe, à ma gauche un tas toujours grandissant de grappes dégarnies. Quand la casserole est devenue pas mal remplie, je suis allée rincer les fruits. Ils sont en train de fondre tranquillement en ce moment sur la cuisinière, à feu doux. Je dois aller en préparer d’autres, que je vais rincer et ajouter à la même casserole, jusqu’à temps que cette casserole soit très remplie de résidus et de pépins. Lorsqu’elle le sera, je vais procéder à l’opération tamis et ensuite réduction. Il faut donc que je m’organise pour que la casserole soit certes bien remplie, tout en pouvant cependant recevoir la pression de mon tamis qui va faire s’élever la masse de ma pâtée non ragoûtante contre les parois.
J’ai eu une idée de génie, en cours de route, qui fut celle d’activer ma liste de chansons Spotify. La liste que j’ai créée au CHUM à l’avant-veille de ma non-opération. Je ne sais pas si c’est la zénitude, qui vient avec l’écoute de toutes ces chansons, qui est à l’origine de ma deuxième idée, mais j’ai aussi été traversée par l’idée de couper mes grappes avec des ciseaux, à peine venais-je de commencer, afin qu’elles soient moins lourdes, moins pendouillantes, moins susceptibles de laisser tomber un raisin qui roule par terre, infailliblement, et qu’il faut ensuite ramasser, quand on ne marche pas dessus.
Fiou ! Cette phrase, ci-dessus, est pas mal longue.
Un élément dérangeant ici pourrait être mentionné, pas tant pour gâcher le tableau que pour rendre compte plus exhaustivement de la réalité, qui fut celui des coccinelles qui sont venues m’attaquer pendant que je me concentrais sur mon travail de moinesse, dehors en plein soleil. Il y en avait tellement que les odeurs se mélangeaient dans mes narines, celle sirupeuse des raisins, celle amidonnée des patates, car on sait que les coccinelles sentent les patates.

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Jour 331

Raisins3

Troisième étape, recueillir le jus.

Comment peut-on utiliser un tamis en ne mettant rien dedans ? Tout simplement en l’enfonçant. On l’appuie sur la surface de la bouillie et on le pousse délicatement vers le fond de la casserole. Le jus se glisse entre les trous de la passoire et remonte au point de presque remplir le tamis.
Il est alors facile de ramasser le liquide à la louche. On le verse dans une autre casserole, qui n’a pas besoin d’être énorme car une grosse quantité de fruits ne fournit qu’une très moyenne quantité de jus. Le jus obtenu, comme ne le témoigne pas pantoute la photo ci-contre, est de couleur rosée. Selon qu’on le fasse peu ou beaucoup réduire, il prend une teinte de plus en plus foncée. Comme je suis extrémiste, voire excessive, j’y suis allée pour une robe foncée cette année, mais je dirais que l’expérience moins excessive des dernières années était peut-être plus satisfaisante…
Tout est une question d’équilibre. Le liquide peu réduit est très liquide et, de ce fait, moins agréable en bouche, je trouve. Tandis qu’une consistance de nectar est plus agréable en bouche, à mon avis, mais trop sûrette au goût.

Raisins4

Quatrième étape, mettre en pot.

Au final, on obtient ce noble nectar à la robe foncée, à la saveur presque piquante et à la fois très sucrée, car on sait que le raisin est un des fruits les plus sucrés. J’en ai mangé ce matin sur du yaourt nature, très gras, de la marque Vallée verte, justement, en ce sens que quiconque connaît cette marque de produits laitiers en reconnaît les étiquettes ci-contre imprimées sur du papier brun qui plisse à la moindre humidité.
Je vais maintenant m’atteler à ma journée deux de confection de jus de raisins, dehors, au soleil, au son de notre carillon caressé par le vent. Quand j’aurai retiré les raisins de toutes les grappes contenues dans mon cul-de-poule, je viendrai à l’intérieur les faire cuire jusqu’à atteindre une robe rosée, sans exagérer cette fois le temps de cuisson.
Bien entendu, je saute certaines étapes du processus, le trempage des fruits dans l’eau pour les nettoyer, par exemple, avant de les mettre à cuire dans la casserole.
Je tais aussi le phénomène des petites billes de raisins qui tombent pendant qu’on les cueille, roulent sur la galerie, on marche dessus, et si on ne fait pas attention, si on n’enlève pas nos chaussures sitôt entrés dans la maison, on répand du suc de fruit avec nos semelles partout sur le plancher…

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Jour 332

Raisins1

Première étape, cueillir.

Vous prenez des raisins, en l’occurrence, en ce qui me concerne, ceux de la vigne qui protège du soleil le devant de la maison en été, protège tant et si bien qu’il y fait sombre jusqu’en novembre !
Les raisins deviennent mauves lorsque bien mûrs, mais ils ont le goût sûrette et la consistance gélatineuse des raisins bleus qui sont offerts en début d’automne dans nos marchés.
Autrement dit, ces raisins mauves de notre vigne n’ont pas le goût sucré des raisins dits rouges du commerce, quand on sait que ces raisins dits rouges du commerce tirent sur le mauve en réalité !
Je les ai cueillis cette année avant leur pleine maturation, comme en témoignent les spécimens verts ci-contre. L’an dernier, ayant attendu leur pleine maturation, il n’en restait pas même une grappe lorsque, de bon matin, j’ai décidé d’aller les cueillir. Ils avaient été dévorés par les oiseaux. J’en avais été quitte pour ne pas passer une ou deux journées à les transformer en jus ! Hier fut ma première journée de cette transformation qui requiert quand même pas mal de travail, et je vais poursuivre aujourd’hui quand j’aurai fini ce texte.

Raisins2

Deuxième étape, cuire.

Vous cuisez ensuite à feu moyen sur la cuisinière ces raisins arrachés un à un de leur grappe, sans que suive la petite tige verte qui retient le fruit à la grappe. C’est cette petite tige qui peut faire damner, car elle exige de s’y prendre avec minutie, or la minutie n’est pas la meilleure amie de la vitesse, ou, sans vouloir parler de vitesse, d’un certain rythme de croisière.
J’ai essayé de ne pas me préoccuper de la petite tige. Elle est allée dans la casserole se faire cuire parmi les raisins, mais elle passe par les trous de la passoire, par la suite, parce qu’il y a une étape qui requiert l’utilisation de la passoire.
Quand, en effet, cette bouillie d’apparence infecte est suffisamment cuite, comprendre quand il ne reste à peu près que les pépins dans la casserole, la chair et la peau des fruits ayant fondu, il faut la passer au tamis. J’ai trouvé cependant hier une meilleure méthode qui, paradoxalement, requiert un tamis mais on ne met rien dedans ! Cela étant, que l’on mette on non quelque chose dans le tamis, le problème des petites tiges vertes demeure entier et, sans vouloir trop entrer dans les détails, déjà que j’y entre pas mal, il est préférable de les enlever avant de mettre les raisins à cuire.

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