Jour 331

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Troisième étape, recueillir le jus.

Comment peut-on utiliser un tamis en ne mettant rien dedans ? Tout simplement en l’enfonçant. On l’appuie sur la surface de la bouillie et on le pousse délicatement vers le fond de la casserole. Le jus se glisse entre les trous de la passoire et remonte au point de presque remplir le tamis.
Il est alors facile de ramasser le liquide à la louche. On le verse dans une autre casserole, qui n’a pas besoin d’être énorme car une grosse quantité de fruits ne fournit qu’une très moyenne quantité de jus. Le jus obtenu, comme ne le témoigne pas pantoute la photo ci-contre, est de couleur rosée. Selon qu’on le fasse peu ou beaucoup réduire, il prend une teinte de plus en plus foncée. Comme je suis extrémiste, voire excessive, j’y suis allée pour une robe foncée cette année, mais je dirais que l’expérience moins excessive des dernières années était peut-être plus satisfaisante…
Tout est une question d’équilibre. Le liquide peu réduit est très liquide et, de ce fait, moins agréable en bouche, je trouve. Tandis qu’une consistance de nectar est plus agréable en bouche, à mon avis, mais trop sûrette au goût.

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Quatrième étape, mettre en pot.

Au final, on obtient ce noble nectar à la robe foncée, à la saveur presque piquante et à la fois très sucrée, car on sait que le raisin est un des fruits les plus sucrés. J’en ai mangé ce matin sur du yaourt nature, très gras, de la marque Vallée verte, justement, en ce sens que quiconque connaît cette marque de produits laitiers en reconnaît les étiquettes ci-contre imprimées sur du papier brun qui plisse à la moindre humidité.
Je vais maintenant m’atteler à ma journée deux de confection de jus de raisins, dehors, au soleil, au son de notre carillon caressé par le vent. Quand j’aurai retiré les raisins de toutes les grappes contenues dans mon cul-de-poule, je viendrai à l’intérieur les faire cuire jusqu’à atteindre une robe rosée, sans exagérer cette fois le temps de cuisson.
Bien entendu, je saute certaines étapes du processus, le trempage des fruits dans l’eau pour les nettoyer, par exemple, avant de les mettre à cuire dans la casserole.
Je tais aussi le phénomène des petites billes de raisins qui tombent pendant qu’on les cueille, roulent sur la galerie, on marche dessus, et si on ne fait pas attention, si on n’enlève pas nos chaussures sitôt entrés dans la maison, on répand du suc de fruit avec nos semelles partout sur le plancher…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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