Jour 332

Raisins1

Première étape, cueillir.

Vous prenez des raisins, en l’occurrence, en ce qui me concerne, ceux de la vigne qui protège du soleil le devant de la maison en été, protège tant et si bien qu’il y fait sombre jusqu’en novembre !
Les raisins deviennent mauves lorsque bien mûrs, mais ils ont le goût sûrette et la consistance gélatineuse des raisins bleus qui sont offerts en début d’automne dans nos marchés.
Autrement dit, ces raisins mauves de notre vigne n’ont pas le goût sucré des raisins dits rouges du commerce, quand on sait que ces raisins dits rouges du commerce tirent sur le mauve en réalité !
Je les ai cueillis cette année avant leur pleine maturation, comme en témoignent les spécimens verts ci-contre. L’an dernier, ayant attendu leur pleine maturation, il n’en restait pas même une grappe lorsque, de bon matin, j’ai décidé d’aller les cueillir. Ils avaient été dévorés par les oiseaux. J’en avais été quitte pour ne pas passer une ou deux journées à les transformer en jus ! Hier fut ma première journée de cette transformation qui requiert quand même pas mal de travail, et je vais poursuivre aujourd’hui quand j’aurai fini ce texte.

Raisins2

Deuxième étape, cuire.

Vous cuisez ensuite à feu moyen sur la cuisinière ces raisins arrachés un à un de leur grappe, sans que suive la petite tige verte qui retient le fruit à la grappe. C’est cette petite tige qui peut faire damner, car elle exige de s’y prendre avec minutie, or la minutie n’est pas la meilleure amie de la vitesse, ou, sans vouloir parler de vitesse, d’un certain rythme de croisière.
J’ai essayé de ne pas me préoccuper de la petite tige. Elle est allée dans la casserole se faire cuire parmi les raisins, mais elle passe par les trous de la passoire, par la suite, parce qu’il y a une étape qui requiert l’utilisation de la passoire.
Quand, en effet, cette bouillie d’apparence infecte est suffisamment cuite, comprendre quand il ne reste à peu près que les pépins dans la casserole, la chair et la peau des fruits ayant fondu, il faut la passer au tamis. J’ai trouvé cependant hier une meilleure méthode qui, paradoxalement, requiert un tamis mais on ne met rien dedans ! Cela étant, que l’on mette on non quelque chose dans le tamis, le problème des petites tiges vertes demeure entier et, sans vouloir trop entrer dans les détails, déjà que j’y entre pas mal, il est préférable de les enlever avant de mettre les raisins à cuire.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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