Jour 1 197

C'est une oeuvre d'art en soi, cette explosion de couleurs.

C’est une oeuvre d’art en soi, cette explosion de couleurs.

Je me suis acheté cette boîte de pastels hier au magasin Omer DeSerres de la rue Ste-Catherine, dans le quartier latin. J’ai utilisé pour ce faire la carte cadeau de 125$ qui m’a été offerte par mon service quand j’ai pris ma retraite en juin dernier. C’est quand même assez cher, une boîte de trente demi-pastels, au-delà de 70$ en incluant les taxes. J’ai aussi acheté du papier d’assez grand format, de la marque Canson, parce qu’il n’y avait plus de papier de la marque Somerset. Avant l’achat des pastels, nous avons fait un arrêt, Bibi et moi, au sous-sol de l’église Notre-Dame-des-Neiges, à Côte-des-Neiges, y manger des crêpes fabriquées par les scouts pour financer leurs camps d’été. Je suis tombée sur deux crêpes trop épaisses dans l’une desquelles j’ai trouvé un cheveu court, peut-être blond. J’ai tout mangé pareil, pour me donner des forces d’autant qu’il faisait très froid, mais d’ordinaire j’aurais mangé trois ou quatre crêpes, alors que je me suis limitée à deux. Chouchou était avec nous, tant dans le sous-sol qu’après, chez Omer DeSerres. Après Omer, nous avons fait des courses alimentaires, et après l’alimentaire nous avons déposé chouchou chez elle, qui était autrefois chez moi. Nous sommes quand même montées quelques minutes Bibi et moi constater de quelle manière chouchou avait transformé certains agencements, surtout quant à la disposition des nombreuses œuvres, essentiellement les miennes mais quelques-unes sont les siennes, qui décorent tous les murs. Après cet aller-retour à Montréal, je me trouve aujourd’hui très fatiguée. Il y a quelque chose que j’aime, de ces jours de grande fatigue : un rien me fait du bien. Je regardais une publicité de maillots de bain pour femmes de taille forte, tout à l’heure sur le web, et cela me faisait du bien. J’ai cliqué pour faire défiler les modèles –de femme et de maillot–, j’ai reçu toutes sortes de couleurs sur mon écran et cela m’a fait du bien. Le problème, c’est que le corollaire contraire est tout aussi vrai : le moindre mouvement, une fois que je cesse de cliquer et que je me lève, s’avère forçant.

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Jour 1 198

La p'tite bouffe autrefois, ça ne ressemble plus tellement à ça, et c'était plus beau avant !

La p’tite bouffe autrefois, ça ne ressemble plus tellement à ça. C’était plus beau dans ce temps-là.

Pour changer des interrogations plaintives qui sont les miennes par rapport à mon non statut d’écrivaine, je peux annoncer qu’aujourd’hui 12 février 2016, cela fait exactement un an et demi que Denauzier et moi sommes en couple. Nous nous sommes mariés en mai dernier après seulement neuf mois de fréquentation. J’ai quitté mon travail à l’université, et ma vie à Montréal, après onze mois de fréquentation. Emmanuelle continue d’habiter notre logement à Notre-Dame-de-Grâce où je ne me rends qu’occasionnellement. La dernière fois que j’y suis allée, j’ai fait du ménage. J’ai demandé à ma fille si je pouvais faire du ménage et elle m’a dit oui, alors j’en ai fait. Quand j’ai eu terminé, je me suis presque excusée, parce que je trouvais que mon époussetage et lavage et frottage étaient une forme d’intrusion. Denauzier et moi nous sommes rencontrés par le Réseau contact. C’est une amie qui m’a donné envie de m’y inscrire, sans frais moyennant un service minimal, car on peut s’y inscrire avec frais. J’ai vite réalisé que mon inscription me permettait de prospecter dans la région de mon choix. J’ai trouvé ça extraordinaire. J’allais enfin sortir du bassin universitaire ! J’étais propriétaire d’une résidence secondaire à cette époque, située à St-Alphonse-Rodriguez, où j’ai passé une partie de mon enfance. Je me suis inscrite sur le Réseau contact en utilisant l’adresse de ma résidence secondaire, et sans forcément mentionner que j’habitais aussi à Montréal. Quand Denauzier a découvert, au début de notre conversation, que je n’étais qu’occasionnellement en région, il m’a regardée d’un drôle d’air. Cette première conversation a eu lieu au restaurant La p’tite bouffe, c’est la raison pour laquelle la photo apparaît ci-contre. Nous avons chacun commandé une salade, peut-être au poulet, et nous l’avons mangée dehors, avec les bibittes. Je ne me posais aucune question quant à savoir si l’homme, à côté de moi, allait ou non partager ma vie. Mais je me suis douté que oui quand je me suis vue, sans demander la permission, piger avec ma fourchette dans son assiette. Je me sentais en confiance, autrement dit, et parfaitement accueillie.

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Jour 1 199

Bien entendu, il y a d’autres manières d’interpréter mon rapport à l’écriture. Je ne suis pas une écrivaine. On s’entend là-dessus. Je n’ai pas parsemé ma vie d’ouvrages littéraires écrits de ma main, comme Michel Tremblay, admettons, dont je viens de terminer Le premier quartier de la lune, qui est le premier livre que je lis de cet auteur. Je voudrais en lire d’autres. Il ne semble pas y avoir de librairie de livres usagés à Joliette, et la librairie de livres neufs est en lock-out. Je vais donc essayer de trouver des romans de Michel Tremblay lors de mon prochain périple à Montréal. Je ne suis pas écrivaine, donc, mais je pourrais penser que je suis une blogueuse. C’est plus moderne. C’est sexy. C’est un peu techno. Je suis une blogueuse difficile à classer. Je ne couvre pas de chroniques spécialisées en quelque matière, comme Alain Brunet (musique) à La Presse, admettons, ou Josée Legault (politique) au Journal de Montréal. En fin de compte, et de manière bien narcissique, je m’intéresse à moi-même. Je suis le personnage principal de mes textes. J’écris pour exprimer mes questionnements, bien souvent, sans me soucier forcément d’avancer des réponses. Je réfléchis tout haut, pour faire une figure de style. J’utilise ma plateforme publique pour me remettre en question, pour raconter ce que j’ai vu, pour convaincre ma sœur –elle ne me lit pas !– de laisser son mari s’amuser avec l’ordre alphabétique de ses petits verres, pour me vivre mieux, etc. J’aime écrire, alors j’écris. Je ne suis pas poétesse, ni essayiste, ni biographe, ni romancière, ni journaliste… Je suis une artisane de l’écriture, je viens d’inventer ça, sans autre créneau que celui de ma vie.
Mardi dernier, Denauzier et moi sommes allés à St-Lin-des-Laurentides par affaire. J’aime bien accompagner mon mari lors de certains de ses déplacements. Nous allions rencontrer un habitant du coin, une personne dont j’ai tendance à penser qu’elle n’a jamais quitté son patelin. Il s’agit d’un homme. Il habite maintenant la maison familiale.
– Vos parents sont-ils décédés ?, ai-je demandé.
– Oui, les deux, à deux mois d’intervalle. Ma mère était atteinte d’un cancer, elle est morte le 4 mars, l’année dernière, le jour de ma fête.
Le 4 mars, c’est aussi le jour de l’anniversaire de l’un des fils de Denauzier.
– Et votre père ?, ai-je poursuivi.
Il vivait avec ma mère depuis toujours. Ils ont commencé à sortir ensemble à l’école primaire ! Quand il a appris que sa femme allait mourir, il s’est tué en premier, au mois de janvier. C’est moi qui l’ai trouvé pendu dans le garage.
– Mon Dieu ! Ils avaient quel âge ?, ai-je été capable de demander.
– Cinquante-six ans tous les deux.
Denauzier et moi nous sommes regardés, le regard troublé. C’est notre âge ! Dans cette perspective, celui de la vie et de la mort, c’est sûr qu’écrivain pas écrivain, blogue pas blogue… on s’en fiche un peu.

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Jour 1 200

Ça y est, j’écris le millième texte de mon blogue aujourd’hui. Il ne m’en reste que mille deux cents à écrire sur une période à venir de cinq ans. Pour respecter mes prévisions initiales, il faudrait que j’écrive cent textes d’ici la fin avril, de manière à entamer ma sixième année d’écriture en ayant derrière moi la moitié des textes à produire. Où en suis-je, après mille textes ? Où en serai-je, fin avril, après mille cent textes ? Au même point, c’est la première réponse qui me vient. Ma pratique d’écriture ne s’est pas tournée vers un autre projet qui aurait pu être, par exemple, un recueil de nouvelles ou un roman. Je m’en suis tenue scrupuleusement à mon projet d’un texte par jour. Je me demande si le fait de vouloir poursuivre à tout prix mon défi d’écriture d’un texte par jour (ouvrable) sur dix ans ne constitue pas un frein au développement d’un projet qui aurait plus d’envergure ou, disons, plus de pages en soi. Je vis depuis cinq ans en me réservant une heure par jour pour écrire mon texte. Si je me lançais dans l’écriture d’un roman, une heure par jour serait-elle suffisante ? La réponse est oui. Mais je ne sais pas pourquoi, il me semble que je devrais alors consacrer trois heures à l’écriture, soit la matinée. Si je me consacrais à l’écriture de quelque chose d’autre que mon blogue, et puisque je ne veux pas abandonner mon blogue, il faudrait que je consacre au total plus de temps par jour à l’écriture. Or j’ai ce temps. J’ai donc raison d’écrire ci-haut qu’après mille textes j’en suis au même point, j’écris un texte par jour et c’est tout. Si j’écrivais un projet parallèle, tel un recueil de nouvelles, je pourrais utiliser le texte par jour du blogue pour commenter la « récolte » d’écriture de la journée,  pour exprimer mes questionnements, mes doutes, mes réflexions. Le texte du blogue pourrait devenir une sorte de compte rendu, une sorte de journal de bord par rapport à mon projet de fiction. C’est facile à dire (écrire), mais ça ne se passe pas comme ça dans la réalité. Dans la réalité, je me contente de conclure que je n’ai rien à écrire, ou encore que je manque de souffle pour donner naissance à un récit soutenu qui s’étalerait sur plusieurs pages. Depuis cinq ans, je privilégie plutôt la fragmentation, et l’improvisation. Il y a une part de moi qui pense que ce n’est pas plus mal, que ce cadre d’écriture que je me suis fixé a au moins le mérite de me faire écrire –et inventer– tous les jours. Et il y a une part de moi qui émet peut-être des regrets. Cette nuit, en tout cas, j’ai rêvé, il me semble, parce que c’est déjà vague à mon esprit, j’ai rêvé que j’étais une écrivaine. Une écrivaine ? J’étais la première surprise, et flattée, de me présenter ainsi aux gens que je rencontrais pour la première fois. J’étais la première étonnée de constater que c’était effectivement ce que j’étais, c’était effectivement de cette manière que je pouvais me définir face à moi-même et face à autrui. Une écrivaine. Dans mon rêve.

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Jour 1 201

Les États-Unis d'Amérique et l'ordre alphabétique

Les États-Unis d’Amérique et l’ordre alphabétique

J’ai parlé avec Bibi du projet de classement des petits verres de son mari, qui est mon beau-frère. Ses petits verres proviennent majoritairement des États-Unis, comme je le pensais. La collection comporte cinq cents verres, auxquels il s’en ajoute constamment mais à raison de quelques-uns, seulement, par année. Il y a cinquante états américains. Il n’y a que cinq tablettes dans l’armoire où sont rangés les verres. Heureusement, elles sont profondes. En même temps, le fait qu’elles soient profondes –elles peuvent recevoir huit rangées de verres– nuit à l’exposition de l’ensemble de la collection, dans la mesure où on ne voit au complet que les verres de la première rangée. C’est-à-dire qu’on voit aussi les autres verres des autres rangées, mais on ne voit pas d’où ils proviennent, ils sont trop tassés les uns sur les autres. Cela dit, je dois ajouter que le fond de l’armoire est couvert d’un miroir. Cela a pour effet d’augmenter la quantité de verres, sans toutefois la doubler. En effet, les verres qui apparaissent en double, parce que reflétés dans le miroir, ne sont que ceux de la dernière rangée. En m’approchant de la collection, j’ai remarqué que les verres de la dernière rangée n’avaient pas été placés pour qu’on puisse lire, par le reflet du miroir, le nom de leur lieu d’origine. Ils ont plutôt été classés pour nous faire face quand on se tient devant l’armoire, donc avec le nom de la ville apparaissant du côté opposé à celui du miroir. Après avoir écrit le texte qui porte sur les verres Harley-Davidson de mon beau-frère, il y a quelques jours, j’ai pris le temps d’étudier brièvement les noms des états américains. Il n’y en a aucun dont le nom commence par B, E, J, S, X, Y, Z. Cela veut dire que les premières lettres des noms des cinquante états se partagent seulement dix-neuf possibilités. Sur les cinquante états, il y en a huit dont le nom commence par la lettre M, suivis de près par sept autres états dont le nom commence par la lettre N. Cela revient à dire que trente-cinq états se partagent dix-sept lettres. Il ne faut pas oublier, par ailleurs, qu’une certaine quantité de verres provient du Canada, et il y en a même un qui provient de l’Inde.
– J’ai pensé à l’histoire du classement des verres, ai-je avancé à Bibi ce midi, autour d’un plat de cervelle salée et d’un plat de ris de veau sucrés (c’était exquis).
J’ai senti Bibi se raidir un petit peu.
– J’ai pensé à ça, les classer par le nom de l’état, et à l’intérieur de ce premier niveau de classement, les classer par le nom de la ville, et ne pas négliger les verres d’origine canadienne à travers tout ça…
– Et ?, m’a demandé Bibi.
– C’est compliqué. Je comprends que vous ayez laissé tomber !

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Jour 1 202

J’ai l’impression d’avoir fait un rêve important la nuit dernière. Nous étions plusieurs personnes dans une petite maison qui devenait subitement envahie de grains de riz, au point d’étouffer et de faire mourir les gens qui se trouvaient au rez-de-chaussée, et il y en avait beaucoup. Je jetais un coup d’oeil dans l’embrasure de la porte et me rendais compte que les gens gisaient, dans la pièce principale, assis ou étendus à même le sol, sous les monticules de grains. Le simple fait d’être encore en vie, pour ceux, dont moi, qui l’étaient, nous rendait fous de joie. C’est dans un état d’exhubérance subite que je me retrouvais alors, au détour d’un virement de tête, face à face avec le premier amoureux de ma vie –dont je rêve encore régulièrement après quarante ans, c’est dire à quel point il a joué un rôle important. Sur le coup, nous nous regardions sans trop savoir ce que nous ressentions, tout en découvrant presque aussitôt que nous étions passionnément épris l’un de l’autre. Les pensées qui s’entrechoquaient ensuite dans nos têtes nous laissaient figés, incapables de bouger. Plus précisément, nous étions traversés des mêmes pensées, en même temps. Tout d’abord, le passé nous ayant séparés, nos vies s’étant poursuivies et des enfants étant nés d’autres unions, nous ne pouvions pas croire que nos retrouvailles étaient possibles. En même temps, nous ressentions le désir plus fort que tout d’être unis à nouveau, unis dans un amour qui excluait le moindre tourment. Réalisant que c’est ce qui allait nous arriver, vivre l’amour et en être nourris de bonheur, je ressentais une joie enfantine qui me faisait sautiller d’enthousiasme. Nous ne nous embrassions pas à pleine bouche, sitôt au fait, l’un et l’autre, que nous nous étions retrouvés pour toujours. Nous prenions plutôt grand plaisir à nous regarder de manière bienveillante, nous trouvant beaux à l’intérieur comme à l’extérieur. Nous rendions hommage à la vie de nous avoir réunis. J’étais aux anges, d’autant que je découvrais que mon compagnon était débrouillard, intelligent, ingénieux. Il trouvait des moyens d’aider les survivants à se sortir du pétrin, il inspirait confiance, on avait envie de le suivre. Il me suffisait d’être auprès de lui et de l’aimer pour le rendre heureux, de la même manière qu’il lui suffisait d’être auprès de moi et de m’aimer pour que je me sente merveilleusement bien, comme jamais je n’avais été bien dans ma vie.
Ce matin, imprégnée de ce rêve, je me suis rendue au CLSC me faire piquer le bras pour mon test de sang. En sortant de l’édifice, j’ai lu sur une affiche les mots Tu es formidable, le genre d’affiche éducative qui incite à ne pas se dénigrer mais à s’aimer. J’atteins ma voiture dans le stationnement, sous la neige, je m’y engouffre, je démarre le moteur, la radio s’allume aussitôt pour me permettre d’entendre Stromae dès la première seconde : Tu étais formidable.

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Jour 1 203

Où sont les dents ?

Je ne vois pas où sont les dents ?

J’ai reçu mon premier traitement à vie de réflexologie ce matin lundi.
Je découvre qu’il y a de tout, ici en région, y compris des séances de ciné-répertoire, comme du temps que je travaillais à l’université, au 4e étage de mon pavillon, et qu’il me suffisait de monter au 5 étage à 17h10 pour assister à la première séance de 17h15. Ici, il n’y a qu’une seule séance d’un seul film aux deux semaines. C’est quand même mieux que rien et c’est encore une fois à cinq minutes –en auto– ou à une demi-heure de marche si je marche d’un bon pas. Mercredi dernier, la saison Hiver 2016 commençait avec Paul à Québec, mais nous l’avons raté car nous étions invités à souper chez des amis. Emma l’a vu et m’a dit, telle mère telle fille, avoir braillé tout le long !
C’est avec un peu d’embarras que j’ai expliqué à mon mari ce matin, –en mangeant lui et moi des Cherrios car il ne restait plus de pain pour faire des toasts et je manquais de temps pour me lancer dans le gruau–, que j’ai expliqué, donc, à mon mari, que je m’en allais me faire masser les pieds.
– Hum hum… m’a-t-il répondu.
Mon rendez-vous avait été fixé au vendredi 5 février dernier, mais les déplacements imprévus à Joliette pour rencontrer l’orthopédiste catastrophiste de ma belle-mère ont fait en sorte que le massage s’est déroulé ce matin.
– Comment ça s’est passé ?, m’a demandé mon mari à mon retour, trois heures plus tard. C’est quand même assez long ?, a-t-il ajouté.
– Au début il faut répondre à des questions d’ordre général, si on s’est déjà fait opérer par exemple, si on prend des médicaments et si on souffre de maladies quelconques. Mais le traitement est en soi assez long, presque deux heures, parce que tout est fait en double.
– Comment ça, en double ?
– Parce qu’on a deux pieds ! Un à la fois.
– Hum hum…
– Et après je suis allée faire les courses, ai-je ajouté en vidant les sacs de provisions.
– Et ?
– Et quoi ?
– As-tu appris des choses sur ta santé à travers tes pieds ?
– Bien, il semble que j’aie une naissance de carie sur une dent, en haut à droite, et ma vue aurait baissé récemment de l’œil gauche. Pour le reste, la dame m’a trouvée en très bonne santé.
Mon rendez-vous chez le dentiste, un dentiste que je rencontrerai pour la première fois, ici à St-Jean-de-Matha, est prévu le 8 mars. J’ai presque hâte !

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