Petit mot court – PMC 3

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Sur mon chemin lors de ma promenade d’aujourd’hui 4 mars. J’ai beaucoup de travail à faire pour maîtriser Lightroom.

Je parlais avec une dame âgée hier après-midi. Il était question de religion.
– Ce n’est pas catamaran. C’est un autre mot qui finit en an.
– Un turban ?, ai-je dit sournoisement puisque je savais quel mot nous cherchions.
– Non, non…
– Un musulman !, ai-je lancé pour donner un indice.
– Oui et non, c’est un musulman mais ça se passe la nuit…
– Vous voulez dire le ramadan ?, ai-je demandé.
– C’est ça, le ramadan !, s’est exclamée la dame.

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Petit mot court – PMC 2

Je suis à Val-d’Or chez des amis de Denauzier. Demain Rouyn, dans la famille de Denauzier toujours.
Sept heures et demie de route, ce n’est pas idéal pour le Fitbit. Comme ce fut le cas lorsque j’ai fait de la motoneige et que j’ai accumulé 10000 pas sans en avoir fait un seul grâce aux secousses, j’ai accumulé en voiture 3700 et quelques pas sans les avoir marchés bien entendu, grâce cette fois aux secousses causées par les nids-de-poule.
Hier, après mon aventure de marche au retour du CLSC sans avoir au bras mon Fitbit, j’ai triché, mais pas vraiment. Une fois à la maison, bien assise à mon bureau devant mon ordinateur, j’ai simulé 6000 pas sur mon bracelet en le secouant, tout simplement. Je l’ai enlevé et j’ai secoué le bras gauche en tenant mon bracelet dans ma main, puis j’ai secoué le bras droit en tenant mon bracelet dans ma main, et j’ai alterné de cette façon jusqu’à l’obtention du chiffre 6000. Comment puis-je savoir que mon trajet comptait 6000 pas ? Parce que c’est la deuxième fois que je le marchais et que la première fois je portais mon bracelet.

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Petit mot court – PMC 1

Ce matin je devais me rendre au CLSC pour recevoir une prise de sang afin de vérifier si le taux de Coumadin se maintient au niveau adéquat. Habituellement, j’y vais en voiture. Cette fois, j’ai demandé à Denauzier de venir me conduire, de manière à ce que je marche en masse sur le chemin du retour, faisant ainsi grimper mon nombre de pas quotidiens. La journée ne pouvait pas mieux se prêter à mon projet de marche, il faisait soleil et juste assez frais. Il m’a semblé, alors que j’entamais le long chemin du retour, que quelque chose clochait. Que quelque chose manquait. Autour de mon poignet… Mon Fitbit !

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Jour 879

4) Je pourrais me fixer une difficulté supplémentaire pour mes quatre dernières années, écrire un texte, par exemple, commençant par la phrase qui termine le texte précédent, ce genre de consigne…
5) Je pourrais faire le contraire de ce que j’ai annoncé, ça aussi c’est mon genre, et écrire demain le texte du Jour 879 comme si de rien n’était.
Faire le contraire de ce que je pense et ressens est une découverte majeure récente que j’adore et qui a changé ma vie. J’aurais aimé faire cette découverte bien avant, cela m’aurait rendu drôlement service du temps que j’étais belle-maman auprès des enfants de Jacques-Yvan. Du temps que j’étais la compagne de Jacques-Yvan. Et une jeune maman auprès d’Emmanuelle. J’avais tout à apprendre, à cette époque, comment ça se fait que tout ce que j’aurais eu besoin de savoir, je ne l’ai appris que bien plus tard ? Aujourd’hui, je serais bien outillée, je pense, pour reprendre cette vie qui fut la mienne dans ma trentaine et dans ma quarantaine. Et ces outils, maintenant que je les ai acquis, c’est bien maudit, ne servent pas tellement.
6) Je pourrais me laisser porter et ne rien décider avant de reprendre ma publication quotidienne le 1er mai 2017, dans une approche que je qualifierais d’à la va-comme-je-te-pousse.
Très souvent, je m’installe devant mon écran et il n’y a rien qui vient. Ma vie est calme, plutôt solitaire, en campagne, il ne s’y déroule pas grand-chose au quotidien. Je rencontre peu de gens qui me surprennent. Je vis une sereine routine.
En outre, mes mots du jour ne sont pas le lieu d’une introspection trop poussée, comme on peut le faire dans un journal où on ne se parle qu’à soi-même. Les jours que je ne vais pas bien, j’aurais envie de m’étendre sur ce mal-être, de le décrire en long et en large, mais je ne me le permets pas. J’essaie de rester positive et j’aborde des sujets qui ne se prêtent pas à la polémique, c’est le moins qu’on puisse dire. J’exploite le filon de mes recettes de cuisine le plus souvent inventées, des résultats que me transmet mon nouveau bidule Fitbit, de mes expériences artistiques en peinture. Quand je travaillais et que je vivais à Montréal, je décrivais les événements qui agrémentaient mon parcours quand je me rendais à l’université ou que j’en revenais. Il était aussi question des collègues. Il fut question de mon cours de tricot avec Oscarine. De tonton et de tantine, qui étaient mes voisins du temps que j’habitais ma maison de campagne, et surtout du temps que tonton était vivant. Il fut aussi question de l’achat de ma SuperSonique. J’ai même écrit à propos de mes rouges à lèvres, je me demandais où est-ce qu’ils étaient passés, pour en avoir accumulé plusieurs au fil des années. Plus fondamentalement, je me suis demandé quelle était ma voie, où se cache-t-elle, comment savoir si j’ai les deux pieds dedans, est-ce qu’elle existe, est-ce que celle dans laquelle je suis est la bonne, si elle n’est pas la bonne, comment le savoir et comment aller vers celle qu’il me faut. Est-ce qu’il y a une seule voie possible ou est-ce qu’il y en a plusieurs ?

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Jour 880

M’y voici. Jour 880 en ce 26 février 2017. Dernier texte avant mon petit congé de deux mois. Dernier texte qui couronne six ans d’écriture. Par un curieux hasard, je viens de recevoir une suggestion d’une amie selon laquelle je pourrais passer à un exercice d’écriture plus vigoureux, de plus longue haleine, pour raconter une histoire qui se déroulerait sur disons quelque deux cents pages. Une histoire d’amour inspirée d’un fait vécu.
Tout est possible, il suffit de le décider. Et d’en avoir envie. Quoique l’envie soit susceptible de se développer postérieurement, une fois que la décision est prise. Comme lorsque je me pousse à aller marcher dehors. Je me botte le derrière pour y aller, mais une fois sortie, j’apprécie et je marche avec énergie.
1) Puisque tout est possible, je pourrais maintenir mon projet initial et écrire mes mots du jour en privilégiant ma parole : j’ai annoncé que je publierais quotidiennement pendant dix ans, alors je le fais. C’est pas mal mon genre. Je suis de signe astrologique bélier, je fonce dans le tas sans me préoccuper de la raison pour laquelle je fonce.
2) Je pourrais modifier mon projet en cours de route, en considérant qu’en six ans j’en ai fait plus que le tour. Sur cette base, je pourrais cesser la publication d’un texte par jour et tenter d’écrire un roman, ou une autre forme de récit. Un roman me semble être un exercice trop difficile, pour lequel j’aurais besoin d’une solitude plus grande que celle dont je dispose. Un recueil de nouvelles pourrait être un défi à ma hauteur dans le contexte actuel de ma vie. Il me resterait alors à décider si je maintiens en parallèle la publication des 879 textes qu’il me reste à écrire de mon projet de dix ans. Si je la maintiens, ces 879 textes ne seraient que des coucous le plus souvent humoristiques adressés à mes lecteurs en quelques mots.
Ce qui serait chouette, dans cette perspective, c’est qu’une fois une nouvelle terminée, je la mettrais en ligne en plusieurs morceaux ! D’une pierre deux coups, je dévoilerais ma nouvelle tout en faisant baisser le décompte des textes qu’il me reste à écrire ces quatre prochaines années. Hum… Ça devient intéressant, mais j’aurais peur, entamant un recueil de nouvelles, de retomber dans l’écriture érotique qui déstabilise les lecteurs non aguerris, quoique je me trouve pas mal vieille maintenant, ménopausée depuis longtemps, pour revisiter le domaine érotique…
3) Je pourrais abandonner mon projet sur dix ans, en considérant, je me répète, qu’en six ans j’en ai fait plus que le tour. Ce n’est pas mon genre, je suis trop orgueilleuse, même si on peut penser que poursuivre encore quatre ans cet exercice quotidien relève de l’entêtement et constitue un investissement de talent, de temps et d’énergie bien mal placé. Je me suis quand même prouvé, en six ans, que j’étais capable d’écrire tous les jours de la semaine. Ai-je alors besoin de poursuivre ? Mais est-ce que je voulais me prouver quelque chose quand j’ai commencé mon blogue ? Est-ce que je ne voulais pas simplement rendre ma vie meilleure ?

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Jour 881

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J’ai vu passer les Tomates Savoura et les pains D’Italiano.

Je n’ai pas marché jeudi parce que j’ai passé la journée avec tantine. Je n’ai pas marché vendredi parce que j’ai passé la journée avec Danoux chez elle à Laval. Je ne marcherai pas aujourd’hui, ou alors seulement dans la maison, parce qu’il pleut et que les routes sont glacées. Cette seule visite chez Danoux nécessite trois heures de route, en incluant l’aller et le retour. Mais mon aller m’a pris plus de deux heures parce que je me suis perdue, une fois de plus.
– Monsieur !, ai-je crié à un homme qui se rendait à sa boîte aux lettres ramasser son courrier.
Garée sur un semblant d’accotement, j’ai voulu sortir de ma voiture pour me rendre jusqu’à lui, je trouvais que c’était la moindre des choses, mais il est venu jusqu’à moi. J’étais rendue dans le rang du Bas-St-François, une route étroite, autrefois route de campagne, maintenant traversée dans les deux sens par de nombreux véhicules dont de gros camions qui approvisionnent les commerces environnants. Les Tomates Savoura, par exemple, et les Pains D’Italiano ont interrompu notre conversation à cause du bruit et des éclaboussures dont ils étaient porteurs une fois arrivés à notre hauteur.
– Je cherche le boulevard des Laurentides, ai-je précisé. Je ne vois pas où est-ce que je me suis trompée, lui ai-je dit en lui montrant le bout de papier sur lequel j’avais écrit les grandes étapes de mon trajet.
– Je n’ai jamais rencontré la route 335, ai-je ajouté. Je me suis rendue jusqu’à Charlemagne, ai-je ajouté piteusement. J’imagine que je n’étais pas dans la bonne direction ?
L’homme a retenu un sourire en me répondant que j’avais pris l’autoroute 640 dans le mauvais sens, vers l’est alors que je me dirigeais vers l’ouest.
– C’est sur votre papier qu’il y a une erreur, m’a-t-il dit.
Il m’a indiqué le meilleur trajet pour me rendre à destination sans me tromper.
– Vous y êtes presque, m’a-t-il dit au terme de ses explications. Dans dix minutes vous êtes rendue. Ou une demi-heure si vous vous trompez encore, a-t-il cru bon d’ajouter.
Ce fut le moment fort de ma journée, cette rencontre imprévue qui n’a duré que quelques minutes avec un homme sympathique habillé en salopette de travailleur bleue. Je ne veux pas sous-entendre que la journée passée avec mon amie ne fut pas agréable. Au contraire, nous n’avons passé que de bons moments. Mais le zeste qui a donné toute sa saveur au plat fut cet échange inattendu avec un inconnu.
Avoir eu un cellulaire, me suis-je dit en conduisant, je n’aurais pas parlé à cet homme. J’aurais appelé Danoux pour lui dire de ne pas s’inquiéter. Et mon mari qui n’aurait pas trop su comment m’aider. Après ces deux appels, je n’aurais pas été plus avancée, mais les téléphones, de nos jours, sont munis de GPS alors je me serais débrouillée toute seule, par moi-même.
Je ne suis pas encore assez vieille pour m’acheter un cellulaire, ai-je conclu. Je préfère me débrouiller à l’ancienne, l’ancienne étant l’échange avec une personne humaine. L’ancienne étant aussi un exercice de mémoire pour retenir les informations fournies par la personne humaine. L’ancienne étant encore un exercice de débrouillardise pour me sortir du guêpier. Avoir perdu une demi-heure de mon temps, avoir fait attendre Danoux, avoir gaspillé de l’essence et ajouté à l’usure de ma voiture n’entrent pas tellement, ici, et pour l’instant, en ligne de compte.

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Jour 882

Comme ça fait plusieurs fois maintenant que je l’écris, je compte me permettre un repos d’écriture lorsque j’aurai atteint le jour 880. Donc, dans 3 textes en incluant celui d’aujourd’hui, je vais m’accorder un repos pendant les mois de mars et d’avril. Comment est-ce possible ? C’est possible parce que j’ai pris de l’avance. Selon mes calculs initiaux, effectués en 2011, je terminais ma 6e année d’écriture à la fin avril 2017, pour entamer la 7e début mai. J’ai pris de l’avance en publiant parfois deux, voire trois textes le même jour. Et en écrivant les week-ends, alors que je prévoyais n’écrire que du lundi au vendredi. J’espère être capable, pendant ces deux mois d’interruption, de corriger les 220 textes de ma première année (2011-2012) pour en faire une sorte de recueil. Je voudrais inclure des photos qui auraient des légendes amusantes. Est-ce humainement possible ? Corriger 220 textes en 60 jours, c’est corriger 3.6 textes à chaque jour. Ou encore, si j’exclus les week-ends et le congé de Pâques, c’est corriger 5,4 textes par jour. C’est peut-être possible. Sauf que début mars je serai quatre jours à Montréal, sur la trotte voir mes amis. Et il va bien se produire d’autres événements qui vont m’empêcher de corriger mes archives !
Je suis allée lire à l’instant ce que j’ai écrit il y a 5 ans jour pour jour, soit le 23 février 2012. J’y fais le récit du concert d’Al Dimeola et Deo Alfonsi auquel j’avais assisté avec Clovis après ma journée de travail. Clovis. Je n’en ai plus de nouvelles. Travail. J’ai tout arrêté ça.
Fin février 2013, j’essayais de créer une histoire avec Yasmine et Youri Yourmanov. C’est à cette époque-là, m’a raconté mon neveu, qu’il a cessé de me lire sur mon blogue, c’était à n’y rien comprendre. Yasmine –personnage fictif– habitait ma maison de campagne –habitation réelle–, que j’ai vendue. Les gens qui ont acheté la maison l’ont passablement transformée, ils ont installé une piscine sur le petit terrain tout près du pommier, ils ont changé la couleur extérieure des murs et des encadrements des fenêtres. Ils ont construit une deuxième terrasse. Ils ont jeté mes toiles mais je les comprends, j’aurais fait pareil. En fait, j’aurais conservé les toiles pour peindre par-dessus, parce que je suis gratte-sous.
Fin février 2014, je rapporte une conversation téléphonique avec Yvon, mon ami peintre, et je raconte comment, en disant n’importe quoi à un collègue, je nous ai sortis du pétrin.
– Appuie sur Shift/Enter, avais-je dit à mon collègue. Et nous avions enfin été capables de progresser alors que nous étions prisonniers depuis plusieurs minutes, à l’ordinateur, d’un écran figé.
Shift/Enter, j’avais sorti ça comme ça, bien entendu, sans nullement réfléchir.
Fin février 2015, je commente une recette de saumon de mon invention qui n’avait pas assez de goût à mon goût, et le lavage du plancher de ma cuisine, à Montréal, et la danse d’Emma sur ledit plancher dont la cire n’avait pas suffisamment séché quand Emma a dansé dessus. C’est du Lynda tout craché, les tournures de phrases, les enchaînements impossibles, les petits riens minuscules de la vie.
Février 2016, enfin, je raconte la journée que j’avais passée à Laval chez une amie en compagnie de Bibi. C’est bien curieux, quand même, car c’est précisément chez cette amie que je me rends demain, seule, Bibi ayant des empêchements.

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