Jour 880

M’y voici. Jour 880 en ce 26 février 2017. Dernier texte avant mon petit congé de deux mois. Dernier texte qui couronne six ans d’écriture. Par un curieux hasard, je viens de recevoir une suggestion d’une amie selon laquelle je pourrais passer à un exercice d’écriture plus vigoureux, de plus longue haleine, pour raconter une histoire qui se déroulerait sur disons quelque deux cents pages. Une histoire d’amour inspirée d’un fait vécu.
Tout est possible, il suffit de le décider. Et d’en avoir envie. Quoique l’envie soit susceptible de se développer postérieurement, une fois que la décision est prise. Comme lorsque je me pousse à aller marcher dehors. Je me botte le derrière pour y aller, mais une fois sortie, j’apprécie et je marche avec énergie.
1) Puisque tout est possible, je pourrais maintenir mon projet initial et écrire mes mots du jour en privilégiant ma parole : j’ai annoncé que je publierais quotidiennement pendant dix ans, alors je le fais. C’est pas mal mon genre. Je suis de signe astrologique bélier, je fonce dans le tas sans me préoccuper de la raison pour laquelle je fonce.
2) Je pourrais modifier mon projet en cours de route, en considérant qu’en six ans j’en ai fait plus que le tour. Sur cette base, je pourrais cesser la publication d’un texte par jour et tenter d’écrire un roman, ou une autre forme de récit. Un roman me semble être un exercice trop difficile, pour lequel j’aurais besoin d’une solitude plus grande que celle dont je dispose. Un recueil de nouvelles pourrait être un défi à ma hauteur dans le contexte actuel de ma vie. Il me resterait alors à décider si je maintiens en parallèle la publication des 879 textes qu’il me reste à écrire de mon projet de dix ans. Si je la maintiens, ces 879 textes ne seraient que des coucous le plus souvent humoristiques adressés à mes lecteurs en quelques mots.
Ce qui serait chouette, dans cette perspective, c’est qu’une fois une nouvelle terminée, je la mettrais en ligne en plusieurs morceaux ! D’une pierre deux coups, je dévoilerais ma nouvelle tout en faisant baisser le décompte des textes qu’il me reste à écrire ces quatre prochaines années. Hum… Ça devient intéressant, mais j’aurais peur, entamant un recueil de nouvelles, de retomber dans l’écriture érotique qui déstabilise les lecteurs non aguerris, quoique je me trouve pas mal vieille maintenant, ménopausée depuis longtemps, pour revisiter le domaine érotique…
3) Je pourrais abandonner mon projet sur dix ans, en considérant, je me répète, qu’en six ans j’en ai fait plus que le tour. Ce n’est pas mon genre, je suis trop orgueilleuse, même si on peut penser que poursuivre encore quatre ans cet exercice quotidien relève de l’entêtement et constitue un investissement de talent, de temps et d’énergie bien mal placé. Je me suis quand même prouvé, en six ans, que j’étais capable d’écrire tous les jours de la semaine. Ai-je alors besoin de poursuivre ? Mais est-ce que je voulais me prouver quelque chose quand j’ai commencé mon blogue ? Est-ce que je ne voulais pas simplement rendre ma vie meilleure ?

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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