Jour 879

4) Je pourrais me fixer une difficulté supplémentaire pour mes quatre dernières années, écrire un texte, par exemple, commençant par la phrase qui termine le texte précédent, ce genre de consigne…
5) Je pourrais faire le contraire de ce que j’ai annoncé, ça aussi c’est mon genre, et écrire demain le texte du Jour 879 comme si de rien n’était.
Faire le contraire de ce que je pense et ressens est une découverte majeure récente que j’adore et qui a changé ma vie. J’aurais aimé faire cette découverte bien avant, cela m’aurait rendu drôlement service du temps que j’étais belle-maman auprès des enfants de Jacques-Yvan. Du temps que j’étais la compagne de Jacques-Yvan. Et une jeune maman auprès d’Emmanuelle. J’avais tout à apprendre, à cette époque, comment ça se fait que tout ce que j’aurais eu besoin de savoir, je ne l’ai appris que bien plus tard ? Aujourd’hui, je serais bien outillée, je pense, pour reprendre cette vie qui fut la mienne dans ma trentaine et dans ma quarantaine. Et ces outils, maintenant que je les ai acquis, c’est bien maudit, ne servent pas tellement.
6) Je pourrais me laisser porter et ne rien décider avant de reprendre ma publication quotidienne le 1er mai 2017, dans une approche que je qualifierais d’à la va-comme-je-te-pousse.
Très souvent, je m’installe devant mon écran et il n’y a rien qui vient. Ma vie est calme, plutôt solitaire, en campagne, il ne s’y déroule pas grand-chose au quotidien. Je rencontre peu de gens qui me surprennent. Je vis une sereine routine.
En outre, mes mots du jour ne sont pas le lieu d’une introspection trop poussée, comme on peut le faire dans un journal où on ne se parle qu’à soi-même. Les jours que je ne vais pas bien, j’aurais envie de m’étendre sur ce mal-être, de le décrire en long et en large, mais je ne me le permets pas. J’essaie de rester positive et j’aborde des sujets qui ne se prêtent pas à la polémique, c’est le moins qu’on puisse dire. J’exploite le filon de mes recettes de cuisine le plus souvent inventées, des résultats que me transmet mon nouveau bidule Fitbit, de mes expériences artistiques en peinture. Quand je travaillais et que je vivais à Montréal, je décrivais les événements qui agrémentaient mon parcours quand je me rendais à l’université ou que j’en revenais. Il était aussi question des collègues. Il fut question de mon cours de tricot avec Oscarine. De tonton et de tantine, qui étaient mes voisins du temps que j’habitais ma maison de campagne, et surtout du temps que tonton était vivant. Il fut aussi question de l’achat de ma SuperSonique. J’ai même écrit à propos de mes rouges à lèvres, je me demandais où est-ce qu’ils étaient passés, pour en avoir accumulé plusieurs au fil des années. Plus fondamentalement, je me suis demandé quelle était ma voie, où se cache-t-elle, comment savoir si j’ai les deux pieds dedans, est-ce qu’elle existe, est-ce que celle dans laquelle je suis est la bonne, si elle n’est pas la bonne, comment le savoir et comment aller vers celle qu’il me faut. Est-ce qu’il y a une seule voie possible ou est-ce qu’il y en a plusieurs ?

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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