Les choses ne se passent pas comme je l’avais prévu. La vie est ainsi faite qu’elle nous réserve des surprises. En guise de petit rappel auprès de mes lecteurs : j’avais prévu me consacrer jusqu’à la fin du mois de mai à la correction des textes de ma deuxième année d’écriture, et ne reprendre mes publications quotidiennes qu’au début de juin. Les publications quotidiennes appartiennent à ma maintenant neuvième année d’écriture, c’est dire comme le temps passe.
Les textes de ma première année ont été passés au crible d’une telle correction. Quand je les lis dans mon cartable, en version papier, je prends un certain plaisir à les revisiter. Je voulais donc faire la même chose avec les textes de la deuxième année, tout en sachant que ce ne serait pas facile, à cause de l’omniprésence de Yasmine.
Il me reste, vous me direz, beaucoup de pages à passer au crible, à savoir la production complète de mes troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième et huitième années d’expériences les plus folles sur mon blogue. Fiou !
Pour effectuer ce travail de moine correcteur, je copie/colle tous les textes d’une même année dans un seul fichier Word et j’en ai pour quelque trois cents pages à travailler fort. Or, la licence de la suite Office qui est installée sur mon ordinateur est une licence piratée. J’ai reçu un message de Microsoft, je venais à peine de commencer mes corrections dans mon fatras de trois cents pages, sous la forme d’une fenêtre à mon écran, m’informant que je ne pourrais plus utiliser le logiciel Word passé les trois prochains jours. J’ai donc corrigé un peu les jours un, deux et trois, puis je n’ai plus été en mesure de le faire.
Je voulais aller porter mon ordinateur chez notre informaticien du village pour qu’il règle mon problème, mais un événement est venu contrecarrer ce mini projet : j’ai été invitée à me présenter au CHUM pour rencontrer le cardiologue qui remplace celui qui m’a opérée en 2013, ce dernier étant maintenant retraité.
– C’est nécessaire d’y aller sous peu ?, ai-je demandé à la secrétaire au téléphone, en ayant en tête d’aller porter mon ordinateur à moins de trois kilomètres de la maison, et non d’en rouler plus de cent.
– Il n’y a rien d’urgent, a répondu la demoiselle d’une voix très douce. Le cardiologue vient d’arriver des États-Unis où il travaillait et il aimerait rencontrer ses patients pour les connaître. Ce sont des rencontres assez courtes, pour établir un premier contact, a-t-elle ajouté. Il transporte peut-être ici, a-t-elle pris la peine de mentionner, ses manières de faire américaines…
Cela me tentait d’autant moins de me rendre à Montréal que j’allais faire deux heures de route pour dix minutes d’entrevue.
– Je peux lui dire que vous préférez attendre, a enchaîné la jeune fille, constatant que je ne me précipitais pas pour répondre.
Pendant qu’elle me disait ça, mon mari me faisait signe avec moult gestes et des yeux de reproche qu’il n’était pas question de ne pas y aller.
– Bon, d’accord, ai-je répondu, à quelle heure doit-on se présenter ?
– À dix heures trente demain matin, a répondu la voix. La cardiologie est située au troisième étage du Pavillon C.
– Très bien, nous y serons demain.
– Mince, ai-je ajouté à l’adresse de mon mari cette fois, j’ai oublié de lui demander s’il était possible de se stationner à proximité.
– On verra ça demain, a répondu mon mari.
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Badouziennes
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Qui est Badouz ?
Une autrice illustrement inconnue !
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Comme on le voit ci-contre, j’ai renoué hier soir avec les torsades, tant et si bien que je n’ai pas eu le temps de lire quelques pages de la biographie de Ferré, à 23:30 les yeux me fermaient tout seuls. Je suis allée me coucher et j’ai très bien dormi. Je m’étends, j’écoute ma valve, un peu déçue qu’elle ne fonctionne pas à 100% de sa capacité, je m’endors. Ça prend quand même un bout de temps avant que je m’endorme. Aujourd’hui samedi, la journée a mal commencé, j’ai cherché comme une bonne mon arrosoir en plastique orange pour donner à boire à mes amies et je ne l’ai pas trouvé. J’ai regardé partout, trois fois plutôt qu’une. J’ai dû me contenter de l’arrosoir bleu que je laisse normalement en haut, à l’étage des chambres, que j’aime moins parce que le bec verseur est plus gros que sur mon arrosoir orange. Après ce texte, qui est le dernier avant une interruption de quelque deux minuscules semaines qui vont passer le temps d’un éclair, je vais aller jardiner et ne pas me décourager devant l’ampleur de la tâche.

Il commence à y avoir plus de nuages que ce matin dans le ciel de St-Jean-de-Matha et je ne suis toujours pas dehors pour nettoyer le terrain qui est immense. Au moins je suis habillée en conséquence, il ne me reste qu’à enfiler mes bottes et mes gants. Et à attraper une casquette en sortant. J’ai passé la matinée en tenue d’intérieur à pratiquer mon exercice à venir de lecture publique. Mes cordes vocales se fatiguent très vite, et ce depuis toujours. Dans ma belle-famille, les gens parlent et rient très fort et je me demande vraiment comment ils peuvent réussir cet exploit. De leur côté, ils doivent bien se demander comment ça se fait que je parle si faiblement.
Voici mon plan de match, je l’ai défini dans ma tête pendant que je travaillais tout à l’heure sur une nouvelle toile. C’est un plan de match à plusieurs volets.