Jour 400

torsadeComme on le voit ci-contre, j’ai renoué hier soir avec les torsades, tant et si bien que je n’ai pas eu le temps de lire quelques pages de la biographie de Ferré, à 23:30 les yeux me fermaient tout seuls. Je suis allée me coucher et j’ai très bien dormi. Je m’étends, j’écoute ma valve, un peu déçue qu’elle ne fonctionne pas à 100% de sa capacité, je m’endors. Ça prend quand même un bout de temps avant que je m’endorme. Aujourd’hui samedi, la journée a mal commencé, j’ai cherché comme une bonne mon arrosoir en plastique orange pour donner à boire à mes amies et je ne l’ai pas trouvé. J’ai regardé partout, trois fois plutôt qu’une. J’ai dû me contenter de l’arrosoir bleu que je laisse normalement en haut, à l’étage des chambres, que j’aime moins parce que le bec verseur est plus gros que sur mon arrosoir orange. Après ce texte, qui est le dernier avant une interruption de quelque deux minuscules semaines qui vont passer le temps d’un éclair, je vais aller jardiner et ne pas me décourager devant l’ampleur de la tâche.
– Fais ce que tu peux, me dit ma cousine.
Elle m’invite à nouveau demain dimanche pour souper, je vais apporter trois choses. Une salade verte pour accompagner le repas. Mon échantillon de torsades fait avec du fil qu’elle m’a donné, et mon texte à lire samedi prochain le 25 mai.
– Est-ce que je peux apporter un texte à lire ?, lui ai-je demandé au moment de la quitter hier après notre séance de tricot.
– Bien, euh… pourquoi ?, a-t-elle répondu.
– Parce que samedi le 25 mai je vais faire une lecture publique dans une galerie d’art lors d’un petit événement multidisciplinaire –écriture/lecture et peinture– et que j’aimerais me pratiquer devant un public restreint.
– Pas de problème, a-t-elle répondu.
– Ça va nous faire plaisir, a renchéri son mari.
– Il y en a pour 17 minutes, c’est un peu long, et il faut que vous m’écoutiez jusqu’au bout, ai-je tout de suite clarifié.
– Comment sais-tu que ça dure 17 minutes, c’est pas mal précis ?, a demandé le mari.
– Parce que je me suis chronométrée. Il fallait pouvoir dire à l’organisateur de l’événement combien de temps on lit, parce que nous sommes quatre lecteurs et il ne faut pas que ça dure trois heures, ni bien entendu trois minutes. Quoique je commence à me demander si le 17 minutes tient encore la route, parce que j’essaie de parler en articulant moins chacune des syllabes, j’essaie de rendre l’exercice plus fluide et moins semblable à l’apprentissage d’une deuxième langue, quand on en est encore à l’étape des balbutiements maladroits…
– On pourra te chronométrer, a suggéré ma cousine qui voulait qu’on en finisse.
Elle me connaît et sait à quel point ça peut être long –et sans intérêt– quand je me mets à détailler une idée.
En tout cas, hier soir, devant mon public absent dans le salon de la grande maison vide, encore vibrante dans mes viscères de l’énergie de Léo que j’ai écouté sur un CD dans l’auto, je considère que je m’en suis assez bien sortie.
Les professeurs avaient bien raison, du temps que je faisais mes cours d’arts plastiques à l’UQÀM, il ne faut jamais cesser de se sortir de sa zone de confort.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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