Badouzienne 53

À la manière de Marguerite

Je ne sais pas si mon mari a remarqué que je lis Marguerite Yourcenar ces derniers temps. En me voyant tout à l’heure porter un foulard sur la tête, comme en atteste la photo ci-contre, il m’a demandé qu’est-ce que je faisais ainsi déguisée en matriochka. Je lui ai répondu sans plus de détail que je voulais ressembler à Marguerite. Comme un ami l’attendait dehors avec lequel il devait réparer quelque chose, il s’est contenté de ma réponse sans rien ajouter. Il sait que je me suis déjà déguisée en Serge Losique pour les besoins de mes publications, alors il ne s’étonne plus de rien. Je ne suis pas sans soupçonner, par ailleurs, que mes folies ne l’intéressent pas tout le temps !

En fait, j’avais envie de comparer le foulard de Marguerite au mien. Il se trouve que sur la photo que j’ai mise en ligne hier, le foulard que porte Marguerite semble être d’une couleur très semblable à un des miens. Je suis donc allée chercher le foulard en question dans mon walk-in, le réveillant d’un long sommeil car je ne le porte pas souvent. J’en ai couvert ma tête, tant qu’à le tenir dans mes mains –dissimulant du coup ma nouvelle coupe de cheveux courts et non teints. J’ai croisé les pans du spécimen sous mon menton pour les nouer ensuite sur ma nuque. Un coup partie, je me suis prise en photo –moyennant l’ajout coquet d’une couche de rouge à lèvres non pas rouge mais plutôt corail orangé nacré.

Bien sûr l’idée de comparer les deux foulards pour pouvoir me vanter d’avoir les mêmes goûts que Marguerite est pas mal saugrenue. Pour que la comparaison soit valable, il faudrait que les éléments soient étudiés dans des conditions semblables, pour ne pas dire identiques. Or, la photo de Marguerite n’est pas jeune quand la mienne l’est; les couleurs sur la photo de l’auteure ne sont peut-être pas celles de l’accessoire dans la réalité à l’époque où il était porté, en ce sens que la luminosité peut les avoir transformées, luminosité au moment de la prise de photo, je veux dire; lesdites couleurs, aussi bien de mon foulard que de celui de Marguerite, sont en outre affichées sur le vieil écran de mon vieil ordinateur; sans compter que l’illustre auteure a les cheveux plus blancs que les miens, aspect qui n’est pas sans influencer la manière dont l’oeil au final perçoit les nuances qui lui sont offertes. Cela dit, je ne connais rien en optique, en chromatisme et en prise de photo.

D’ailleurs, est-ce bien d’un foulard dont il s’agit ici ? Ne serait-ce pas plutôt une écharpe ? Un châle ? Marguerite, si elle était vivante, saurait me le dire.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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