Badouzienne 49

Toile réalisée par notre petite-fille de six ans.

Voyons voir où j’en suis dans mon nouveau programme de marche.
Le premier jour, ce fut sur tapis roulant. Il est situé dans notre chambre à coucher, devant une porte patio. Je marche et je cours, et je cours et je marche, en regardant les arbres et le garage qui me font face. J’aime quand il vente car alors les branches des pins blancs se balancent.
Le deuxième jour, nous avons marché sur le chemin du Lac Bernard, un chemin en pentes assez accentuées. Au début, parce qu’on n’est pas encore réchauffé, on siffle comme de vieilles locomotives.
– On dirait des moteurs encrassés, dis-je immanquablement à la personne qui marche avec moi, parfois Emma, parfois mari, parfois des amis.
Hier, c’était mari.
Ce matin, jour trois, comme j’avais mal aux cuisses d’avoir monté les côtes d’hier, j’ai proposé à Denauzier de marcher sur le plat, dans le domaine domiciliaire. Nous en avons profité pour sonner chez un ami voisin, mon mari voulant lui demander s’il ne connaissait pas quelqu’un qui aurait une motoneige à vendre.
Demain jour 4, je ne sais pas ce que ce sera.
Mercredi jour 5, je sais d’avance que ce sera une promenade sur le lac Pierre avec mon frère et ma soeur.

Quel besoin ai-je de toujours comptabiliser ? Ce matin, je me disais que je désirais vivre l’hiver 2022 en marchant au moins une heure par jour, idéalement dehors, sur une période de 90 jours, jusqu’au 31 mars. Je connais plein de gens qui marchent une heure par jour depuis des années, sans en faire tout un plat, tout un programme. Cela fait partie de l’ordre naturel des choses que d’aller prendre l’air !

La toile ci-contre et son cadre de métal noir m’ont été donnés par la vendeuse du magasin Cadrimage, parce que je suis, semble-t-il, une bonne cliente.
– Une fois que tu auras peint la toile, tu repasseras pour qu’on la fixe au cadre, m’avait expliqué la vendeuse.
Cela ne me tentait pas de montrer au personnel du magasin ce que j’aurais peint, car je pressentais que ce ne serait pas intéressant. Alors, quand ma petite-fille m’a demandé si elle pouvait peindre sur une des nombreuses toiles vierges qui encombrent mon bureau, je me suis empressée de lui tendre celle qui vient avec son cadre métallique.
– Je ne peux pas prendre celle-là, mamie ?, me demanda-t-elle en pointant du doigt la plus grande.
– Non.
– Pourquoi ?
– Parce que la toile fait quand même 36" par 36", tu aurais besoin d’utiliser des pinceaux qui seraient trop grands pour tes mains, les toiles coûtent cher, tu dois repartir bientôt et tu n’aurais peut-être pas le temps de la terminer, ai-je décliné au fur et à mesure que se présentaient à mon cerveau ces désolantes justifications.
Heureusement, la petite n’a pas insisté et elle s’est attelée à la tâche de couvrir la toile que je lui tendais en utilisant des crayons qui fonctionnent drôlement, peut-être parce qu’ils sont vieux. Il faut appuyer sur la pointe de feutre, attendre qu’une goutte de liquide se répande et tracer alors ce qu’on veut. Sauf que la petite y est allée pour plus de gouttes que de lignes. Cela donne, toujours est-il, ce joli résultat que je n’aurai pas honte de montrer au personnel du magasin.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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