Jour 470

CalderAbstrait

J’adore cette toile abstraite de Calder. Dès que je termine L’amas, je m’attaque à sa reproduction en espérant que je ne m’en éloignerai pas trop.

Il y a pire : j’ai acheté un exemplaire du journal Le Devoir il n’y a pas longtemps, en vente au Métro d’alimentation, lorsque la une portait sur l’insalubrité des lieux à l’Université de Montréal. J’ai lu l’article, j’y ai découvert que le plus bas soumissionnaire retenu ne faisait pas bien son travail, et lu en conclusion de l’article que les choses malgré tout s’amélioraient, et qu’il ne devrait plus y avoir de problème à très court terme. Pourquoi faire sa une avec ça ? Mystère et boule de gomme. Or, qu’est-il arrivé des autres cahiers du Devoir ? Ils ont traîné sur la table basse de la salle de séjour jusqu’à ce qu’un matin, seule à la maison, j’aie dû réanimer le feu de foyer qui s’était éteint et utilisé pour ce faire, quoi de mieux, les cahiers de papier jamais ouverts, même pas froissés, qui ont attendu en vain que je daigne les consulter.
Que penser, également, de la belle Simone ? Mon signet couvert des couleurs de la librairie Renaud-Bray n’a pas changé de place depuis l’automne dernier, dans ses Mémoires d’une jeune fille rangée. Un signet qui témoigne d’une petite lecture de seulement le quart du livre. Et je ne parle pas ici de La force des choses, dont je ne me rappelle toujours pas si je l’ai lu ou pas lu. Et que dire de ces autres livres encore qui forment une pile dans leur catégorie « en attente ».
Je n’ai pas abordé, en outre, le problème spiralien de l’exercice physique. Hier, nous avons marché dans la forêt, derrière la maison, Denauzier et moi, en plein soleil, dans la blancheur éclatante de la neige. Je me penchais souvent pour ramasser les branchettes qui déparaient, par leur couleur foncée, la beauté immaculée de notre sentier. Je marchais, je me penchais, je ramassais la branche ou les feuilles ou l’écorce et j’essayais de les lancer à côté du sentier. C’était quand même exigeant, du moins pour mes capacités, parce que ça revenait tout le temps : me pencher, ramasser, me relever, lancer, me pencher à nouveau… Denauzier, lui, s’occupait d’enlever les branches plus grosses qui courbaient dangereusement sous le poids de la neige. Il s’agissait de bois mort, il faut le dire, qui obéissait facilement. À notre retour à la maison il n’était que quinze heures, j’ai proposé à mon mari d’aller chercher sa maman pour la sortir de chez elle et lui permettre, en voiture, d’admirer la nature et le bleu du ciel. C’est ce que nous avons fait, pour aboutir chez le frère de Denauzier, où nous avons bu du vin rouge dehors autour d’un feu, tout le monde enchanté de se voir. Nous sommes revenus juste assez tôt pour que la mère de Denauzier ne rate pas le souper, à la salle à manger de sa résidence. Elle s’y est d’ailleurs rendue avec, je pense, son manteau sur le dos ! Toujours est-il que de la promenade en forêt et de la visite surprise chez le frère qui est mon beau-frère, c’est bien entendu la rencontre familiale, sans bouger nullement autour de la bûche rougie par le feu, qui a constitué le temps fort de la journée.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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