Jour 471

Macha Meril et Michel Legrand se marient - Paris

J’adhère à cette conception du couple telle que décrite par Macha : « J’ai personnellement une très haute idée du mariage. Il n’y a rien de plus noble que de donner sa vie à l’autre. Créer un couple, construire un devenir ensemble, c’est quelque chose d’artistique. »

En fait, je suis prisonnière de plusieurs spirales. J’ai commenté récemment la spirale de la nourriture. En voici les plus récents développements. Vendredi dernier nous avons reçu mon frère et ma tante à souper –des quiches à la pancetta et au chorizo. Comme je n’avais pas faim au moment du repas, mais que j’ai mangé pareil et mangé somme toute normalement, selon l’adage que « l’appétit vient en mangeant », je me suis couchée penaude, en me disant que le lendemain samedi je me contenterais de presque rien pendant toute la journée. Or, ce samedi, je suis allée marcher plus d’une heure dans le froid. À mon retour, me sentant un peu faible, j’ai mangé des noix pour être capable de patienter jusqu’au souper.
Nous avons pris ce souper chez la mère de Denauzier –j’avais apporté des boulettes au riz– et je n’ai servi que peu de boulettes à tout le monde. Au bout du compte, j’ai été la seule, je pense, à ne pas manger à ma faim. Il en découle que le dimanche matin à mon réveil je ne pensais qu’à manger. Denauzier avait préparé du gruau dont je me suis régalée, mais je l’ai mangé tard m’étant réveillée tard, de telle sorte qu’à midi je n’avais pas faim, mais Denauzier si, etc. Au secours !
Il y a aussi la spirale de la lecture. Je ne compte plus les livres commencés qui attendent que je me remette à les feuilleter. Je pense d’abord à Michel Legrand (et à Stéphane Lerouge, coauteur), J’ai le regret de vous dire oui. J’ai terminé à Montréal chez chouchou le chapitre dans lequel il est question de la dépression américaine de Legrand, qui a entraîné son retour à Paris au terme de deux ans de vie en Californie. Je n’avais pas fini le chapitre sur cette dépression que je me demandais si Legrand s’était mis à vivre autrement, en se protégeant du stress, en ne s’imposant plus des délais de création inhumains. Il en sera peut-être question au détour d’une phrase dans les chapitres suivants, sauf que les chapitres ne respectent pas un ordre chronologique. Ainsi, après le retour de Legrand et famille à Paris, un chapitre entier, assez étoffé, est consacré à Barbra, nous faisant rebasculer en Amérique.
Les photos qui accompagnent le texte apparaissent, elles, en ordre chronologique. Celles de la deuxième moitié du livre nous font découvrir un Michel Legrand plus vieux, accompagné de Macha Méril qu’il a épousée alors qu’il était âgé de 82 ans. Il est souvent accompagné, également, d’Agnès Varda, un petit bout de femme aux cheveux deux couleurs et aux habits colorés qui donne l’impression « d’en avoir dedans ».
Un autre livre qui m’attend, et c’est inexcusable car il s’agit d’une plaquette de cent pages aérées, s’intitule Miley Cyrus et les malheureux du siècle. C’est un essai qui aborde positivement le thème de la jeunesse. Je sais que je vais aimer le lire, et pourtant la force d’inertie qui me tient les pieds scotchés au plancher m’empêche de me rendre le prendre dans mes mains pour ensuite me aller m’asseoir sur le canapé au coin du feu pour le savourer.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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