Jour 1 163

J'adore cette robe aux manches trop longues et aux courroies nombreuses.

J’adore cette robe aux manches trop longues et aux courroies nombreuses.

En lien avec le numéro 1 163 du jour d’aujourd’hui. François est décédé à 63 ans. Nous avions fait une belle fête à son anniversaire, rue Wilson à Montréal, pour ses 62 ans. Comme il avait beaucoup plu cet été-là, j’avais laissé étendus sur la corde à linge les vêtements qui n’arrivaient pas à sécher. Nous nous sommes connus il avait 61 ans, mais nous nous connaissions professionnellement depuis une vingtaine d’années. Bibi, l’aînée des quatre enfants, a eu 60 ans en janvier dernier. Le jour de son anniversaire, je n’avais que 59 cartes de souhait à lui offrir, mais une carte miraculeuse –électronique– est venue s’ajouter que j’ai imprimée à la dernière minute. Nous avons passé quelques jours avec un total de 58 cartes, le chiffre stagnait et me faisait craindre que nous n’atteindrions pas notre objectif de soixante cartes pour soixante ans. Denauzier vient d’avoir 57 ans, et j’en aurai autant début avril, ce qui signifie qu’actuellement j’ai 56 ans. Je ne me disais pas, à l’arrivée de mes 55 ans, que je prendrais ma retraite, et pourtant je n’ai pas tardé à entreprendre les démarches pour la prendre. J’avais 54 ans lors de ma chirurgie cardiaque. Et pendant toute l’année de mes 53 ans, mon cœur a travaillé très fort pour fonctionner alors qu’il ne recevait pas la quantité de sang dont il avait besoin. J’ai souvenir d’avoir aimé porter mes 52 ans, il me semble que les chiffres pairs sont chanceux. À 51 ans, j’avais demandé qu’on ne souligne pas mon anniversaire car j’avais eu une très grosse fête pour mes 50 ans, et je considérais qu’elle en avait valu deux. Comme c’est fréquent pour les décennies qui atteignent leur neuvième année, j’ai passé l’année de mes 49 ans à dire que j’en avais cinquante. Dans une boutique où un homme me tournait autour pour mon grand déplaisir, c’était il y a longtemps, je lui avais dit, exagérant mon âge, que j’avais 48 ans pour qu’il me laisse tranquille, mais au lieu de me laisser tranquille il m’avait félicitée ! Emmanuelle avait dix ans quand j’en avais 47. Pour souligner ses dix ans, nous l’avions amenée à Paris, j’avais 46 ans lorsque cette idée d’un voyage à Paris a commencé à habiter mes neurones. Je me suis mise à penser qu’il me faudrait peut-être me séparer de Jacques-Yvan à mes 45 ans. Il avait 44 ans quand sa fille est née. C’était par une journée d’excessive humidité, il faisait 43°C avec le facteur humidex. Je suis actuellement en Abitibi, après huit heures de route, alors la suite du décompte se poursuivra demain, quand le sol et les murs bougeront moins. On dirait, parce que j’ai le mal des transports, que j’ai passé 42 heures dans un bateau sur une mer déchaînée.

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Jour 1 164

St-Patrick's Day.

St.Patrick’s Day

J’ai déjà lu dans un roman de Kundera, je ne me rappelle plus lequel –mais je dirais que le thème revient dans plusieurs de ses livres–, que la nostalgie peut nous inciter à transformer pas mal la réalité. Sous l’effet de la nostalgie, tel événement du passé, qui était un événement peut-être insignifiant au moment où il a eu lieu, peut se teinter d’une belle couleur et s’enrober d’une couche supplémentaire de sens, de poésie, quand il se rappelle à la mémoire de l’individu, quarante ans plus tard. Je pense, par exemple, à la seule fois que j’ai célébré la Saint-Patrick dans ma vie. Célébrer, il faut le dire vite. Il serait plus juste d’écrire que je pense à la seule fois que j’ai été en présence d’un petit quelque chose honorant la fête du patron des Irlandais. J’ai vu bien sûr au fil des ans des bannières dehors, aux devantures des établissements, invitant les clients à venir boire des bières dans des pub pour fêter le 17 mars. Or, l’événement auquel je fais référence ici est du domaine privé. J’avais autour de quinze ans. Nous étions, ma cousine et moi, chez ses parents à Joliette, dans leur belle et grande maison. Je ne pense pas que nous ayons soupé avec eux, mais je me rappelle avoir vu dans leur boîte –s’agissait-il d’une boîte Laura Secord ?– des gelées de fruit vertes en forme de trèfle recouvertes de sucre granulé. La boîte était déposée sur la table ronde dans la cuisine à laquelle était assis le papa, mais était debout la maman, la main posée sur le dossier de la chaise qu’occupait son mari. C’est tout. En entrant dans la pièce et en me dirigeant vers la table, j’avais été frappée d’y découvrir une boîte de confiseries. Probablement que je mourais d’envie d’en manger, mais je n’ai pas osé l’exprimer. Ou encore, si la maman nous a proposé d’en manger, j’avoue ne pas même me rappeler si j’en ai profité. Donc, c’est strictement de la boîte sur la table dont je me rappelle. À côté de la boîte était le couvercle. La table était recouverte d’une nappe blanche. Dans mon souvenir, le plafond de la pièce était haut, et la lumière généreuse. Comme cela m’arrivait plusieurs fois par jour, et ce tous les jours, à cette époque de mon adolescence, j’aurais voulu changer de vie et habiter dorénavant dans cette grande maison lumineuse, auprès de ma cousine, sur la seule base qu’on y célébrait la St-Patrick. Cette célébration, me disais-je, devait venir avec d’autres célébrations dont je n’avais jamais entendu parler. Était-ce la première fois, d’ailleurs, dont j’entendais parler de la St-Patrick ? Dans cette riche maison de mon oncle, autrement dit, le niveau de connaissances générales dépassait –de pas mal– celui qui avait cours dans notre maison familiale. Aujourd’hui, quand je pense à ce micro-événement, je peine à me remémorer une quelconque sensation. Mon souvenir est celui, visuel, d’une boîte de gelées de fruit déposée sur une table. Je ne peux pas dire si la gelée avait saveur ou odeur de menthe. La tante et l’oncle sont morts depuis longtemps. Je n’ai plus eu de nouvelles de ma cousine pendant nos vies adultes. Malgré tout, je m’entête à vouloir enrober ce moment d’un velours, d’une douceur, d’une teinte qui en feraient autre chose qu’une boîte sur une table.

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Jour 1 165

Aucun des trois livres ne fait partie de ma liste des cent livres incontournables.

Aucun des trois titres ne fait partie de ma liste des cent livres incontournables.

Pour la première fois depuis plusieurs années, j’ai reçu un plombage à une dent, une grosse molaire du fond. J’ai reçu un amalgame dans ma molaire, disons les choses proprement, pour obturer l’espace créé par le retrait des tissus malades de la carie. C’était hier, auprès du seul dentiste que j’ai trouvé à St-Jean-de-Matha, mais je suis certaine qu’il y en a d’autres, disons que j’aurai mal cherché. À ma première visite, j’étais habillée un peu n’importe comment et le dentiste m’a tutoyée. Hier, j’étais habillée en robe et parfumée du Cuir de Russie, pour le plaisir, et le dentiste m’a vouvoyée.
Programmée pour attendre un bon moment chez le dentiste, je suis arrivée avec un des livres que j’ai achetés lors de ma sortie avec Oscarine, La femme qui fuit. Je n’en ai lu que quelques pages car je n’étais pas sitôt assise que j’ai été appelée pour subir ce que j’ai appelé l’épreuve, dans un texte précédent, là où le dentiste parle d’une peanut.
J’ai appris aujourd’hui que La femme qui fuit fait partie des trois livres finalistes du prix France-Québec 2016, les deux autres étant en photo ci-dessus, à savoir Les maisons, dont j’entends parler pour la première fois, et Le nid de pierres, auquel je n’ai pas compris grand-chose et que je n’ai pas encore lu une deuxième fois pour tenter de comprendre mieux.
Un autre livre m’attend qui ne fait pas partie de la liste des incontournables 100. Il s’agit d’un livre que j’ai acheté la semaine dernière au Métro d’alimentation, de la collection Harlequin. C’est vraiment une folie car le livre se vend 12,95$, mais je dois préciser qu’il contient deux romans. Le premier Harlequin que je voulais acheter était moins cher, car se résumant à un seul roman, mais la couverture du livre était tellement déprimante que, par orgueil peut-être, je suis allée vers une couverture dont on ne peut pas se dire, au premier coup d’oeil, que nous sommes en présence d’un Harlequin. Comme le titre du premier roman de mon format double est Dans la chaleur du bayou, la page couverture reproduit la photo d’un bayou, ni vu ni connu.
Voilà donc deux livres que je pourrais apporter avec moi en Abitibi, si je ressens le besoin de me ressourcer par la lecture, mais depuis cet après-midi c’est de tricot dont j’aurais envie. Il me reste la journée de demain pour me procurer du matériel –laine et aiguilles– si l’envie perdure.

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Jour 1 666

Mon chevreuil fini. Finny.

Mon chevreuil fini. Finny.

Ça me décourage. Je me relis et je constate que je suis dure à suivre parce que je ne donne pas les détails qui sont nécessaires à la compréhension de mes histoires. Retour sur les dictionnaires : je voudrais préciser que dans le dictionnaire 2013 que Bibi m’a apporté, à la page qui contient le mot peyotl, les entrées qui viennent à la suite de ce mot sont les mêmes jusqu’à l’interjection pfft! qu’il s’agisse du dictionnaire de l’année 2003 ou de celui de l’année 2013.
J’essaie de retracer l’enchaînement des idées qui ont donné naissance aux textes précédents. D’abord, il y a eu la grande excitation d’entendre dans le film Aloha la chanson WitChi Tai To. Puis, dans un autre film que nous avons écouté, j’ai reconnu la chanson Both Sides Now. De là, j’ai publié une photo de Joni jeune et, hier, une photo de Joni vieille.
Le texte d’hier est empreint de nostalgie. J’ai replongé dans le passé, lors d’un voyage à Arkata où j’ai écouté, avec mon amie France, dans une maison humide qu’aucun feu de foyer n’arrivait à réchauffer, l’enregistrement piraté d’un spectacle de Joni au cours duquel  elle présentait ses musiciens, parmi lesquels Pat Metheny.
À travers ces souvenirs de chansons et de voyages, j’ai inséré dans mes textes des bribes de réflexion quant aux technologies de l’information qui m’apportent plus de plaisir, et un éclairage plus complet, que les dictionnaires, peu importent les versions de ces derniers.
Alors, aujourd’hui, où en suis-je ? À la présentation, comme en témoigne la photo vedette, de mon chevreuil fini. Je n’entame pas de nouveaux projets de peinture ces prochains jours car nous partons vendredi pour l’Abitibi. J’entamerai un projet nouveau à notre retour, mais je risque de manquer de temps entre notre retour et le dimanche de Pâques. En outre, je suis allée chez le médecin ce matin et j’ai une bronchite, alors disons que je me déclare en repos de peinture pendant quelque temps, mais pas en repos de blogue.
Avant d’écrire mon texte d’aujourd’hui, encore empreinte de nostalgie par rapport au séjour à Arkata, j’ai passé une bonne demi-heure à fouiller dans ma boîte de photos, à la recherche d’une photo prise par mon amie France, où j’apparais pliée en petit bonhomme, observant quelque chose sur le sable de la plage à proximité de la maison humide où nous avions séjourné. Je porte un sac-à-dos et j’ai l’air d’une gamine garçonne. Je n’ai pas retrouvé la photo, il faut dire qu’il est resté un bon nombre de photos à Montréal, chez Emmanuelle. J’essaierai donc de la retrouver et de la mettre en ligne à un moment donné.
Je reviens sur la maison humide où aucun feu de foyer n’arrivait à prendre, le bois étant tellement trempé. Je ne pense pas, à bientôt 57 ans, que j’aurais la capacité physique de vivre comme nous l’avions fait pendant deux semaines dans un endroit si peu propice au maintien d’une bonne santé. Nous dormions sur des matelas directement déposés sur le plancher, le nez dans des centaines de millions d’acariens. Nous ne nous posions cependant aucune question quant à notre santé, elle ne pouvait être qu’excellente puisque nous mangions végérarien, et que nous étions propulsés par la vigueur de notre petite vingtaine d’années !

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Jour 1 667

Joni plus vieille, mais je ne sais pas à quel âge.

Joni plus vieille, belle autrement.

Il faudrait que je demande à mon amie d’autrefois, celle avec qui je suis allée en Californie en hiver et que, là-bas, à Arkata, il avait plu tout le temps. Il y a trente ans. Il faudrait que je lui demande si elle se rappelle à quel point nous étions contentes d’apprendre comment prononcer le nom de famille de Pat Metheny, alors que nous écoutions ce qui nous semblait être un enregistrement piraté d’un concert de Joni. Joni remercie ses musiciens, et parmi ces derniers elle remercie Pat MeTheeeeeny à la guitare.
Ça doit faire quelques fois, maintenant, que je fais référence à ce souvenir, quelques fois en cinq ans d’écriture de blogue, je veux dire.
Tiens. Au lieu d’écrire ma phrase d’introduction au conditionnel comme je viens de le faire sur le seul mode du souhait (Il faudrait que…), je vais m’y prendre de manière plus active. J’envoie à l’instant un message à mon amie à travers la plateforme FB. J’attends sa réaction et je pourrai éventuellement transmettre ses réponses à mes lecteurs. J’espère que mon amie ne me trouvera pas trop extraterrestre.
Voici les questions que je viens de lui envoyer : 1)  je lui ai demandé si elle se souvient du nom du village (Arkata) où nous étions allées, 2) si elle a des nouvelles régulières de son amie que nous étions allées visiter là-bas –et qui avait de sérieux problèmes pulmonaires, 3) si elle se rappelle de cet enregistrement piraté que nous avions écouté un soir chez l’amie en question, 4) et si elle se rappelle de notre surprise par rapport à la prononciation du nom de famille de Pat.
Mon amie est une femme beaucoup plus pratico pratique que moi. Elle mène une carrière de professeur de piano dans un établissement d’enseignement privé. Elle s’occupe d’une famille de trois enfants mais ils sont tous adultes maintenant. Elle fait de la musique de jazz presque à temps plein, dirige les activités de son groupe de musiciens et s’occupe activement des contrats d’engagement. Elle a aussi, en parallèle et pendant des années, géré une entreprise de nourriture végétarienne, bien avant que le végétarisme soit à la mode.
Mon hypothèse est la suivante : si l’amie se rappelle avec quelle émotion nous avions entendu le nom Metheny dans la bouche de Joni, ce pourrait être que mon amie a vécu la découverte de la prononciation exacte avec le même ravissement que le mien. Parce qu’un tel ravissement est un événement dont on se souvient. Bien entendu, des hypothèses contraires sont tout aussi possibles. Par exemple, mon amie aura été ravie sur le coup d’entendre le nom Metheny prononcé correctement, mais, depuis le temps, elle ne s’en rappelle plus. Ou mon amie a trouvé la découverte intéressante sur le moment mais sans plus.
Là où je veux en venir, c’est qu’il ne me faut pas grand-chose pour être transportée. Je n’ai pas vraiment besoin de savoir si France, mon amie d’autrefois, se transporte elle-même facilement ou pas. Disons que je lui ai fait signe plutôt pour le plaisir.

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Jour 1 168

La belle Joni en 1969

La belle Joni en 1969

Parce que nous avons été malades, et d’ailleurs nous le sommes encore un peu, nous avons écouté plusieurs films la semaine dernière, Denauzier et moi. Pas longtemps après Aloha, nous avons écouté La maison sur la falaise, si je me rappelle bien du titre. Étant donné que les films que nous écoutons à la télévision sont presque tous américains, qu’ils sont présentés en version française avec des voix qui n’ont rien à voir avec le physique et le caractère du personnage, étant donné que les histoires se ressemblent plus ou moins et finissent toutes bien, j’ai tendance à écouter les films sans les regarder. Ainsi, pendant La maison sur la falaise, j’ai préféré avancer mon beau chevreuil en peinture à numéros. Au lieu d’être installée dans mon bureau, cependant, j’étais installée à la grande table de la salle à manger. Il me suffisait de tourner la tête pour voir l’image si ça me tentait. Encore une fois en fond sonore, est arrivée à mes oreilles au bout d’un moment la chanson Both Sides Now, de Joni Mitchell, dans la version orchestrale plus récente et non dans la version originale acoustique d’il y a presque cinquante ans. Dans la version d’il y a cinquante ans, Joni s’accompagne à la guitare et chante très haut perchée dans les aigus. Dans une des vidéos que j’ai visionnées, elle porte les cheveux longs, blonds, elle est mince comme une tige de fleur et vêtue d’une robe rose de style chasuble. J’ai eu un mouvement d’excitation, reconnaissant Both Sides Now en fond sonore. Je me suis presque levée pour me rendre à mon bureau y lire les paroles de la chanson, en retracer les origines, et savourer différentes vidéos de Joni l’interprétant, sans oublier les vidéos d’autres interprètes qui s’y sont frottés, dont Frank Sinatra. Mais je me suis retenue, en partie pour laisser Denauzier écouter le film tranquille, en partie parce que je voulais terminer une petite masse de couleur lilas, en partie parce qu’il ne faut pas toujours répéter les mêmes manières de faire. Voilà qui clôt provisoirement le sujet des fonds sonores dans les films.
Aujourd’hui lundi, Bibi, papa et Swiff sont venus nous visiter en après-midi. Le but de toute la manœuvre est d’offrir des tours de voiture à papa pour le distraire. Swiff en a le temps car il n’a pas encore recommencé ses activités professionnelles états-uniennes. Parce que j’ai de la suite dans les idées, même si l’idée n’est pas si intéressante que ça, j’ai demandé à Bibi d’apporter son dictionnaire Larousse car je sais qu’elle en a une version plus récente que la mienne.
– Une version de 2013, ça fera l’affaire ?, m’a-t-elle demandé au téléphone.
– C’est parfait, ai-je répondu, en me disant qu’en dix ans d’écart, il y aurait peut-être des différences entre les deux dictionnaires.
Donc Bibi est arrivée avec son Larousse, et j’ai été bien déçue, le consultant, de n’y trouver aucune différence par rapport à la version de 2003. Voilà qui clôt provisoirement le sujet des technologies de l’information, des dictionnaires et des versions des dictionnaires.

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Jour 1 169

Le peyotl également dénommé peyote (Lophophora williamsii) est une espèce de petits cactus sans épines de la famille des Cactaceae, originaire du sud de l'Amérique du Nord.

« Le peyotl également dénommé peyote (Lophophora williamsii) est une espèce de petits cactus sans épines de la famille des Cactaceae, originaire du sud de l’Amérique du Nord. » —Wiki

N’avoir pas eu accès aux technologies de l’information comme j’y ai eu accès hier pour entendre sur YouTube la chanson WitChi Tai To, interprétée par Charlebois ou par quelqu’un d’autre, j’aurais simplement attendu le défilement du générique à la fin du film, jusqu’au moment de voir apparaître le titre de la chanson parmi tous les autres, et le nom du groupe qui l’interprétait. J’aurais été stressée car le défilement du générique ne se fait pas forcément lentement. J’aurais eu peur de rater la mention, et peur de ne pas être capable d’absorber toute l’information d’un coup, à moins d’avoir accès à une option qui bloque le défilement de l’image à l’écran. Ça marche, le blocage du défilement, si on est à la maison, mais pas si on est dans une salle de cinéma. Ce qui arrive aussi, dans une salle de cinéma, c’est que les gens assis dans les rangées qui précèdent celle où on est assis soi-même, ne s’intéressent pas toujours aux informations du générique. Alors ils se lèvent avant la fin de celui-ci et, une fois qu’ils ont ramassé toutes leurs affaires, ils traversent la salle jusqu’à l’allée qui va leur faire quitter les lieux, et tout le temps qu’ils marchent jusqu’à l’allée, ils cachent une partie de l’écran. Bien entendu, pour mal faire, ils se lèvent souvent en plein au moment où il n’aurait pas fallu qu’ils se lèvent.
J’ai eu accès aux technologies, j’ai appris que la chanson était originairement en langue peyote. J’ai cherché le mot peyote et j’ai découvert que ça peut aussi s’écrire peyotl. J’ai cherché peyotl et je ne suis pas tombée sur la description d’un dialecte et de ses origines, mais sur une sorte de cactus, comme on peut le voir en image vedette ci-contre, cactus dont on peut extraire un hallucinogène puissant, la mescaline. J’ai découvert d’autres choses encore. Le saxophoniste Jim Pepper, qui a des origines autochtones, a fait de WitChi Tai To un de ses succès, à la fin des années soixante, en l’interprétant dans un style jazz fusion. La fiche Wiki de cet artiste ne vient pas sans une photo. L’homme a les cheveux drus et foncés des autochtones, il porte un collier à ras du cou fait de cuir et de petites perles de verroterie, et ses yeux sont peut-être un peu bridés. J’aurais eu accès à peut-être autant d’informations, avoir fouillé dans un dictionnaire et m’être donné la peine de lire les définitions des autres mots qui auraient été mentionnés en référence au premier. Dans mon Larousse 2003, cependant, le mot peyote n’apparaît pas, mais peyotl apparaît, associé à la seule définition du cactus qui produit la mescaline. Une manière très élémentaire de m’instruire, en consultant le dictionnaire, peut n’être que la lecture des mots, un en-dessous de l’autre, par ordre alphabétique. Mais dans le cas du peyotl, je ne tombe pas sur des mots qui m’intéressent. Je tombe sur pèze, qui désigne de l’argent en argot, sur pezizale, un champignon, pezize, encore un champignon, pfennig, une ancienne monnaie, et sur l’interjection pff –c’est à se demander si ce n’est pas ce dernier mot qui m’intéresse le plus. Donc, en conclusion, je préfère m’instruire par les technologies comme je l’ai fait hier. Mais avoir cependant accès à un dictionnaire de l’année, ce serait très intéressant de comparer, par rapport au Larousse 2003, quels sont les mots à la suite de peyotl qui apparaissent dans la version 2016 !

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