Badouzienne 88

Pauvre moi, je me lance dans des projets tellement exigeants ! Voici ci-contre une toile de grand format que j’ai faite il y a quelques années. Je l’ai décrochée du mur où elle habitait, penaude, pour la retravailler, pensant bien naïvement qu’avec quelques masses d’un jaune léger, appliquées ici et là, pour couvrir notamment la maladresse du vase, j’améliorerais son sort de manière significative. En peu de temps. C’est toujours ça qui me frappe, après coup, avoir imaginé que mon intervention allait se faire en peu de temps, alors que ce n’est jamais le cas, à moins d’un miracle. Mes masses ont plutôt eu pour effet de créer deux rosaces trop lourdes, en bas de la toile, rosaces il faut le dire vite en ceci que celle de gauche ressemble plutôt à un embryon dans un placenta.

Tout à l’heure quand j’aurai fini ce texte, je vais dessiner –le contour seulement– sur une feuille suffisamment grande, un autre semblant de vase qui va se rendre, celui-là, jusqu’à la bordure de la toile. Je vais le découper avec une paire de ciseaux, l’appliquer sur le vase existant et évaluer quel effet j’obtiens. Ce faisant, je vais dissimuler les masses que je viens tout juste de créer. Pour ne pas ajouter à la surcharge, je ne couvrirai pas le vase d’un autre motif, mais il ne pourra pas non plus être simplement de couleur unie, le contraste serait trop fort entre le dénuement du vase et l’accumulation partout ailleurs.

Je pourrais aussi décider d’exploiter le tiers inférieur de la toile, là où se trouve le vase, d’une manière indépendante, qui n’a aucun rapport avec le reste. J’ai déjà fait ça sur une toile et le résultat est appréciable. Dans le cas qui nous occupe, je pourrais appliquer de l’acrylique opaque et couvrir celle-ci, avant qu’elle sèche, de longues langues de papier imprimé. On ne verrait plus dès lors ni le vase ni l’embryon ni la rosace de droite.

Je pourrais aussi considérer que j’en ai assez fait sur cette toile, que je n’ai pas réussi à me rendre jusqu’à un résultat plus satisfaisant, et qu’il est préférable que je me tourne vers autre chose. C’est un peu ce que j’ai fait hier, dire bye bye à Detchema avec détachement.

Bien entendu, et je me répète, pendant que je fais tout ça –toile et 88e badouzienne–, je ne me consacre pas à la correction du tome III. Je lui ai quand même fait cadeau, à ce tome III, tout à l’heure, d’un texte supplémentaire qui vient remplacer un de ceux que j’ai éliminés parce que la qualité n’était pas au rendez-vous.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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