Badouzienne 78

Je trouve deux orthographes, Weigelia et Weigela…

Pour me faire la main, comme on dit, ou alors pour casser la glace après cette longue absence, je vais m’en tenir ce soir à décrire mon environnement d’écriture.

Le ventilateur au plafond m’achemine un peu d’air. Je l’utilise rarement car je préfère ouvrir la fenêtre, même quand il fait chaud dehors. Comme ma fenêtre cependant a été lavée hier et que pour ce faire il a fallu en retirer la moustiquaire, je me rabats sur le ventilateur.

Papa me tient compagnie sur une photo qui le montre assis sur une chaise berçante. Son dos est appuyé à un des bras de la chaise, pendant que ses jambes repliées pendent à l’extérieur du bras opposé. Il faut un peu d’imagination, j’en conviens, pour comprendre de quelle manière inhabituelle il utilisait une chaise berçante ! Toujours est-il que ma copine s’est arrêtée me piquer une jasette, cet après-midi. J’étais, bien entendu, en train de jardiner. De prime abord, je lui ai demandé si elle désirait un verre d’eau. Elle a dit oui, je lui en ai apporté un, et nous nous sommes assises sur les chaises extérieures, sur la galerie. Ces chaises ont elles aussi des bras. Pour ne pas avoir à me tordre le cou pour converser avec mon amie, je me suis installée exactement comme l’est papa sur la photo.

Des poils de chat parsèment ça et là la surface de mon bureau. À cet égard, il y a peut-être du nouveau. Lorsque nous sommes allés au chalet, le week-end dernier, il a été impossible de faire revenir chatonne quand est venu le moment de monter dans notre véhicule. Elle part à la chasse aux souris, mademoiselle, et décide, seule, du moment de son retour. Nous avons attendu deux heures et demie en vain. Je l’ai appelée plusieurs fois, secouant la boîte de ses friandises pour l’attirer. Sera-t-elle au chalet à notre prochaine visite ? Dieu seul le sait.

Mes plantes se tiennent tranquilles le long de la fenêtre. L’une d’elles dont le nom m’échappe, qui en arrache depuis deux ans, continue d’en arracher. Mes violettes africaines ont les feuilles qui jaunissent et leur floraison semble au point mort. Une plante rose et vert que m’a donnée Emma pour la fête des mères, se porte, elle, très bien tandis que la même, chez Emma, se porte plutôt mal.

Un tas de feuilles empilées attendent que je m’occupe d’elles un jour, soit qu’il s’agisse de factures à payer ou de lettres à ranger. Du côté opposé aux feuilles se trouve un téléphone noir qui ne sonne jamais car nous recevons tous nos appels, Denauzier et moi, sur nos cellulaires respectifs.

Des pinceaux rangés par grosseur dans des contenants subissent, eux aussi, l’expérience d’une attente interminable. J’en suis à me demander si je les réutiliserai un jour. Pourtant, je sais de quelle manière j’aimerais retravailler presque toutes les toiles qui sont suspendues aux murs.

Le soir est maintenant installé, je veux dire la noirceur, donc je ne m’étendrai pas sur le décor extérieur que je ne vois pas. Qu’il soit dit seulement que les plates-bandes existent toujours et qu’il me faudrait le double du temps dont je dispose pour m’en occuper comme il faut.

En parlant avec une inconnue hier par le plus grand des hasards, j’ai appris un nouveau mot, il s’agit de weigelia, un arbuste qui décore notre terrain à deux endroits. Quand il est heureux, il se couvre de fleurs rouges. Les deux nôtres sont très modestement heureux.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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