Badouzienne 71

Nous avons une escapade de prévue, en juillet, à Québec. J’ai réservé une chambre pour nous trois, deux nuits, les trois étant Bibi, Emma et moi. Nous irons entendre l’opéra Une île passion qui aborde le thème des amours de Yourcenar. Je n’ai lu d’elle que Souvenirs pieux, dans lequel il n’est nullement question de ses amours. Je ne savais pas qu’elle avait d’abord eu un compagnon, puis une compagne. Je sais de la compagne, avec laquelle elle vivait aux Monts déserts, dans le Maine, qu’elle aidait Marguerite à traverser ses épisodes dépressifs.

J’en saurai plus quand j’aurai lu le livre qu’a acheté Bibi avec un meilleur flair que le mien, à savoir L’invention d’une vie. Il faut que ma soeur ait terminé de le lire afin que je puisse m’y mettre. Nous avons un peu plus de deux mois devant nous pour y arriver, l’opéra ayant lieu fin juillet. Bibi lit vite, et beaucoup, ça nous donne une chance, mais le livre, format poche, est épais et imprimé petit.

Pour ma part, avec mon flair moyen, j’ai acheté En mémoire d’une souveraine, une sorte de mémoire de maîtrise, je dirais, sagement structuré, de Yvon Bernier. J’ai lu une page ou deux de mon achat plaquette plus rapidement absorbé que le long fleuve de Josyane. Je suis tombée sur une référence faite à une photo de Christian Taillandier, qu’il faut avoir vue une fois dans sa vie pour comprendre ce que signifie « vieillir en beauté ». Voilà donc une autre chose que je sais à propos de Marguerite.

Parallèlement, pendant mon escapade récente à Montréal, j’ai entamé la lecture de L’éducation sentimentale, de Flaubert, dont il me semble comprendre qu’il s’agit d’une lecture portant d’abord sur l’être et pas tant le faire. De même en est-il de mes lectures à venir sur Marguerite, femme observatrice du mouvement de la vie, de la nature –je simplifie à l’extrême. D’où il ressort que moi, femme d’action d’abord et avant tout, je ne nagerai pas dans ma zone de confort ces prochaines semaines qui me verront alterner d’un roman sur l’être à une biographie sur le même thème.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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