Badouzienne 58

Je suis allée à la bibliothèque de mon village cet après-midi et voici ce que j’y ai trouvé !

Hum… qu’est-ce qui me serait arrivé à 58 ans qui pourrait être le point de départ du texte d’aujourd’hui ? Il n’y a rien qui vient. Je me suis posé la même question au moment d’écrire le texte précédent et, idem, aucune idée n’est venue me visiter.

Ma nouvelle formulation bicéphale pourrait me venir en aide : où suis-je et où en suis-je ? Sans surprise, je suis dans mon bureau, en compagnie de trois pots de violettes africaines que j’ai retirées du bord de la fenêtre où elles recevaient trop de lumière directe. Malgré que j’aie eu cette délicate attention à leur égard, elles ne fleurissent pas fort. Certaines feuilles velues sont ornées de poils de Mia qui saute sur ma table pour me déranger quand je tape sur mon clavier.

Nul inuksuk ne se profile à l’horizon, cela dit en passant, car il fait nuit noire maintenant.

Pour ce qui est du deuxième versant de ma formulation, j’en suis au point mort par rapport à toutes choses. Rien ne me tente, ne me stimule, ne me parle, ne m’attire, de mes activités habituelles. Rien sinon l’exercice dehors, l’air froid qui pique la peau et la neige qui crisse sous mes pas. J’attends que ce creux de vague se dissipe de lui-même.

Elles étaient trois dames à la bibliothèque. L’une d’elles m’a demandé si j’avais besoin d’aide. J’ai répondu par la négative. Contrairement à ce que j’avais envisagé, je suis ressortie avec trois livres, alors que j’en ai déjà trop qui attendent que je m’occupe d’eux, ici à la maison. Le premier porte sur les couleurs et est écrit par Jean-Gabriel Causse. J’ai attrapé le deuxième au détour d’un rayon sur la seule base qu’un ami m’a dit avoir lu cet auteur récemment, il s’agit de David Goudreault. Il, l’ami, n’a pas semblé emballé. Je dirais que j’ai emprunté le livre pour plusieurs raisons : imiter mon ami qui est, à mes yeux, un exemple d’érudition; découvrir bien entendu cet auteur et pouvoir éventuellement mentionner que je l’ai lu s’il devait être question de lui dans une conversation; et enfin je désire me frotter à une certaine jeunesse dans la mesure où nous avons, lui et moi, vingt et un ans de différence. Paradoxalement, j’ai choisi un livre –mince– de Jacques Poulin, âgé, lui, de vingt-deux ans de plus que moi. J’ai l’impression que Jacques Poulin ne m’intéresse plus tellement, alors disons que j’ai emprunté La traduction est une histoire d’amour pour confirmer ou infirmer cette impression.

Ah oui ! Ça me revient, à 58 ans je découvrais Strasbourg avec chouchou en septembre, puis j’y retournais en décembre et janvier, juste avant que le monde ne se mette à changer…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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