Badouzienne 45

Acrylique, format 30" X 30"

Voici le quadrupède dont il a été question dans un texte précédent. Je me suis référée, pour obtenir un effet de ressemblance, à la photo d’un chevreuil, un de ceux qui vivent dans les environs de Longueuil et qui y sont trop nombreux. La photo apparaissait dans le journal Le Devoir.

En tentant de reproduire les pattes le plus fidèlement possible, je me suis rendu compte, à force d’avoir le nez sur la photo, que le bas du poitrail, entre les pattes avant, est doté d’un appendice, d’un amas de graisse, j’imagine. Cet appendice est très subtilement représenté sur ma toile.

J’ai passé une bonne partie du temps que j’ai consacré aux pattes, à me rendre compte, encore, pour m’en étonner ensuite, que les bottes que portent les cowboys dans les films américains qu’il m’a été donné de voir, sont directement calquées sur les pattes des quadrupèdes dotées d’ergots, comme le sont les pattes des chevreuils.

Les chevaux, je pense, j’en suis presque certaine, n’ont pas d’ergots derrière les tibias. Y a-t-il des chevreuils qui parcourent les vastes plaines américaines désertiques ? Je dirais que non, ces derniers ayant besoin d’une abondance de feuillages pour se nourrir. Pourquoi les cowboys, dont je pense Lucky Luke en bande dessinée, portent-ils des bottes à éperons ? Je ne tente aucune réponse, le sujet m’apparaissant trop vaste.

Je me désespère moi-même de mon absence généralisée de connaissances élémentaires. De technique aussi, bien sûr, dans le domaine du dessin. Plutôt que de me taper sur la tête, j’y vais pour une observation positive quant aux pattes arrières : je les trouve pas trop mal.

Je me suis demandé si je devais ajouter une queue à mon animal tronqué, d’autant qu’il y a de l’espace je dirais « vacant » sous l’arrière-train et au-dessus des foins. Cet espace aurait pu accueillir une manière de queue légèrement recourbée –pour ne pas ressembler à un manche de balai. À vrai dire, j’ai tracé une queue, pour aussitôt, pendant qu’elle était encore humide, la retirer avec un linge mouillé. J’aurais eu trop de lignes diverses à différencier à cet endroit déjà couverts de foins se déclinant à la verticale. De toute façon, les chevreuils n’ont pas de queue mais seulement, et encore ici je n’en suis pas sûre, une sorte de renflement.

Je m’expose à des difficultés telles, avec cette pratique de la peinture sur toile pour les capacités dont je dispose, que je n’aurais pas assez d’une vie –vingt fois sur le métier polissez votre ouvrage– pour arriver à des résultats disons acceptables. La contrepartie de cette affirmation, toute médaille ayant deux côtés, est que je ne m’ennuie jamais, mais je me désespère, je l’avoue, des fois de temps en temps.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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Une réponse à Badouzienne 45

  1. Alain dit :

    J’aime les deux; toile et texte. Merci Lynda.

    J’aime

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