Badouzienne 32

En clin d’oeil à ma première année d’écriture, au cours de laquelle je me suis intéressée à la saga DSK.

Jusqu’ici, la belle Anne ne se livre guère et demeure prudente. Je suis rendue au cinquième chapitre de ses Mémoires, publiés en 2021, dix ans, donc, après les événements du Sofitel à New York. Ç’aurait été l’fun qu’elle opte pour une visite moins convenue de sa vie passée auprès de Dominique. Elle demeure à la surface des événements, mais j’écris ça sans avoir lu encore le dernier chapitre du livre dans lequel il est enfin question de ce pour quoi j’ai acheté le bouquin.

Mes lecteurs vont penser que je m’intéresse à la vie de ces deux personnalités, mais c’est surtout que je profite de cette parution en librairie pour exploiter un thème qui revient souvent dans mes écritures, celui du temps qui passe, qui nous fait vieillir, qui nous fragilise et nous fait faire des hémorragies cérébrales, et tout le tralala qu’entraîne cette implacable thématique.

Je m’arrange pour faire pitié, bien sûr, puisqu’on peut faire des hémorragies cérébrales quand on est jeune. À ce sujet, le neurochirurgien m’a téléphoné tel qu’il était prévu qu’il le fasse, lundi dernier, mais il n’avait pas reçu encore les résultats de l’imagerie médicale que j’ai faite à Joliette le 3 octobre dernier. Donc il va me rappeler prochainement, a-t-il dit. À cause de cet appel à venir, je traîne mon cellulaire partout où je vais. Hier, journée de temps superbe, j’ai jardiné, à genoux dans les plates-bandes, en ayant l’appareil dans une poche de ma veste. J’en ai profité tant qu’à faire pour prendre des photos d’un delphinium qui n’a rien offert de tout l’été, mais qui a commencé à s’égayer de bourgeons mauves il y a deux semaines.

– Ne pas avoir été à la retraite, ai-je demandé au médecin, vous m’auriez accordé un congé pour une convalescence de combien de temps ? Je vous pose la question parce que je me demande si je dois considérer que je suis encore en convalescence.
– Vous auriez été en congé de façon certaine jusqu’au moment de notre premier rendez-vous postopératoire.
Je n’étais pas certaine de bien comprendre.
– J’ai été opérée le 29 août et je vous ai vu ensuite à votre clinique de Laval le 9 septembre. Ça fait seulement dix jours, ai-je voulu vérifier.
– C’est ça, vous auriez été en congé dix onze jours, et après on aurait discuté ensemble d’un retour progressif, ou pas progressif.
– Ah bon, ai-je prononcé pour toute réponse, savourant comme jamais le fait de ne plus être sur le marché du travail.
« Ils sont fous, ces Romains », me suis-je entendu me dire dans ma tête, comme se terminait notre appel.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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