Badouzienne 30

Ma plus récente toile

Mes pauvres Badouziennes ont été bien négligées ces dernières semaines. Outre la convalescence que tout le monde me rappelle, comme si mes proches craignaient que je n’en fasse trop, trop vite, il y a une explication à ce silence d’un bon trois semaines : j’ai passé beaucoup de temps à corriger le Tome 1 de ma série Au fil des mots du jour, et à entamer les démarches pour en faire une publication papier.

J’ai aussi attaqué la lecture du Tome 2 et accumulé, alors que je n’en suis qu’au premier tiers, beaucoup de corrections. Je travaille à partir d’une impression papier. Les corrections que je griffonne dans les marges ne sont pas encore intégrées au texte en version électronique. Lorsqu’elles le seront, j’enverrai ledit Tome 2 à Ludo qui ne se gênera pas d’apporter lui aussi toutes sortes d’améliorations, que nous allons débattre ensemble, une à une. Puis il va relire et trouver encore à suggérer ceci et cela, puis intégrant dans le texte ses suggestions de dernière minute je vais tomber sur une phrase qui n’a pas d’allure, je vais me demander comment ça se fait que ni lui ni moi n’avons décelé le problème avant… etc.

Autrement dit, c’est énormément de travail, la recherche des coquillettes et, surtout, la reformulation des phrases lourdes, la réorganisation des idées afin de faciliter l’assimilation du texte à mes lecteurs. J’essaie de ne pas entendre, ce faisant, la voix qui se tient tapie dans mon être et qui se manifeste parfois en venant me poser la question : Et si l’hémorragie cérébrale faisait en sorte que tu ne sois plus capable d’écrire désormais et plus capable de maîtriser les règles de grammaire ? Je remarque dernièrement que j’ai plus de difficulté qu’avant à me rappeler des doubles consonnes. Bof. C’est peut-être l’âge, me dis-je en ayant recours à ce placebo universel pour calmer mes craintes.

À cet égard, je vais avoir une conversation téléphonique avec le neurochirurgien demain matin lundi. Je suis certaine qu’il va me dire que tout est beau, qu’il n’y a aucune contre-indication à respecter et que je peux même me faire brasser en masse, sur les routes de terre cahoteuses par exemple, sans m’inquiéter. Je vais m’inquiéter pareil, tout en continuant de vivre comme avant, l’être humain étant par définition être de paradoxes.

Donc j’ai corrigé, j’ai aussi préparé le terrain en fonction de l’hiver qui approche, mais préparé moins que je l’aurais voulu à cause des exigences du Tome 1 et maintenant du Tome 2. J’ai aussi peint, comme en atteste mon grand format représenté ci-dessus. Au moment d’insérer la photo dans mon texte, je me suis rendu compte que la toile n’a pas de titre, alors je me suis dit que je lui attribuerais le premier mot qui viendrait à mon esprit. Je n’avais pas fini de me dire cela qu’un mot s’imposait déjà, il s’agit de Vastitude.

Quelques mots, pour terminer, à propos de Vastitude : contrairement à ce que je fais d’habitude, j’ai contrôlé mon geste, j’ai anticipé les agencements, j’ai travaillé de manière réfléchie en me posant mille questions et, contre toute attente, j’adore le résultat.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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