Badouzienne 9

Les raisins en devenir

Je n’ai guère avancé mes projets. Je n’ai pas commencé la transformation des disques gris et lilas, disposés sur un fond brun, afin qu’ils s’intègrent à une grappe de raisins géante.

J’ai un peu corrigé les textes de ma deuxième année d’écriture avec mon cousin. Heureusement que nous entamons ce projet à deux. C’est monstrueux, la quantité de travail qui nous attend. J’ai tendance à penser, mais je peux me tromper, et peut-être que je pense ça uniquement pour m’encourager, que les dernières années d’écriture vont nécessiter moins de corrections parce que je prenais davantage mon temps. Je pense d’ailleurs que je suis dans le pire actuellement, à savoir la deuxième année pendant laquelle je me suis adonnée à des exercices d’improvisation à froid, sans préparation, en faisant faire toutes sortes de tortillages à des personnages, jusqu’à ce que je cesse, étourdie moi-même par mes sornettes. Les lecteurs ne se laissent pas étourdir par des sornettes, ils abandonnent la lecture quand ça devient trop pénible, tortueux, exigeant. J’ai donc du pain sur la planche en matière d’élagage. Je vais essayer de « sauver » ce qui peut l’être, on verra ce que ça va donner…

Dans la même veine, je n’ai pas tellement aimé ma rencontre avec ma psychologue lundi dernier, parce que je l’ai vécue avec ma tête seulement, comme si je devais réussir une séance d’improvisation de cinquante minutes, sans que ce soit en lien avec du ressenti. J’ai improvisé, bel et bien, mais cela ne m’a pas fait de bien. Je n’ai rien appris. J’ai eu l’impression de ressasser les mêmes vieilles affaires. Peut-être que je n’ai pas besoin d’aller voir une psychologue finalement ? Pourtant, je pense qu’on peut aller voir une psychologue une vie durant.

Un événement m’a amenée à me rendre tous les jours à Joliette, cette semaine, à savoir la fin de vie de papa. Je vais m’y rendre encore demain. Et nous espérons une dernière rencontre les quatre enfants ensemble samedi. Bibi m’a dit qu’elle était probablement allée 1000 fois au CHSLD pendant les trois ans que papa y a vécu. Je n’y suis presque pas allée cette dernière année, à cause de la COVID. J’accepte cependant mieux qu’avant, COVID pas COVID, que la vie ait une fin, car papa est véritablement allé au bout de ce que lui offrait la sienne.

J’aurai plusieurs sujets à développer éventuellement, la psychologue et la fin de vie en sont de bons exemples.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans Badouziennes. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s