Badouzienne 8

Cela pourrait devenir une immense grappe de raisins.

J’appelle ça me faire rattraper par la réalité : depuis que je ne publie que des fois de temps en temps, je n’ai presque pas d’accès sur mon blogue ! Cinq, sept, douze, aujourd’hui dix-neuf… Comme si la régularité s’était avérée un aspect gagnant de mon projet d’avant.

Je passe beaucoup de temps à corriger, surtout ces derniers jours qui ont été pluvieux. Je suis rendue à la page 86 sur 283 des textes de ma deuxième année. Quand je commence à trouver que ça devient ennuyant, woups !, il se présente un changement de ton, de sujet, d’approche qui vient créer de la vie. Pour l’instant, donc, je m’en sors sans envisager de tout abandonner.

Je m’accorde un mois de correction par année d’écriture. Donc, je voudrais avoir terminé la révision des textes de cette deuxième année avant la fin du présent mois de mai. La première année, je l’ai déjà mentionné, a été corrigée il y a un bon moment. Je vais me permettre des mois de vacances ici et là. Je me vois mal enfiler dix mois de correction de suite pour dix tomes.

Mon cousin va relire à son tour et me proposer des améliorations. Je sais que je n’aurai jamais fini d’affiner, comme je n’ai jamais l’impression d’avoir définitivement terminé une toile. Il m’arrive de m’y remettre des années plus tard. En somme, je pense que l’étape que je traverse actuellement est la pire, celle des retranchements quand le texte est trop relâché, quand l’idée est mal exploitée, quand les enchaînements sont difficiles à saisir. Une fois que le texte sera davantage poli, la relecture me confrontera à une expérience qui sera exempte, du moins je l’espère, de mes maladresses.

Sur le grand format de 3 pieds X 4 pieds qui apparaît ci-dessus, je vais peut-être avoir envie de créer une grappe de raisins géante, aux couleurs étranges, moyennant l’ajout d’autres raisins, plus petits et qui se déclineraient dans d’autres couleurs. En ce moment, les couleurs dominantes sont le gris et le lilas. Je n’ai pas encore décidé si je compte retirer, en les couvrant de noir, deux disques pour obtenir une forme de grappe que l’oeil discernerait plus spontanément. Mais il se pourrait aussi que je ne me dirige pas vers cette nature morte surdimensionnée.

Avec tout ça, je n’ai pas encore abordé le sujet de mes rencontres avec ma psychologue… Chaque chose en son temps, paraît-il.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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3 réponses à Badouzienne 8

  1. Jacques dit :

    qui l’oeil? Forme littéraire?

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