Jour 29

Ça y est. Rebelote. Je me suis levée ce matin et empressée de nourrir chatonne qui frottait sa tête contre mes chevilles en miaulant. Elle est écrasée en plein soleil en ce moment, sous la table, à côté de moi. Parfois, à me suivre ainsi partout, on dirait qu’elle est un chien ! Elle est venue me tenir compagnie d’ailleurs, lorsque ce que je pense être un transformateur électrique a explosé en pleine nuit, il était trois heures et demie.

Je recommence, mais cette fois dans l’ordre de la chronologie.

Cette nuit, à trois heures et demie, je le sais parce que j’étais réveillée et que je venais de consulter l’heure sur mon téléphone, un transformateur électrique, ou autre appareil de distribution soit électrique soit de télécommunication –car les réseaux Internet et téléphoniques sont morts en ce moment– a explosé en faisant un bruit pétaradant qui a fait s’allumer, pendant quelques secondes, le lampadaire qui jouxte notre plate-bande principale. J’étais réveillée, donc, et bercée par les sons que faisait la maison tellement elle se faisait brasser par le vent. On était loin des quarantièmes rugissants, bien sûr. J’aime le vent, même s’il a déjà fait tomber un arbre énorme sur notre petit chalet de la Pointe-aux-Anglais, c’était dans une vie d’autrefois.

J’ai fini par me rendormir et je me suis réveillée tard ce matin, à neuf heures trente. Vite, je suis descendue au rez-de-chaussée pour ne pas entendre trop longtemps les cris de chatonne qui exigeait d’être nourrie. Elle a une manière bien particulière d’exprimer cette exigence, soit en frottant sa tête sur mes chevilles et mes dessus de pied alors que je tente de marcher normalement. J’ai nourri chatonne, quoiqu’il en soit, non sans faire un dégât en échappant sa gamelle d’eau, eau qu’il m’a fallu essuyer, etc.

Après, direction cuisine pour m’occuper de moi en me préparant du café. Retire d’abord la cafetière de son socle pour la laver car j’avais négligé de le faire la veille. Or, dans le fond de l’évier, il y avait un masque de Denauzier qui trempait dans de l’eau savonneuse, dans un bol de plastique. Retire le bol pour le déposer sur le comptoir. Frotte la cafetière à l’eau chaude sur ses parois intérieures avec mes doigts seulement, sans savon à vaisselle. Fais couler l’eau froide après en avoir terminé de l’eau chaude, afin qu’elle n’ait pas son goût ferreux du matin. Verse ensuite l’eau froide dans la machine, dans un mouvement anti-ergonomique, à mon avis, car il faut que je me mette sur le bout des pieds pour y arriver. Referme le couvercle de la partie supérieure de la cafetière et repousse la cafetière pour qu’elle soit appuyée au mur, sous les armoires.

Le masque se trouvant à nouveau dans mon champ de vision, j’ai eu l’idée de le frotter avec mon savon à lessive de la marque Linda, alors je suis allée le chercher là où je le range, pour revenir frotter le masque, en ayant l’impression malheureusement que je n’arriverais pas à de meilleurs résultats que celui du trempage toute la nuit dans une eau savonneuse légèrement javellisée.

Ensuite, j’ai lu les grands titres des informations qui apparaissaient sur mon téléphone, sans me rendre compte que je ne disposais pas de connexion Internet. C’est une fois installée devant mon ordinateur, dans mon bureau, en attendant que le café soit prêt, que je me suis rendu compte que la connexion était rompue, ainsi que celle de la ligne fixe téléphonique car j’ai décroché le combiné de son socle et aucun bruit ne s’est fait entendre.

Pendant ce temps, chatonne était couchée sous la table, en plein soleil. Il y a deux tables dans mon bureau. Celle qui me sert à écrire, celle qui me sert pour les arts plastiques. Elle était couchée sous celle des arts plastiques.

Puis, n’entendant plus la cafetière faire circuler des crachins d’eau, sachant ainsi que le café était prêt, je me suis rendue m’en verser une tasse, pour me rendre compte que le pyrex ne contenait que de l’eau transparente, ayant omis de verser la poudre de café dans le filtre. Cela explique le Rebelote initial de ce texte, en ceci que lorsque mon mari est absent, or il l’est pour les cinq prochains jours, la préparation du café se déroule de manière moins fluide que lorsque c’est lui qui s’en occupe !

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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