Jour 31

Le même phénomène s’est produit, encore hier. Je suis allée faire tester mon sang à la pharmacie et suis revenue à pied à la maison. J’y ai trouvé mon mari au volant de son tracteur. Je me suis dirigée vers lui.
– Ç’a bien été ?, a-t-il demandé.
– Très bien, regarde !, ai-je répondu en fouillant dans les poches de mon manteau, à la recherche de mon téléphone qui enregistre mon nombre de pas.
Or, je sais que c’est le dernier des soucis de mon mari, connaître le nombre de pas que j’aurai marchés. En autant que je marche et que je sois satisfaite de le faire, il n’en demande pas plus. Eh bien non, il a fallu que je sorte mon téléphone pour nous le mettre sous le nez, mais heureusement il était pourvu de 1% d’énergie qui ne fut pas suffisant pour faire fonctionner l’application qui compte les pas.

Mais pourquoi est-ce que je fais et dis ces choses que je ne désire pas faire et dire, dans une sorte de sabotage de la personne que je suis, dans des gestes on dirait d’une enfant perdue qui ne sait pas à quoi se rattacher ?

Je vais bientôt approcher un nouveau casse-tête, pas forcément facile mais de seulement 1000 morceaux celui-là, dont le sujet est non pas abstrait mais figuratif, à savoir un personnage dans une forêt, la nuit, dont de très hauts troncs sont couverts ici et là, sur les branches, de petites fleurs.

Je vais aussi couvrir une toile, déjà fort et agréablement colorée, de feuilles longues et étroites qui sont imprimées sur des serviettes de table. J’en ai acheté un paquet à cet effet. Je vais patiemment découper ces feuilles avec mes ciseaux, puis je vais les appliquer, avec soin, sur le canevas et les fixer avec de la colle transparente.

Je remets à demain mercredi le regroupement de mes papiers pour le dossier des impôts. En dépouillant mon courrier hier pour entreprendre ce regroupement, je suis tombée sur une lettre d’Hydro Québec m’informant que si je ne payais pas ma facture, qui a été suivie de deux avis de comptes en souffrance, mon dossier serait acheminé au Service du recouvrement. Je suis donc sortie ce matin payer ladite facture à la Caisse, pour revenir aussi vite retrouver la tendre et réconfortante compagnie de mes textes.

Sinon, des draps attendent, dans le sous-sol, d’être transférés de la laveuse à la sécheuse, et je dois aussi, plus tard en après-midi, ressortir pour acheter de quoi préparer le souper. Mais dans l’immédiat, je vais me consacrer à mes découpages.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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