Jour 63

Quand même, les amis. Au début de mon projet d’écriture, entrepris dans les premiers jours de mai 2011, j’ai attribué une valeur de dix ans au compteur de mon blogue. J’ai paramétré cette valeur afin qu’elle soit décrémentée d’un jour à la fois. Cela revient à dire que ce compteur indiquait un compte à rebours dont la fin est fixée au 30 avril 2021.

Ce compte à rebours était exprimé en nombre d’années, selon le système décimal. Une année se découpait par conséquent en dix parties de quelque trente-six jours chacune. Au fur et à mesure qu’une tranche de 36 jours était écoulée, le compteur changeait de dixième : 9.9 années, puis 9.8, puis 9.3, 8.6, 8.1, etc.

La plupart du temps, j’écrivais mon texte sans vérifier où en était mon compteur. Bien sûr parfois j’allais vérifier, j’en étais à 7 années, puis 5.5, puis 3.2…

Quand seulement deux ans m’ont séparée de mon objectif, le compteur a poursuivi son décompte en nombre de mois, passant, du jour au lendemain, de 2.1 années à 24 mois, puis 17, 13…

Hier, par hasard, en posant mon regard sur le bas de page où apparaît ledit compteur, qu’est-ce que j’ai constaté ? Que les trois derniers mois qui me séparent de l’échéance sont calculés en jours, comme l’attestait le chiffre 90 !

Rien ne me permettait de penser, il y a dix ans, que je m’arrêterais de travailler avant d’avoir atteint mes 62 ans, en avril prochain. Je m’étais donc fixé pour but, à la seule fin d’enrichir ma vie, d’écrire un texte par jour travaillé, du lundi au vendredi, jusqu’au moment où j’envisageais ma retraite possible, en 2021.

La plupart du temps j’écrivais mon texte le soir, tranquille, au bureau, quand tout le monde était parti. Si je savais qu’il n’allait pas être possible d’écrire le soir, j’écrivais le midi, même si cela m’empêchait d’aller marcher dehors avec les collègues. Je marchais le plus souvent avec trois collègues, toujours une à la fois. Les marches les moins sportives étaient celles que je prenais avec I., en flânant autour du bâtiment. Les plus adaptées à ma vitesse de marche étaient celles avec L. qui d’ailleurs a mon âge, nous sommes nées à deux semaines d’intervalle en 1959. Les plus exigeantes étaient celles que je prenais avec F., qui ne se rendait même pas compte qu’elle marchait vite !

Si je calcule en gros qu’un mois compte quatre fins de semaine, pendant lesquelles en principe je n’écrivais pas, cela signifie que du 90 jours mentionné ci-dessus, il faut retrancher huit jours. Ces mêmes huit jours doivent être multipliés par trois, pour les trois mois qu’il me reste à écrire. D’où : huit fois trois égale 24 jours de non écriture. Il reste à soustraire 24 aux 90 jours qu’affichait mon compteur hier, et on obtient 66, soit 66 textes à produire en autant de jours d’ici le 30 avril prochain.

Or, sans avoir rien calculé avant ce matin, dans ce déluge de chiffres que j’impose à mes lecteurs, où en suis-je de mon décompte, mine de rien, petit train va loin ? J’en suis au jour 63 ! Ça veut dire que j’ai respecté mon rythme de croisière, malgré les embûches de l’été dernier, en ce sens que je n’ai pas écrit pendant un mois tellement j’étais occupée.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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