Jour 64

Je poursuis ma liste parce qu’il y a des développements quant à certains des éléments mentionnés précédemment, entre A. et M.

N. Mon frère me suggère d’intituler ma toile Flamand des Caraïbes compte tenu de la diversité des couleurs sur la toile, qui évoque la diversité des couleurs de la nature caribéenne. Est-ce qu’il y a des flamands dans les Caraïbes ?, me suis-je aussitôt demandé. Il faudra que je vérifie… ultérieurement, quand ça va me tenter ! J’adore ce travail d’équipe, cette participation de mon frère sans même que je l’aie sollicité.

O. J’ai fait vingt minutes d’étirements ce matin, d’une drôle de façon. J’ai installé mon tapis de yoga près de l’un des deux comptoirs de la cuisine, celui qui est le plus bas. J’ai déposé ma tasse de café sur ce comptoir bas. Il suffisait que j’étire le bras pour y avoir accès, en demeurant assise sur mon tapis. Je me suis donc interrompue à quelques reprises entre mes exercices pour boire une gorgée.

P. J’ai omis de mentionner que j’ai souhaité un Joyeux anniversaire aux trois personnes (vivantes) qui sont nées le 27 janvier. Pour ma soeur, ce fut au téléphone de sa ligne fixe parce qu’elle n’a jamais touché à un téléphone cellulaire de sa vie, ni à un ordinateur. Pour les deux autres personnes, ce fut un souhait écrit par l’intermédiaire de Facebook. C’est dommage que je ne sois pas capable de joindre ma soeur par un bidule électronique. Je lui enverrais souvent des photos loufoques de mes folies, comme je le fais avec mes autres proches.

Q. C’est le peintre américain Jackson Pollock qui a décidé, au cours de sa carrière, de ne plus donner de titre à ses toiles, mais seulement un numéro. C’est lui, aussi, qui aimait verser de la peinture sur une toile non tendue posée à plat sur le sol. Je me suis rappelé que j’étais tombée sur cette information –un peintre qui numérote au lieu de titrer– en faisant une recherche sur le dripping. Je n’ai pas été capable de me rendre cependant, par le seul travail de ma mémoire, jusqu’au nom de Pollock.

R. La même chose est arrivée avec le baroud d’honneur. J’ai lu l’expression dans un article de Jean-François Lisée il y a quelque temps. Je me rappelle l’avoir cherchée sur mon téléphone et en avoir lu la définition sur Wikipédia. Je me rappelle aussi avoir demandé à Denauzier s’il savait ce que ça voulait dire. Je me rappelle même de l’endroit où j’étais assise. Ma mémoire, elle, a conservé, dans sa base de données inhérente à ma personne, seulement les étapes de la démarche, et pas sa raison d’être. Autrement dit, je me rappelle avoir cherché le mot, en avoir lu la définition à voix basse pour moi-même, à voix haute pour mon mari, mais je ne me rappelle pas de cette définition. Or, les étapes de ma démarche relèvent du faire, alors que la définition relève du savoir. Et les étapes de ce faire, ici, sont des actions que j’ai effectuées des tonnes de fois dans ma vie, alors que la définition est une donnée récente, unique, une nouvelle venue dans mon bagage cognitif…

S. Ce midi, nous allons manger des oeufs de dinde, du fromage, du pain grillé. Pas de filet de truite en perspective.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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