Jour 65

F. Je n’ai pas téléphoné à ma soeur par exemple, dont c’était l’anniversaire le 27, mais au moins le jour même je lui ai parlé, réussissant à me glisser entre deux appels. Nous avions convenu de nous rappeler le lendemain 28, car au moment où elle m’a répondu des gens sonnaient à sa porte. Je connais quatre personnes qui sont nées le 27 : ma soeur bien sûr, l’ex-copine de mon frère, une collègue du temps que je travaillais, la mère –décédée– d’un voisin.

G. Ah ! Mitterrand ! Il me manque ! J’ai terminé la grosse brique de sa correspondance avec Anne, mais pas terminé le dossier Wikipédia qui résume sa vie. Ma soeur m’a prêté une brique équivalente de lettres que se sont échangés Camus et Casares, mais je vais attendre un peu avant de m’y mettre. J’ai pour ma part prêté ma brique à mon amie acheteuse de Maybelline. Elle m’a dit que lorsqu’elle serait rendue au cinquième du livre, on se ferait une visio pour s’en parler. Elle n’a pas dit le un cinquième, c’est moi qui évalue ainsi le nombre de pages qu’elle s’est contentée de pincer entre son pouce et l’index.

H. Bien sûr j’ai écrit mes textes du jour avec assiduité, et même un ou deux jours j’ai publié deux fois plutôt qu’une. Je continue de me demander si ça se peut que la plupart de mes textes n’intéressent que moi. Des lecteurs témoignent pourtant du contraire, m’informant à l’occasion qu’ils m’ont lue avec plaisir. C’est un peu comme un médicament, en fait. J’écris essentiellement pour mon équilibre personnel, mais je ne peux m’empêcher de désirer que des gens me lisent. Or, dès que j’apprends qu’untel m’a lue, et untel, je ressens tout de suite une pression sur mes épaules, d’où il ressort qu’écrire en me contentant d’espérer être lue à l’occasion me convient parfaitement.

I. Certains aspects de ma vie ont été négligés pendant cette semaine productive, je pense aux plantes dont certaines ont été arrosées alors qu’elles mouraient de soif, et dont deux grosses, pour faire exprès, ont commencé à être mangées par des bibittes. J’attends l’arrivée de mari pour avoir de l’aide car elles vont se faire traiter dans la grande baignoire à l’étage.

J. C’est la première lettre du prénom de papa, Jacques, mais je ne me lancerai pas là-dedans. De maman, aussi, qui s’appelait Jocelyne.

K. J’ai fini par remplir et démarrer le lave-vaisselle, mais je ne l’ai pas encore vidé. Ça revient à dire que je tire le compartiment du haut, le matin, pour y prendre une tasse propre, de format adapté à la superficie de mon réchaud Radio Shack.

L. Je suis rendue à l’initiale de mon prénom. Je n’aime pas tellement la lettre L, cela dit, or mes deux initiales y sont associées. Je trouve qu’elle manque de tonus, de vigueur. J’aime énormément le u, chez les voyelles, et j’aime le v, chez les consonnes, mais moins passionnément que le u.

M. À l’approche de ma fin de blogue, j’essaie de me convaincre que je pourrais remplacer mes séances d’écriture par des séances d’exercices sur mon tapis de yoga pour faire des étirements. Ce pourrait n’être que quinze minutes, cependant, les étirements. Cela dit, j’ai déjà annoncé que je compte revisiter mes textes, en commençant par les plus anciens, pour leur donner une saveur adaptée à la Lynda que je suis devenue au fil des ans.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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