Jour 110

<p class="has-drop-cap" value="<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80">Je ne sais plus où j'en suis, pour n'avoir pas écrit depuis une semaine. Ah oui, ça y est, subitement ça me revient. J'ai publié le texte précédent, Jour 111, dans un état de découragement qui m'a vu incapable, n'en ayant pas la force, de me battre une fois de plus avec l'éditeur de <em>WordPress</em>. Les mots y sont entourés de code html, et une malencontreuse manoeuvre de copier/coller fait en sorte que le texte apparaît en double. <br>- Mes lecteurs vont trouver que je <em>botche </em>pas mal, me suis-je dit, un peu penaude de ne vouloir faire mieux. <br>- Les plus bienveillants, ai-je aussitôt ajouté comme pour me rattraper, vont peut-être se dire aussi que je lâche prise et que je ne tente pas de corriger à tout prix mes erreurs.<br>Ce ne sont pas mes incompétences en édition informatique qui m'ont tenue éloignée de l'écriture, cependant, mais le simple fait que les jours sont souvent trop courts pour que puissent s'y insérer toutes les cases de mes activités.<br>Nous sommes allés au chalet pendant le week-end, ça aussi ça me revient, j'ai apporté mon ordinateur mais je ne l'ai pas utilisé. <br>Lundi j'étais à Montréal. Mardi ici à la maison à paresser. Aujourd'hui mercredi je m'y mets.<br>C'est sûr qu'avec la tenue des élections américaines, j'ai dévié de mon parcours tranquille. Dans les quelques jours qui ont précédé le 3 novembre, et à force de lectures peut-être catastrophistes, l'avenir nous le dira, je me suis mise à craindre qu'une guerre civile n'éclate aux États-Unis. J'ai imaginé que les Américains allaient se dépêcher de se barricader chez eux, une fois terminé leur devoir de citoyen au bureau de vote. <br>J'ai voulu vérifier si les gens, autour de moi, craignaient la même chose.<br>- Crois-tu que le pays pourrait se retrouver en guerre civile ?, ai-je demandé à l'un et l'autre, aux rares individus qui se trouvent sur ma route bien peu fréquentée en cette deuxième vague de Covid. <br>Mes interlocuteurs ont dû penser que je blaguais parce que personne n'a pris la peine de me répondre.<br>Puis, dans l'idée contraire des barricades, j'ai vu à la télévision en soirée hier des Trumpistes, pour la plupart vêtus de <em>short </em>et de <em>t-shirt</em>, beaucoup portant des <em>gougounes </em>aux pieds, agiter mollement des drapeaux sous le climat clément de la Floride. L'ambiance semblait paisible. Comme, ici, il fait plutôt froid, j'ai eu le temps d'un éclair envie d'être avec les manifestants, dehors, sur les trottoirs. Je suis douée pour déraper de la sorte. J'oublie que nous sommes au centre de la présidentielle américaine et je m'abandonne à la douce pensée que je reçois la chaleur sur mes bras dénudés, à neuf heures le soir. Puis je reviens et je décrète solennellement ce qui suit à ma fille, qui se tient à côté de moi :<br>- Peut-être qu'il faut être soi-même Américain pour donner, en 2020, son vote au parti républicain sans craindre que ce soit un choix dangereux. <br>Au moment où j'énonce ces mots, encore une fois je m'abandonne à la douce pensée que ma vie serait un peu plus belle, peut-être pas tant mais quand même un peu, si j'arrivais à aimer et à être inspirée par cet homme président dont on ne sait pas s'il va partir ou rester.<br><br>Je ne sais plus où j’en suis, pour n’avoir pas écrit depuis une semaine. Ah oui, ça y est, subitement ça me revient. J’ai publié le texte précédent, Jour 111, dans un état de découragement qui m’a vu incapable, n’en ayant pas la force, de me battre une fois de plus avec l’éditeur de WordPress. Les mots y sont entourés de code html, et une malencontreuse manoeuvre de copier/coller fait en sorte que le texte apparaît en double.
– Mes lecteurs vont trouver que je botche pas mal, me suis-je dit, un peu penaude de ne vouloir faire mieux.
– Les plus bienveillants, ai-je aussitôt ajouté comme pour me rattraper, vont peut-être se dire aussi que je lâche prise et que je ne tente pas de corriger à tout prix mes erreurs.
Ce ne sont pas mes incompétences en édition informatique qui m’ont tenue éloignée de l’écriture, cependant, mais le simple fait que les jours sont souvent trop courts pour que puissent s’y insérer toutes les cases de mes activités.
Nous sommes allés au chalet pendant le week-end, ça aussi ça me revient, j’ai apporté mon ordinateur mais je ne l’ai pas utilisé.
Lundi j’étais à Montréal. Mardi ici à la maison à paresser. Aujourd’hui mercredi je m’y mets.
C’est sûr qu’avec la tenue des élections américaines, j’ai dévié de mon parcours tranquille. Dans les quelques jours qui ont précédé le 3 novembre, et à force de lectures peut-être catastrophistes, l’avenir nous le dira, je me suis mise à craindre qu’une guerre civile n’éclate aux États-Unis. J’ai imaginé que les Américains allaient se dépêcher de se barricader chez eux, une fois terminé leur devoir de citoyen au bureau de vote.
J’ai voulu vérifier si les gens, autour de moi, craignaient la même chose.
– Crois-tu que le pays pourrait se retrouver en guerre civile ?, ai-je demandé à l’un et l’autre, aux rares individus qui se trouvent sur ma route bien peu fréquentée en cette deuxième vague de Covid.
Mes interlocuteurs ont dû penser que je blaguais parce que personne n’a pris la peine de me répondre.
Puis, dans l’idée contraire des barricades, j’ai vu à la télévision en soirée hier des Trumpistes, pour la plupart vêtus de short et de t-shirt, beaucoup portant des gougounes aux pieds, agiter mollement des drapeaux sous le climat clément de la Floride. L’ambiance semblait paisible. Comme, ici, il fait plutôt froid, j’ai eu le temps d’un éclair envie d’être avec les manifestants, dehors, sur les trottoirs. Je suis douée pour déraper de la sorte. J’oublie que nous sommes au centre de la présidentielle américaine et je m’abandonne à la douce pensée que je reçois la chaleur sur mes bras dénudés, à neuf heures le soir. Puis je reviens et je décrète solennellement ce qui suit à ma fille, qui se tient à côté de moi :
– Peut-être qu’il faut être soi-même Américain pour donner, en 2020, son vote au parti républicain sans craindre que ce soit un choix dangereux.
Au moment où j’énonce ces mots, encore une fois je m’abandonne à la douce pensée que ma vie serait un peu plus belle, peut-être pas tant mais quand même un peu, si j’arrivais à aimer et à être inspirée par cet homme président dont on ne sait pas s’il va partir ou rester.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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