Jour 114

Même chose qu’hier. Je voudrais avoir déjà fini mon texte d’aujourd’hui pour aller retrouver ma grosse brique sur le canapé du salon. Hier soir j’ai lu jusqu’à minuit et quart. Je ne suis pas rendue bien loin pour autant, j’entamerai tout à l’heure l’année 1965 de leur correspondance, je fais référence ici bien entendu à Mitterrand et à Anne Pingeot. En fait, seules font partie du recueil les lettres de Mitterrand, on ne sait pas ce que la belle Anne répondait en retour à son amant.
Je n’ai pas entrecoupé ma lecture de la brique du livre en format poche écrit par Mazarine, intitulé Théa. J’en ai lu en diagonale deux ou trois pages et ça m’apparaissait compliqué, mais je pense que c’est parce que j’ai jeté un coup d’oeil trop rapide. Il semblerait que c’est « scotchant », c’est ce qu’a écrit une critique du Figaro en quatrième de couverture.
Ça fait déjà un moment que je suis installée devant mon ordinateur pour écrire mon texte, mais je me suis accordé des lectures superficielles autour de mes deux héros plutôt que de faire montre de rigueur et de discipline. Après tout, on est samedi. Je dirais que je n’ai rien appris des articles que j’ai parcourus mais cela m’a fait plaisir.
Je suis allée cet après-midi au seul magasin de vêtements de mon village, ayant appris que des soldes y sont en vigueur. Quand je me présente dans un magasin au moment des soldes, c’est que la marchandise de la saison est déjà pas mal écoulée et que, par conséquent, il ne reste plus rien à ma taille, XS. Habituellement, il reste surtout des XXL.
Je suis néanmoins revenue à la maison avec quelques hauts qui vont nécessiter, comme je le craignais, un état mental particulier pour que j’aie envie de les enfiler. Ce ne sont pas des morceaux qu’on met jour après jour, beau temps mauvais temps, comme je le faisais autrefois de mes paires de jeans. J’écris autrefois parce que je n’ai plus maintenant qu’une paire de jeans et que je ne les mets jamais. Ils sont de modèle skinny collant à la peau et je dois me battre avec pour les mettre. Une fois que la bataille est terminée je suis confortable et je peux les garder toute la journée, mais la seule étape de la bataille à traverser m’incite à ne jamais les choisir.
Par le passé, je n’aimais pas me rendre à ce seul magasin de vêtements de mon village parce que la vendeuse est tellement énergique que ça me déconcentre, je n’arrive pas à regarder sa marchandise convenablement, en prenant mon temps. Or, aujourd’hui, deux clientes se sont présentées en même temps que moi. Mine de rien, nous avons essayé, elles des hauts et moi aussi, en commentant ensemble nos essayages.
– La tunique rouge te faisait mieux, m’a dit l’une d’elles.
Elle était plus âgée que moi et me tutoyait.
– Je trouve aussi, a répondu son amie.
Alors, moi qui achète toujours du noir, ou du gris, me voilà avec du rouge rouille…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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