Jour 129

Mes plantes. Une source de soucis permanents. À mon avis, elles sont envahies par des thrips. Tout a commencé cet été pendant la canicule, quand un jeune homme est venu arroser les plantes tant à l’extérieur qu’à l’intérieur pendant que nous passions deux semaines au chalet. Mais je ne suis pas supposée me déporter dans le temps passé pendant les 28 jours de ce second confinement. Je tente de m’en tenir à ce que je vis au jour le jour. Je me borne donc à dire que les feuilles de mes plantes sont couvertes –temps présent– d’une sorte de croûte, comme un bobo est couvert d’une gale.
Bien entendu, le temps que je m’en rende compte, le mal était fait, plusieurs plantes avaient la falle basse. Il aurait fallu que j’isole dès la première apparition brunâtre la première plante infectée.
Mais revenons, je ne cesse de dévier, au temps présent de mes journées d’octobre en zone orangée.
J’ai vaporisé mes plantes avec un mélange d’eau et de savon noir cet après-midi. J’ai même vaporisé ma violette africaine, alors qu’il est bien connu que les feuilles velues n’aiment pas le contact avec l’eau. Ce n’est pas tant le fait que mes plantes soient attaquées par des bibittes qui me turlupine, c’est la valse hésitation qui s’installe dans ma tête qui me tue : je garde celle-ci ou je la mets dans le compost ? J’essaie de sauver celle-ci qui m’a été donnée par Y. ?
J’ai envie de jeter toutes celles qui sont malades, mais je m’empêche d’agir par je ne sais quels scrupules.
Au-delà des thrips, je vis aussi le casse-tête des bords de fenêtre. Comme la maison est sombre à l’intérieur, il faut que je place mes plantes sur le bord des fenêtres pour qu’elles bénéficient d’assez de lumière. Or, les plantes ne se logent pas toutes aisément sur cet espace étroit. Pour que ce soit attrayant esthétiquement, il faut que les plantes soient toutes de petit format pour bien habiller un bord de fenêtre. Cet après-midi, j’ai donc cherché dans la maison des bancs, des tabourets, des petites tables sur lesquelles je pourrais déposer les plantes plus volumineuses. J’en ai trouvé quatre, réglant ainsi leur problème à quatre plantes.
Ce n’est pas tout. Aux thrips, aux bords de fenêtre, vient s’ajouter le cas particulier de mon géranium odoriférant. Je le laisse vivoter dans la maison en hiver, et je le plante dehors en pleine terre en été. À la fin de l’été, il est énorme. De la sorte, j’ai obtenu cinq frères et soeurs en pots, à partir du spécimen déterré cet après-midi. En gros pots, de surcroît. Où les placer dans la maison sombre ? J’en ai mis un dans mon bureau, il me regarde tristement. Demain –encore ici je ne respecte pas mon défi qui est impossible à respecter j’en ai bien peur–, je vais aller déposer dans la grande salle sombre du sous-sol une dizaine de plantes que je destine à la dormance. Point final.


À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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