Jour 128

À tant vouloir exprimer que je situais mon action dans le temps présent du un jour à la fois en ce mois de confinement, j’ai écrit à trois reprises « cet après-midi », dans mon texte d’hier : à propos de la vaporisation des plantes avec ma lotion magique, de la recherche de tabourets, et de l’énorme géranium odoriférant que j’ai sorti de terre. Ce n’est pas fort !
Quand je ne suis pas satisfaite de mes textes, je me dis que, bof, je vais les relire et les corriger un jour, dans un projet post-blogue qui me verra réunir mes textes par année d’écriture, de manière à obtenir dix tomes puisque j’aurai écrit dix ans. J’ai déjà cinq années de colligées. Cela représente cinq fichiers Word d’une deux centaines de pages chacun. Je m’attelle pour une couple d’heures, et je copie les textes de mon blogue pour les coller dans le fichier Word. J’ai même acheté de gros cartables pour y consigner mes fichiers imprimés. Seule ma première année d’écriture a été corrigée et imprimée. Je peux lire les quelque deux cents pages de ce tome 1 sans me désespérer, je peux même dire que l’ensemble me plaît. Ou du moins me plaisait, car ça fait un moment maintenant que je me suis intéressée à ce corpus littéraire. Appelons ça un corpus littéraire, ça fait chic !
Lorsque je ne serai plus en mode production d’un texte par jour, j’aurai peut-être le courage physique et mental, et idéalement l’envie, de me lancer dans ce travail d’édition. Pour l’instant, je ne les ai pas.
Revenons-en maintenant à mon nouveau défi de m’en tenir au temps présent pendant vingt-huit jours –j’en profite en passant pour mentionner que si le confinement s’étire au-delà des vingt-huit jours d’octobre, mon défi, lui, n’accompagnera pas cet étirement. Je suis en mesure d’annoncer ceci, qui s’est avantageusement produit en matinée, donc exit l’après-midi : j’ai jeté une plante ! J’ai tiré dessus, elle s’est laissé sortir de terre sans aucune résistance, je l’ai foutue dans le bac de compost, j’ai rangé le pot avec les autres dans le fond d’un garde-robe, non sans me torturer cependant : devrais-je jeter la terre, elle contient probablement des thrips, mais les thrips vont mourir n’ayant pas de feuilles à se mettre sous la dent ? J’opte pour la prudence (jeter) ou la pingrerie (conserver) ? J’opte presque toujours pour la conservation de mes biens jusqu’à ce que, excédée par l’accumulation, je remplisse de gros sacs dont je me débarrasse ensuite avec un réel soulagement.
Au-delà de ce micro-événement, avoir jeté une plante qui faisait pitié, je n’ai rien qui puisse s’avérer digne d’être écrit. Pas vu ma chatte traverser poétiquement la rue pour se rendre manger des souris dans les champs voisins, mais mon mari a vu, lui, ce matin encore, trois perdrix se faire dorer au soleil, dans la forêt derrière la maison.
Cet après-midi nous irons visiter ma belle-maman à son lieu de résidence. Je viens de vérifier qu’il est « encore » permis d’y entrer et de circuler. Je compte proposer à mon mari d’y aller à pied, c’est une petite trotte, mais il faut beau. Mon mari cependant n’est pas marcheur. À suivre. Si je fais état de cette suite, dans mon texte de demain, j’aurai à nouveau triché. Difficile de m’en tenir au vingt-quatre heures à la fois…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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2 réponses à Jour 128

  1. Jacques Richer dit :

    Tu peux ramasser les pots ayant contenu des plantes malades dans un bac ou un seau, et les noyer tous ensemble dans de l’eau additionnée d’une généreuse dose d’eau de Javel; laisse-les tremper quelques heures; ensuite fais-les tremper dans de l’eau propre pour les rincer, puis laisse-les sécher jusqu’au printemps. Ça devrait suffire pour les rendre à nouveau propres à l’usage, tu ne penses pas?

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