Jour 133

J’écrivais hier que je devrais à partir d’aujourd’hui me tourner vers autre chose qu’une récapitulation des événements qui m’ont tenue loin de l’écriture, pour noircir mon écran. Je vais me tourner vers une autre récapitulation finalement. Celle des symptômes que j’ai ressentis tout le mois de septembre, sur le plan de ma santé.
D’abord, à la toute fin du mois d’août, nous étions invités à bruncher, Denauzier et moi, de même qu’un autre couple d’amis, chez notre voisin grand manitou qui nous offre invariablement mille douceurs. J’ai été la première surprise de ne pas avoir, comme d’habitude, envie de profiter de tout, moi l’irrémédiable gourmande. Je m’en suis tenue à une mince flûte de mousseux et pour le reste du long repas j’ai bu de l’eau pétillante citronnée. Pas de cidre de feu, pas de rosé, pas de vin rouge, pas non plus de café. Pour l’aspect alimentaire, idem, j’ai été anormalement sage.
Le lendemain samedi j’étais seule à la maison, et aussi le dimanche, mon mari s’étant rendu seul au chalet. J’ai mangé parce qu’il faut le faire, sans appétit.
Le lundi, je n’ai rien avalé. La vue et l’odeur des aliments me donnaient mal au coeur.
Le mardi j’avais mon cours de dessin. J’y ai assisté en me forçant, et je me suis efforcée d’autant plus que le soir j’avais rendez-vous avec une copine pour le souper. Il était hors de question à mon esprit que j’annule cette rencontre qui était chère à mon coeur. Nous nous sommes vues pour notre grand bonheur, nous avons placoté pendant quatre heures au cours desquelles j’ai mis de côté mon inconfort grandissant. Je suis arrivée à la maison aux trois-quarts morte, je me suis couchée immédiatement. Dans la nuit, j’ai vomi.
Pendant une bonne semaine, je me suis sentie courbaturée –comme si un camion m’était passé sur le corps, comme le veut l’expression. J’étais faible et nauséeuse, rien ne me tentait quand je sentais qu’il me fallait manger pour prendre des forces, hormis des féculents. J’ai mangé l’exact contraire des recommandations cétogènes, à savoir du pain, des pâtes, des patates, du riz. Moi qui adore le café, je ne pouvais en supporter l’odeur, je buvais des tisanes à la menthe.
Un soir je me suis étendue sur le canapé à 19:30, j’ai dormi comme une bûche jusqu’au lendemain 7:30.
Pendant cette période, mon esprit englué était prisonnier d’un épais brouillard. J’avais de la difficulté à me concentrer, à trouver les mots, à m’exprimer, à penser.
Le week-end suivant fut celui de la fête du travail. Je suis restée à la maison, laissant encore une fois mon mari se rendre seul au chalet. J’ai été invitée à souper chez un ami, mais j’ai eu de la difficulté à digérer le repas que nous avons partagé.
Je n’ai pas fait de température, je n’ai pas eu mal à la tête, je n’ai eu aucun ennui aux poumons, à ma respiration. Je mangeais sans appétit en m’en tenant à de très petites quantités. J’ai perdu quatre livres entre le début et la fin du mois.
Dans la troisième semaine, je me suis retrouvée au chalet, en bateau, et je me suis mise à me sentir très faible et très nauséeuse. J’ai été capable de revenir au chalet sans rien rejeter dans l’eau du lac, mais en soirée j’ai eu une diarrhée inimaginable, comme jamais il ne s’en est produit de telle dans ma vie avant ce jour.
À partir de ce moment-là, j’ai commencé à sentir que je revenais à la normale, mais je me fatigue vite. Je plante un trou dans un mur pour y installer un cadre, comme je l’ai fait ce matin, et j’ai hâte de venir m’asseoir pour me reposer.
Les pharmaciennes m’ont suggéré d’aller faire un test pour vérifier si j’avais attrapé le virus de la Covid. J’ai fait le test qui s’est avéré négatif. Mais il semblerait que des tests négatifs peuvent s’avérer positifs et que des positifs, même, peuvent s’avérer négatifs. C’est un peu difficile à croire mais il faut bien reconnaître qu’on entend pas mal de tout autour de ce sujet de la plus incontournable actualité.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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Une réponse à Jour 133

  1. Jacques Richer dit :

    Bien content d’apprendre que ces troubles de santé sont en voie d’être enfin résorbés, et bien heureux que ce n’ait (probablement) pas été la civid, car cette dernière a des effets à très long terme, bien au-delà de la guérison principale.

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