Jour 140

YES ! Demain, si Dieu le veut, je vais entamer la trentaine de cette dernière centaine de textes qu’il me reste à écrire, conformément au défi que je me suis fixé il y a déjà un petit moment, le 10 mai 2011.
Un ami qui a lu pas mal toutes mes folies m’a écrit récemment que je lui faisais du bien, à travers mes écritures. Je ne peux pas recevoir de plus beau, de plus réconfortant message.
– Que vais-je faire ?, m’a-t-il demandé à la blague, quand tu vas t’arrêter, dans seulement quelques mois, fin avril 2021 ?
– Ne t’inquiète pas, lui ai-je répondu, je vais continuer.
Je pense que je vais continuer à écrire indéfiniment et de manière moins spartiate. Indéfiniment, en ce sens que je ne me fixe pas de fin, de délai, de date butoir. Je vais continuer à écrire sur mon blogue, sans autre précision. De manière moins spartiate, en ce sens que je vais écrire dans mes temps libres et non dans l’obligation d’un texte par jour, peu importe mon état de fatigue.
Ça, c’est ce que j’écris aujourd’hui, ce 13 septembre 2020. Reste à voir si ces voeux pieux vont se concrétiser !
Le mot « indéfiniment » me fait toujours penser, quand je l’entends ou que j’utilise, à Julia Roberts qui répond « Indefinitely » à Dominic, un journaliste, qui lui demande en conférence de presse, à l’hôtel The Savoy, pendant combien de temps encore elle pense séjourner en Angleterre. Elle va y séjourner Indefinitely puisqu’elle y marie Hugh Grant et tombe rapidement enceinte. La scène des deux enfants –dont un rouquin– qui se courent après dans un parc de Londres, traversant un groupe d’adultes en pleine pratique de tai-chi, est la plus délicieuse scène de film qu’il m’a été donné de voir dans ma vie. Merci, Notting Hill.
Il ne faut pas que j’oublie que la raison d’être de ces textes et de ces encore autres textes que j’écris, ce devrait être, d’abord et avant tout, le plaisir. Le plaisir dans le cadre informel mais néanmoins thérapeutique d’une cure. Écrire c’est me rencontrer, me centrer, me concentrer, me retrouver dans un contexte paisible, sans distraction. C’est me désolidariser de l’agitation publique. C’est vérifier que tout va bien, ou moins bien, c’est ne pas m’affoler mais simplement constater que ça ne va pas bien, quand ça arrive, parce que de toute façon ça ne peut pas toujours aller bien. En même temps, à l’âge qu’on a quand on se positionne dans le quadrant hivernal, on n’a pas tellement de temps à perdre, alors on essaie de faire en sorte que ça aille bien le plus souvent possible.
Écrire, encore, et noircir sans discontinuer mon écran blanc, c’est entraîner mes neurones ne serait-ce que sur le plan des accords grammaticaux. C’est demeurer au poste, fidèle, à mon âge, contre vents et marées. C’est constater que les règles de grammaire évoluent, qu’elles ne sont plus comme autrefois coulées dans le béton, d’une solidité absolue, mais qu’elles sont au contraire mouvantes et qu’il me faut m’y adapter. Comme sont mouvantes d’ailleurs, et je m’arrête là, les versions toujours améliorées des logiciels éditeurs de textes.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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