Jour 151

Ce premier jour de septembre me donne un avant-goût de la vie casanière qui est la nôtre à l’automne, à l’approche de l’hiver. Surtout qu’il pleut en ce moment. J’ai rangé à l’instant une grande partie des traîneries qui encombrent ma table de travail depuis trop longtemps, dans mon bureau, pour m’y retrouver un peu. C’est une manière de faire de la place aux nouveaux projets qui me captiveront prochainement, je ne sais pas lesquels encore cependant.
Parallèlement à cette entrée que nous effectuons, mine de rien, dans une prochaine nouvelle saison, je traverse sur un plan personnel une période de questionnement : devrais-je m’inscrire aux cours de dessin qui sont offerts par mon magasin préféré, à Joliette, ou pas ? Il y a certes un avantage à me rendre audit magasin une fois par semaine pour me procurer les accessoires dont j’ai besoin pour la réalisation de mes folies.
On y apprend les bases qui ne m’ont jamais été enseignées, finalement, dans le cadre de mon certificat à l’UQÀM. Contrairement à ce que j’aurais imaginé, on n’utilise pas les crayons de graphite mais le fusain. On dessine debout devant un chevalet, on doit se procurer une tablette de papier et une gomme grise. Bien sûr, il m’est arrivé de dessiner, au fusain, devant un chevalet, au début de mon certificat. Pendant nos ateliers de modèle vivant, par exemple. Ou les ateliers d’observation. Ai-je envie de revenir à cette case zéro, quelque quinze ans plus tard ? N’ai-je pas plutôt envie d’explorer d’autres formes d’expression artistique, d’autant que j’ai accumulé un méchant bagage de photos au fil de mes conversations Facetime avec chouchou et que j’ai toutes sortes d’idées pour les assembler et les encadrer ?
Lundi nous sommes allés à Montréal, Denauzier et moi, pour saluer chouchou –à distance– et planifier des réparations aux deux salles de bain des appartements du duplex. Les réparations, ce sont mon mari qui s’en occupe, on s’en doute, pendant que je parle aux voisins et aux locataires, après une absence de plus d’un an dans le quartier.
Je me suis inspirée des chemisiers que porte Elsa Zylberstein dans le film Un+Une, pour ce qui est de mon choix de vêtements à l’occasion de cette sortie en ville. Personne, sauf moi, n’a su qu’Elsa m’accompagnait ainsi discrètement dans Notre-Dame-de-Grâce. Ce sont des chemisiers de fibre synthétique, du polyester, qu’on lui voit porter dans le film, un choix vers lequel habituellement je ne me tourne pas. Un choix qui m’étonne d’autant qu’en Inde –où se déroule le film–, il fait terriblement chaud, or le polyester ne respire pas et retient la chaleur du corps, d’après ce que j’ai lu à ce sujet. Je me suis fait offrir un tel chemisier il y a longtemps, de couleur crème, sans manche et décoré de petites perles à l’encolure. Je l’ai découvert sur un cintre, il y était dissimulé par un autre vêtement par-dessus. Je ne sais pas pourquoi j’engrange ainsi mes vêtements, un sur l’autre sur les cintres, tout en laissant la moitié de ces derniers n’avoir aucun client dans mon walk-in !


À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
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