Jour 150

Mardi, hier, je suis allée au cours de dessin finalement, en entretenant à l’arrière-plan de mon cerveau le projet d’acheter de l’acrylique phosphorescent. J’en ai acheté, un tube trop gros à mon goût mais il ne s’en vendait pas de plus petit. Heureusement il était offert à prix réduit. Je vais en appliquer sur les lettres du mot Camouflage, que j’ai peintes sur le mur derrière la grille de mon installation artistique. Alors, peut-être que la nuit, à défaut de pouvoir le faire de jour, on sera capable de lire le titre de mon oeuvre ? C’est à suivre.
Après le cours, je suis allée m’asseoir au café du centre-ville pour enregistrer sur mon téléphone des photos qui résident quelque part dans l’univers sur un serveur associé à mon forfait téléphonique, afin de les faire imprimer. C’est bien connu, et je ne ferai pas l’erreur encore une fois, il faut que les photos qu’on demande en impression soient enregistrées sur le cellulaire du client, ou de la cliente en l’occurrence. J’ai trouvé que la connexion du café était performante car l’enregistrement de mes photos a requis beaucoup moins de temps que lorsque je suis à la maison. Il faut dire qu’à la maison c’est assez long et que la topographie montagneuse n’aide pas ma cause. Il faisait très froid dans le café, malheureusement, c’était climatisé à outrance à mon avis. J’en ai eu pour une petite heure. Ensuite, je suis allée à la pharmacie commander l’impression des photos sur les machines à cette fin. Or, mes photos ont refusé de s’afficher, aucune de celles que j’ai téléchargées ne s’est pointée le bout du nez. Cela ressemble aux embêtements qui parsèment ma route lorsque je peins un mot un pouce trop bas, ou lorsque j’envisage d’installer un cadre sur un mur dont je me rends compte qu’il est couvert de suie. Comme on dit, ce sont les affres du métier.
Après je suis allée nourrir papa. Il était en jaquette, couvert de sa couverture Harley-Davidson. Je lui ai demandé s’il avait froid, faim, chaud, soif. Aucune réponse. Au bout de quelques cuillerées seulement de son omelette en sauce au beurre, il a exprimé, de mauvaise humeur, qu’il n’en voulait plus. Je n’ai pas insisté.
Ensuite j’avais rendez-vous avec mon amie pour souper. Ce fut plus exigeant, le temps partagé avec elle, que tout ce qui a précédé dans la mesure où nous avons beaucoup parlé, pendant quatre heures de temps. J’étais un peu chagrine de n’être pas plus en forme pour honorer notre rencontre. Car je ne l’étais pas, comme en témoigne mon indigestion survenue dans la nuit qui a suivi –alors que ça faisait déjà presque deux jours que je n’avais pas d’appétit.
Aujourd’hui mercredi, nous sommes donc au lendemain de cette mauvaise nuit. J’ai passé ma journée, je veux dire pour la partie que je n’ai pas dormi, à penser qu’il faut accepter la diminution progressive de nos forces, le vieillissement, la maladie, la fin inéluctable de la vie, la mort. Ça fait partie du projet de départ, n’est-ce pas ? Il n’empêche que j’espère que ça ira mieux demain, mon physique et mon mental…

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s