Jour 155

Jusqu’ici, on ne voit pas trop qu’est-ce qui est relié tant que ça.
Je continue.
J’ai fini par finir de colorier mon mandala géant. Comme si ce n’était pas assez de temps passé avec mes crayons au gel, j’en ai colorié d’autres de plus petit format, que j’ai trouvés sur Internet ceux-là, et non achetés à l’imprimerie.
L’imprimerie, quant à elle, a eu le temps de fermer pendant trois semaines, puis de rouvrir moyennant un fonctionnement différent, avec des plexi et des pas-trop-de-personnes-en-même-temps devant le comptoir, et bien entendu des masques sur le visage des clients, du Purell en masse, etc.
J’ai ensuite créé une sorte de mosaïque avec mes mandalas. Pour ce faire, j’ai découpé les mandalas de petit format et j’en ai assemblé les morceaux –une centaine– selon la technique propre à la mosaïque, technique que je maîtrise un peu parce que j’ai déjà suivi un atelier en la matière, à Montréal, il y a longtemps. Je ne décrirai pas en quoi consiste cette technique propre à la mosaïque, c’est déjà bien assez compliqué. Je n’ai pas découpé le mandala géant, cela étant. Il est resté tel quel, mais il s’est vu devoir partager son existence avec des amis de format mini, en comparaison.
La mosaïque subterfuge que j’ai obtenue couvre une surface de 30" X 30" et est encadrée depuis quelques jours.
Je ne peux pas dire que je suis vraiment satisfaite du résultat encadré, en ce sens que l’utilisation de la colle pour assembler mes morceaux découpés a fait gondoler le carton sur lequel est assemblé mon projet. Même si j’ai veillé à utiliser la colle avec parcimonie. Ce carton a beau avoir été appuyé au plus près sur la vitre de mon cadre, j’ai bien insisté là-dessus auprès du commerçant, on discerne encore les plis dans le carton et le papier.
Nous avions prévu, mon mari et moi, installer ce nouveau cadre à la place d’un autre que j’ai donné à mon frère Swiff. Or, l’autre était plus grand. Or, aussi, il y a eu deux dégâts de suie dans la maison, du temps de notre ancienne fournaise. L’espace occupé sur le mur par le tableau que j’ai donné à mon frère est forcément moins foncé que l’ensemble du mur, car il a reçu moins de suie. Et ces murs n’ont pas été lavés, bien que très sales, car leur lavage requiert l’installation d’échafaudages tellement c’est haut dans cette portion de la maison.
De la sorte, lorsqu’on met, à la place du cadre que j’ai donné à mon frère, le nouveau cadre aux mandalas qui est moins grand, on le découvre bordé d’un bon trois pouces de chaque côté d’une couleur plus pâle que celle du restant du mur qui a reçu la suie sans bénéficier d’aucune protection. C’est comme si le nouveau cadre était entouré d’un passe-partout utilisé de manière fort antithétique non pas à l’intérieur, selon son usage normal, mais à l’extérieur de celui-ci, sur le mur !
C’est à n’y rien comprendre, je sais, tellement c’est difficile à expliquer.
Il n’en demeure pas moins que le nettoyage des murs vient de s’ajouter à la to-do-list.
Si on fait marche arrière, maintenant, en englobant le texte précédent, on retiendra ceci : en janvier et février j’ai écrit un texte maigrichon, en mars je l’ai fait imprimer et je l’ai posté à quelques maisons d’édition; en avril je finissais le mandala géant, en mai j’en coloriais des petits, que j’ai découpés en juin pour les assembler en une mosaïque sur un carton qui a gondolé en juillet, carton qui est demeuré gondolé bien qu’appuyé sur la vitre du cadre en août.
Une fois qu’on aura retenu tout ça, on ne sera pas surpris d’apprendre que le téléphone a sonné, aujourd’hui le 28 août, c’est une maison d’édition qui veut me parler, l’individu a laissé un message, et j’ai décidé que je n’allais pas retourner cet appel. Le texte maigrichon n’est pas abouti, il a coulé, depuis, beaucoup d’eau sous les ponts, mais cela n’empêche pas que tout soit relié, comme dans une chaîne alimentaire ou un jeu de domino détourné de son usage initial.

À propos de Badouz

Certains prononcent Badouze, mais je prononce Badou. C'est un surnom qui m'a été donné par un être cher, quand je vivais en France.
Cette entrée a été publiée dans 2 200 textes en 10 ans. Mettre ce permalien en signet.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s